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Le retour du russe.

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Nikolaï Zukrov
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MessageSujet: Le retour du russe. Sam 15 Mar - 14:42

Sibérie N/O
Après midi gris
-12C°

Un désert de glace rasé par le vent agressif, d'immense plateaux comme d'immense forêts de sapins haut d'une bonne dizaine de mètres. Au dessus d ce paysage magnifique aussi bien que dangereux, un Airbus A380 volait a basse altitude. A l’intérieur se trouvait des soldats du NSG et des otages. Les otages étaient calmes et pas si malmenés. Par le hublot on pouvait distinguer d'immense et magnifique paysages blancs et montagneux. Etant bientôt arrivés a une destination qu'aucun otage ne connaissait, des soldats leurs distribuaient des couvertures, car l'avion était équipé de chauffage comparé à la température glaciale que représentait le monde extérieur. Le commandant Zukrov lui offrais des cigarettes aux passagers ainsi que du feu.

Le pilote lui annonça au microphone en russe: " On est bientôt arrivés tenez vous prêts, l’atterrissage sera un peu brusqué. terminé."

Les soldats s'accrochèrent bien a quelques sièges alors que les otages eux étaient déjà assis et attachés. L'avion ralentissais et allait atterrir sur une piste recouverte de neige qui se faisait balayer par le vent. Il y avait également une tour d'observation et plusieurs hommes armés accompagnés de véhicules sur les cotés des pistes.

L'atterissage s'amorça et l'avion toucha terre après avoir sortis ses trains d'atterissage. Tout le monde a l’intérieur fut secoués mais aucun blessés. Au bout de quelques centaines d mètres l'avions se stoppa après un atterrissage plutôt difficile de controle. Les portes s'ouvrirent et quelques soldats descendaient, après ce fut au tour des otages, recouverts par des couverures et surveillés par des dizaines d'hommes a l'exterieurs tous vêtus d'uniforme blanc. Tout le monde descendaient de l'appareil alors que les otages fut conduit vers un batiment non loin de la piste.

Le QG du NSG ne se trouvait qu'as une dizaines de kilomètres d'ici, et le bâtiment ressemblait plus a un bunker qu'autre chose. Pendant que les otages y fut emmenés pour pas qu'ils crèvent de froid, Zukrov discuta avec plusieurs de ses hommes vêtues de blanc. Et pour finir il rejoignis les otages bien gardés dans une pièce au fond d'un couloir.

Cmd Zukrov: " Je veux voir Lucien Bishop " Dit-il en anglais.

Après ça il alla vers une autre pièce, une pièce avec deux tables et quelques chaises avec même une cafetière et il fit signe a Bishop de s'assoir avant de s'assoir lui même. Zukrov était pressé et n'avait pas ris le temps de se changer, il était toujours en tenue de combat.

"Monsieur Bishop, contrairement a ce que vous pouvez croire j'ai besoin de vous, et aucun mal ne vous sera fait. J'ai besoin que vous coopériez pour évitez d'autres génocides de ce genre" Dit-il d'un air sérieux, montrant quand même un peu de remord.
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Lucien Bishop
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MessageSujet: Re: Le retour du russe. Sam 15 Mar - 19:20

Bishop était plus désespéré que jamais. Il avait totalement échoué. L'avion survolait une partie du globe, laissant derrière lui plusieurs centaines de morts. Lucien n'avait rien pu faire. Le pire n'était pas le résultat en tant que tel, bien qu'affligeant. Le pire était que, malgré tous ses efforts, il n'avait rien pu changer ! Qu'il ait été présent ou non dans cet aéroport, qu'il ait été asphyxié ou épargné, cela n'aurait en réalité strictement rien changé à la place des autres otages. Négociations, coups de force, il avait tout tenté. Et toujours le même résultat : un Commandant Zukrov écartant ses indignations et autres espoirs d'un revers de main, comme si l'espion n'était qu'un moustique virevoltant autour du terroriste.

Le vol dura de nombreuses heures, sans escale. Pendant tout le trajet, malgré l'insistance de Zukrov, Bishop ne pipa mot, restant muré dans son silence. Il avait donné son oreillette au commandant et il ignorait ce que celui-ci en avait fait. Pendant tout le trajet, Lucien avait scruté d'un regard vitreux le paysage nocturne s'affichant sous ses yeux. Puis, éreinté, il avait fini par s'endormir. Son instinct lui disait de demeurer éveillé, mais il savait que c'était maintenant, au cœur de cet avion cargo, qu'il était le moins en danger. La France et le Royaume-Uni ne pouvaient plus rien, les mirages avaient reçu ordre de ne pas intervenir de peur de blesser les otages et, apparemment, les négociations du Président avec le chef des opérations terroriste n'avaient pas aboutis.

L'agent secret se réveilla lorsque l'on annonça l'atterrissage imminent. Les otages se virent confier des couvertures et furent débarqués, tous sous bonne escorte. La fatigue accentua le choc de la température glaciale de... la Sibérie. Toutefois, cela réveilla l'ancien journaliste qui s'enfouit comme il put dans sa couverture, avant d'être poussé sans ménagement vers une sorte de bunker géant. Là, les otages furent entassés dans une salle qui, visiblement, sera leur lieu de vie. Aucune information ne leur fut apportée, mais Lucien espérait que ça n'allait pas tarder. En captivité, il n'osait regarder ses compagnons de cellule, se sentant comme responsable de ce qui leur arrivait actuellement...

Mais, heureusement pour lui, cela ne dura pas longtemps. Rapidement, Zukrov demanda après lui et les deux adversaires se retrouvèrent une nouvelle fois à parlementer. Sauf que, cette fois-ci, ils étaient seuls.

- Monsieur Bishop, contrairement a ce que vous pouvez croire j'ai besoin de vous, et aucun mal ne vous sera fait. J'ai besoin que vous coopériez pour évitez d'autres génocides de ce genre. , dit le commandant.

Cela avait peu d'importance pour Bishop qu'aucun mal ne lui soit fait. Il était en territoire ennemi et savait très bien quels étaient les risques qu'il encourait. Il savait également que Zukrov avait besoin de lui, mais il croyait que c'était le cas seulement pour assurer sa fuite. Il était donc curieux de savoir ce que le truand mijotait. En tous cas, il était certain que celui-ci aura du mal à convaincre Bishop de quoi que ce soit : il avait en face de lui son plus farouche opposant ! L'espion maugréa une énième fois cette phrase qu'il n'avait cessé de répéter à Londres, cette phrase traduisant à quel point il était perdu et à quel point il voulait connaître d'avantage les plans de son ennemi, afin de comprendre quel était son réel but :

- Qu'attendez-vous de moi ?

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MessageSujet: Re: Le retour du russe. Dim 16 Mar - 14:52

Nikolaï était un peu fatigué, il n'avait pas vraiment dormi hors mi une petite sieste dans l'avion. Les otages eux, dans l'autre pièce n'allaient pas rester ici longtemps ce n'était que provisoire. Ils étaient assez bien traités malgrés la bonne garde qui restait auprès d'eux. Ils avaient de l'eau, de la nourriture, des couvertures et du chauffage. Quand a Zukrov et Bishop dans l'autre pièce ils avaient ds choses importantes a dire et à faire. Ils étaient assis l'un en face de l'autre et Zukrov sorti un dossier qu'un soldat venait de lui donner dans la pièce.
Il en sorti des photos et les posa sur la table.

Zukrov: " Vous savez qui c'est ? C'est Alexiev Maltrovit, on a besoin de vous pour l'arrêter.Vous ne pouvez pas refuser, il est l'hôte de plusieurs massacres et en commettra d'autres si l'on ne l'arrête pas. Il est aussi notre Leader mais beaucoup veulent sa morts ici, hors mis quelques personnes qu'il bichonne pour les garder auprès d'eux. Vous allez donc suivre un entrainement, comme pour un recrutement, vous allez gagner sa confiance pour réussir a l'atteindre. Il faut l'arrêter."

Zukrov regarda Bishop ensuite dans un petit temps de silence qui précédera sa réponse. Des camions et voitures blindés étaient toujours garés près du bâtiment et de la piste d’atterrissage. Et ils allaient surement bientôt voyager j'usqu'au QG après cette discutions. Pendant ce temps et même pendant cette fameuse discutions, Zukrov se changea pour S'habiller de sa tenue d'officier, il enleva son gilet tactique et pare-balles, enfila sa casquette et se vêtue de son long manteau etc...
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Lucien Bishop
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MessageSujet: Re: Le retour du russe. Dim 16 Mar - 16:19

Lucien examina le dossier que lui confia Zukrov. L'homme dont la photographie ornait le document était, d'après les dires du Russe, le chef des opérations. Il était vrai qu'avoir sa tête serait une bonne chose pour les services Français, ou n'importe quel autre organisme occidental. Mais qu'es-ce qui disait que tout cela n'était pas un piège de Zukrov ? Bishop réagit aux propos de son interlocuteur :

- Commandant. Il me semble que vous avez perpétré ce massacre. Pourquoi attendre d'avoir commis cet attentat pour décider de vous débarrasser de Maltrovit ? N'allez tout-de-même pas me dire que c'est le seul moyen que vous avez trouvé pour avoir un entretien avec moi... !

Cette pensée paraissait stupide, mais, en réfléchissant bien, les hommes du soldat n'avaient mis que très peu de temps avant de trouver le dossier de Bishop. Soit il y avait une taupe au sein de la DGSE, soit Zukrov savait que Lucien serait là au moment de l'attentat. Mais, préparer un tel assaut nécessitait beaucoup de temps et il leur était impossible d'anticiper la présence de l'espion français dans l'aéroport cette nuit-là. À moins que... À moins qu'ils aient quelque chose à voir avec le décès de sa tante, ce qui lui semblait improbable ! En effet, Lucien était venu à Londres pour l'enterrement de sa tante et c'est pourquoi il avait été à Heathrow la nuit d'Halloween. Il croyait avoir été préservé par les terroristes de par ses vêtements chics, qu'il portait encore, et qu'il avait pris pour l'enterrement. Cela commençait à faire beaucoup de coïncidences... Lucien reporta son attention sur la conversation en cours, alors que Zukrov se changeait, sans aucune gène apparente. L'agent secret ne s'attarda pas sur ces détails et demanda :

- Vous voulez seulement l'arrêter ou l'assassiner ? Vous qui aviez mon dossier à l'aéroport, vous devriez savoir que je ne suis pas un vulgaire assassin ! J'agis seulement dans l'intérêt de ma nation, et je ne vois pas ce que nous avons à y gagner.

À tous les coups, le commandant cherchait à le piéger :

- Si jamais vous prenez les rênes de votre groupuscule terroriste à sa place, je crains que les attentats ne s'accumulent, à l'image de celui que vous venez de mener avec brio ! Ajouta Bishop, plein de sarcasme. Plutôt mourir que de servir un homme comme vous ! Qu'est-ce que vous croyez ? Que je vais retourner ma veste comme un vulgaire voyou ? Que je travaille pour le plus offrant ?

Lucien marqua une courte pause et reprit, après un instant de réflexion :

- Je suppose que pour faire ce que vous avez fait, vous vous accrochez à certaines valeurs... Et bien, il en est de même pour moi. Vous m'offrez la tête de votre leader sur un plateau, mais je crains les conséquences que cela aura. Si j'agis dans votre sens, je veux des garanties, et des contre-parties. Je sers la France, pas la Russie ou l'un de ses groupes terroristes.

Encore une fois, Bishop s'arrêta. Il avait du mal à croire que c'était lui qui disait des choses pareilles. Il était prêt à entrer au service de ces extrémistes. Après tout, ce n'était pas la première fois qu'il infiltrait un groupe ennemi. Il l'avait fait en Océanie avec le Cosa Real, pourquoi ne pas le faire ici ? Il fallait être naïf pour penser que la sauvegarde de son pays ne passait pas par des dommages collatéraux, à commencer par sa propre vie. Entrer dans la DGSE, c'était devenir une arme supplémentaire pour l’État. Cela ne faisait que trois mois que Lucien était de retour en France, et voilà qu'il replongeait encore une fois dans une mission d'infiltration. Sauf que, désormais, la personne qui l'y envoyait était justement l'un des hauts placés de cette organisation. Le métier d'espion réservait bien des surprises.

En temps normal (si tant est que "normal" est un terme qui peut s'accorder à ce genre de situation), Lucien aurait décidé par lui-même du choix à effectuer, mais là, les choses étaient inhabituelles. Il n'avait pas confiance en son employeur et exigeait justement des garanties :

- Si je travaille pour vous, donc, j'aimerais des garanties. Si jamais aucune d'entre elles n'est satisfaite, alors notre accord tombe à l'eau. Premièrement, je veux que tout au long de l'opération, ma couverture de journaliste soit préservée à l'international. Faites des vidéos où j'apparais parmi les otages, s'il le faut. Mais personne ne doit savoir que je suis espion. Deuxièmement, les otages justement. Aucun mal ne leur sera fait. Ouvrez des négociations avec l'étranger. Vous devez savoir que je suis quelqu'un de fiable. Si jamais je m'engage à faire ce boulot (nous parlons d'arrestation ou de meurtre?), alors vous n'aurez pas besoin de conserver d'otages... Je deviendrai l'un de vos hommes. Troisièmement, si une telle opération doit être mise sur pied, je dois immédiatement contacter le chef de l’État Français afin de tenir les plus hautes sphères Étatiques au courant. Bien entendu, l'échange se fera sur une ligne sécurisée, dans un lieu isolé de toute caméra ou tout micro, et où je serai seul. Voilà mes conditions, Commandant Zukrov. Si vous les satisfaites, alors je serai prêt à discuter avec vous du plan à mettre en place.

Les conditions étaient claires, et pas exigeantes. Le point le plus épineux était certainement celui des otages, mais Bishop voulait simplement s'assurer qu'aucun d'entre eux ne serait malmené lors des... mois qui allaient suivre !

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MessageSujet: Re: Le retour du russe. Dim 16 Mar - 19:01

Le commandant une fois rhabiller alla s’asseoir de nouveau face à l'espion de la DGSE. Il avait écouter longuement Lucien et comprenait que cet homme ne servirais pas n'importe qui surtout après le tas d'homicide commis.

- "Monsieur Bishop je vais être clair. J'ai bien commis les meurtres en première ligne, c'est vrais. Mais si rien n'avait été fait les dégâts auraient été doublés. En ce qui concerne Maltrovit, vous pouvez le livrer a tout les services secrets du monde, ça m'est bien égal. Les otages serons tous libérés et non maltraités n'ayez crainte. L'élimination ou l'arrestation de Maltrovit ne pourrais que servir le monde. Contrairement a ce que vous pouvez croire, nos idées ne sont en aucun cas terroristes. Si je voulais continuer a tuer des gens inutilement croyez moi que j'aurais très bien pus laisser ce porc de Maltrovit agir. Vos conditions serons respectés. Pour ce qui est du futur leader je serais mal placé pour diriger, je ne suis qu'un soldat, pas un politicien. Ensuite notre rencontre était qu'un hasard, nous vous avion identifier."

Le commandant était sincère et n’hésiterais pas a le prouver. Il sorti son pistolet et le posa sur la table pour le pousser vers Bishop avant de se lever et se tiens debout face a lui.

" Si vous croyez vraiment que mes intentions sont mauvaises. Tirez moi dessus, tuez moi. Je ne pourrais pas accomplir tout ça sans votre confiance "

Il resta debout face a lui, ils étaient seul dans la pièce, sauf un garde qui resta derière Zukrov qui serait témoin de tout ça. Si Zukrov mourrais Lucien ne serait pas puni puisque c'est Zukrov qui lui aurait demander.

" Sachez que si vous me tuez vous n'en subirez aucune conséquence. cet homme derrière moi en sera témoin."
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Sandro Bocceli
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MessageSujet: Re: Le retour du russe. Mer 16 Avr - 8:04

Une demande osée


Bocceli qui depuis maintenant quelques semaines a une base en Sibérie devait demander à voir Zukrov au plus vite pour négocier et ainsi se faire libérer pour retourner "chez lui". Le commandant Russe était très ingénieux et son plan avait très bien marché, alors que tout le monde croyait Bocceli, depuis une semaine et plus en Somalie, il était dans un aéroport, où il avait été pris en otage par un russe et ses hommes. Très bon plan pour faire croire à toute la population que Bocceli est mort tué par un terroriste russe en colère. Rien ne semblait familier à l'américain, il ne connaissait pas l'endroit, il n'avait donc pas pu s'échapper de l'aéroport. Le russe et ses hommes l'avait, avec d'autres otages, emmené dans un avion qui se posa en Sibérie. Il l'avait entreposé dans un genre de bunker. Sans aucune gène il se leva de sa place, un homme le pointa de son arme, Bocceli continua sa route vers la pièce ou l'homme barbu et le russe étaient partis. Le soldat d'un mauvais accent anglais lui demanda :
-"Où vas-tu otage ?
-"J'ai quelque chose à voir avec ton chef ça urge. 
Le soldat le prit par le col, et le tira dans la salle où le commandant se trouvait. Il lâcha Bocceli au sol, celui-ci se releva avec grande facilité sans même poser les mains a terre. Il se gratta la tempe avec son index et rigola. Il devait contacter ses hommes pour qu'il vienne le chercher au plus vite et qu'il puisse négocier avec Zukrov.
-"J'ai un petit marché à faire avec vous M.Zukrov, oui je sais votre nom, je suis bien informé. Je ne suis pas un vulgaire P-DG d'entreprise, ma base se trouve à une centaine de kilomètre d'ici selon-moi. Faites croire que je suis mort et je vous apporterais mon aide pour ce qu'il vous faut, mes laboratoires de recherche travaillent sur de nouvelles armes et d'autres produits chimiques. Laissez-moi contacter mes hommes et je vous aiderait.
Il avait franchit le pas, il avait parlé de ce qu'il voulait au russe. Il ne manque plus que l'acceptation du commandant pour que Bocceli entame les négociations, ses hommes étaient déjà prêt, selon-lui, après avoir entendu ce qu'il s'était passé, ils étaient déjà peut-être en route vers la base qu'ils avaient repérés et communiqué à leur patron. Si c'était le cas Bocceli pouvait jouer son dernier coup de bluff. Quand il était entré il avait vu une arme sur la table, un homme assis et le commandant debout comme s'il voulait se faire tirer dessus.
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Lucien Bishop
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MessageSujet: Re: Le retour du russe. Lun 28 Avr - 10:11

Lucien fixa l'arme posée sur la table. Il ne s'était pas attendu à une telle réaction de la part du soldat Russe. À la fois troublé par la facilité avec laquelle son interlocuteur avait accepté ses conditions, et  méfiant, Bishop se doutait que c'était là l'apogée d'une stratégie établie par Zukrov dans le but de l'avoir une fois pour toute. Il se voyait mal abattre le terroriste et puis retourner tranquillement en France sous l’œil passif du garde posté à l'entrée. C'était absurde !

L'espion releva la tête et dévisagea l'adversaire debout, face à lui. Il lui suffisait de se saisir de l'arme et de tirer une balle pour être libéré de son calvaire et, par la même occasion, sauver les otages. Une balle pour supprimer l'homme qui avait éradiqué la quasi-totalité de la population d'un aéroport britannique... Bishop abaissa ses yeux et contempla l'arme trônant au centre de la table. Il la détailla : c'était un Colt 1911, pistolet assez répandu. En quelques sortes, c'était une arme comme une autre. Mais le contexte faisait qu'elle revêtait une valeur toute particulière aux yeux de l'agent secret. C'était un tournant décisif dans sa vie, il le sentait. Il avait la possibilité d'abattre immédiatement un terroriste international, ou alors de l'épargner. Mais quel que soit le choix qu'il fasse, les conséquences en seraient lourdes. Tuer Zukrov, s'était rendre justices aux victimes de Londres. L'épargner, c'était une occasion de remonter plus haut et d'atteindre son supérieur hiérarchique. Mais le risque était de transformer la Russie en une nouvelle URSS et de relancer la guerre froide. Maltrovit ne serait qu'une piètre récompense dans ce cas là.

Sans prévenir, Lucien se précipita sur l'arme et la brandit vers le commandant. Dans la salle, aucun des Russes ne réagit. L'agent secret n'était pas loin de sa cible, il ne pouvait la manquer à une telle distance. Il tenait l'arme dans sa main droite, de profil face à son adversaire, tel un duelliste. Son corps entier était tendu, crispé. Le regard de Bishop était plongé dans celui de Zukrov, qui pouvait y lire un mélange entre la haine, le dégoût et la détermination. Le haut-gradé terroriste ne sourcilla même pas. Lucien glissa entre ses dents :

- Donnez-moi une seule raison de ne pas vous abattre maintenant...

Zukrov continuait de le fixer sans mot dire, visiblement prêt à affronter la mort. Bishop fixait toujours le soldat, prêt à l'achever. Il fit progressivement glisser son doigt vers la gâchette. Les idées se mélangeaient dans la tête de l'espion. Il voulait faire payer le responsable des horreurs commises ces dernières heures. Ce doigt était maintenant sur la gâchette et Lucien était prêt à l'abattre. Il le regarda une dernière fois droit dans les yeux.

Le bruit ne surprit aucun des occupants de la petite pièce, à l'exception du Français. Il avait soudainement écrasé le Colt sur la table, d'un mouvement énergique. Las, il se rassit sur sa chaise. Légèrement confus par la décision qu'il venait de prendre, celle de laisser la vie sauve au soldat russe, il leva de nouveau les yeux vers lui et dit :

- Très bien. J'accepte votre marché. Nous réglerons nos différents plus tard. Quel est le plan pour intégrer les rangs de Maltrovit ?

À peine Bishop avait posé cette question que la porte s'ouvrit avec fracas. Le nouvel arrivant était cet homme qui était déjà intervenu à l'aéroport. Celui qui avait murmuré des propos étranges à l'oreille de l'espion alors qu'il tentait de retourner la situation. Là encore, ce qu'il dit était étrange. Apparemment, cet individu n'était pas un vulgaire homme d'affaire, mais bien un géant de l'industrie militaire. Il semblait disposer d'hommes de mains partout dans le monde. Lucien devra en toucher un mot à la DGSE lorsqu'il en aura l'occasion. Cet homme était louche... D'autant plus qu'il ne cachait pas ses négociations avec les terroristes. La scène à laquelle Lucien devenait spectateur était des plus intéressante, et il se dit en son fort intérieur que ce mania des affaires était à surveiller de très près...

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MessageSujet: Re: Le retour du russe. Ven 2 Mai - 22:01

Nikolaï avait patienter avec l'homme pointant le revolver vers sa tête. Il gardait son sang froid et espérait même peut être qu'il tire. L'homme claqua l'arme sur la table et la porte métallique de la pièce s'ouvrit avec un soldat cagoulé qui poussa l'otage dans la salle avec son fusil d'assaut. Le commandant se retourna et regarda l'homme qui se mit a parler directement sans rien avoir demander. Il voulait aider Zukrov semblerait-il ? Le commandant s'avança vers lui. " Qui que tu soit, on est tous des morceaux de viande. Tu veux m'aider ? Mais a quoi donc ? Ai-je vraiment besoin d'aide ? C'est surement vous qui en avez besoin, en me connaissant vous prenez d’énormes risques ici"

Zukrov n'allait certainement pas avoir de sympathie envers l'homme qui l'avait menacer quelques heures plus tôt. D'autant plus qu'il n'avait pas l'air honnête, mais plutôt quelqu'un de scrupuleux. Quelqu'un qui n'hésiterais pas à se servir des gens pour assouvir ses envies qui était sans doute l'argent. Et puis après tout, quelle offre pourrait-il faire au commandant ? Lui qui avait déjà tout ce dont il avait besoin..

" Qu'est-ce qui m'empêcherais de vous enfermer quelque pars pour que vous ne vous mettez pas dans mes pattes... Un homme tel que vous n'avez que l'argent dans l'esprit, vous êtes vile et sans scrupule. Je doute que vous ayez quelque chose qui m’intéresse... Mais essayez donc" Dit le commandant face a lui et étant pressé de continuer l'importante discutions qui était en cour avec l’éruption de Sandro.


Dernière édition par Nikolaï Zukrov le Dim 4 Mai - 15:02, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Le retour du russe. Mer 14 Mai - 12:30

Le commandant russe ne semblait pas vouloir laisser Sandro partir si vite et apparemment l'offre de celui-ci n'avait pas l'air de l’intéresser. Si seulement le russe pouvait le laisser partir, son laboratoire expérimental n'attendait que lui, même si les scientifiques, pouvaient sans aucun mal mener les expérience à bien sans le 'chef'. Il ne comptait pas se laisser faire si facilement, même s'il ne possédait plus d'arme sur lui il comptait bien menacer Zukrov. Il marcha lentement vers le russe, ses pas raisonnaient dans la salle, seul se bruit pouvait être entendu car le bâtiment s'était comme tut. Il rapprocha sa tête vers celle de l'homme et le regarda dans les yeux :

-"Allez-y tuez moi, avant que des soldats sous mes ordres tuent toutes personnes présentes ici. Vous êtes vous donc vu ? A vouloir dominer le monde. Vous avez une telle estime de vous que toutes choses mieux que ce que vous avez, vous semble inutile. Nous ne seront donc jamais alliés, ce n'est pas très grave.


Bocceli, semblait maintenant être à bout de nerf, il retroussa ses manches, et continua son petit discours :

-Vous voulez être le plus puissant et continuer votre ascension au pouvoir russe, mais vous n'y arriverez pas. Maintenant relâchez moi de votre vieux bâtiment. 

Les manches retroussées, et voyant que le russe ne bougea pas d'un poil, Bocceli envoya son poing droit dans la mâchoire de Zukrov. Il savait qu'en faisant cela il risquait de se faire tuer, où que simplement le soldat tire un coup de feu pour le surprendre. Tout cela allait donner le signal a ses soldats s'il étaient présent.
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Nikolaï Zukrov
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MessageSujet: Re: Le retour du russe. Ven 16 Mai - 18:58

Le russe ne bougea pas et laissa l'homme discourir sur sa "puissance". Ce qui n'interessa pas beaucoup Zukrov. Il l'écouta quand même et remarqua que ce Bocceli semblait un poil énervé. Il croyait menacer une puissance en construction assez influente en pleins milieu du Bunker des soviétiques sans peine ? grossière erreur. De plus il parlais de ses hommes. Mais ou pouvaient bien se trouver ses hommes ? Ils étaient dans une base secrète en pleine Sibérie et rien ne pouvais soupçonner tout ça. Et puis, Sandro commit l'erreur irréparable de le menacer une deuxième fois avant de lui décocher une droite dans la mâchoire, ce qui avait surtout comme effet de l’énervé et c'était une très mauvaise idée. Les hommes de Zukrov ne réagissaient pas vraiment si ce n'est qu'ils ricannaient sachant probablement la suite. Zukrov pris par le poing avait la tête légèrement tournée avant de regarder l'homme après ce coup avant de prendre Bocceli par la gorge et le plaqué au mur. " Croyez vous me menacer sans en subir des conséquences ? Et vos hommes je me demandent bien ou ils peuvent bien être mais sachez que même s'ils étaient là ils se feraient décimer. Croyez vous vraiment que notre base est un vieux Bunker de l'URSS ? Grossière erreur. Peut être que si on vous arrache la langue ça vous calmera. Ou peut être qu'on vous attachera derrière un blindé par une corde dans ce desert de galce pur vous apprendre ce qu'est le froid ? Vous me dégoutez..." Après ça Zukrov jeta l'homme par terre avant de lui donner u n coup de pied avec sa ranger dans le ventre. il demanda ensuite à ses hommes de le menoter.
" Prenez soins de lui le temps que je réfléchisse a ce qu'on pourrais faire de lui." Dit-il en russe. Après ça les Hommes l'emmenère en le traînant par les bras, dans une autre pièce non loin. Il revient à s'asseoir face a Bishop. " Je vous donnerez des explications plus tard. Vous allez retourner avec les autres otages, allez donc les rassurer, je vais les libérés n'ayez crainte."
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Lucien Bishop
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MessageSujet: Re: Le retour du russe. Sam 17 Mai - 8:50

L'altercation entre l'américain et Zukrov avait quelque peu dérangé Lucien. Même s'il paraissait être un véritable animal politique, avide de pouvoir et d'argent, il restait un otage. Donc Bishop devait garantir sa survie : c'était l'accord qu'il avait passé avec Zukrov et, implicitement, avec l’État Français. Mais la scène à laquelle il avait assisté était intéressante. Cet homme ne cachait pas sa volonté de négocier avec les terroristes et, visiblement, disposait d'hommes de mains efficaces (selon ses dires, ce pouvait donc être du bluff). Il risquait de payer cher sa provocation envers le soldat russe. Celui-ci avait même l'air sacrément remonté et Lucien se permit de glisser quelques mots à son attention :

- Je vous rappelle que lui aussi est un otage, et que vous m'avez donné votre parole de n'en maltraiter aucun. Et je ne doute pas de la valeur que vous accordez aux promesses que vous faites.

Même si Bishop n'appréciait guère Zukrov (on peut même dire qu'il le détestait pour les actes qu'il avait commis), il savait que l'honneur était quelque chose d'important à ses yeux. Il faisait parti de ces hommes cramponnés à leurs valeurs et leurs idéaux, bien que fortement différents de ceux de l'agent secret. C'est pourquoi, même si le commandant était obnubilé par des idées divergentes de celles de Lucien, même s'il avait commis les actes les plus immondes, l'espion ressentait une certaine forme de respect envers lui. C'était un sentiment étrange que de ressentir cela envers un ennemi, le meurtrier de centaines de personnes. Du moins, ce respect-là, il le partagera tant que Zukrov ne l'aura pas trahit. Auquel cas, personne ne saurait ce que l'agent français serait prêt à lui faire.

Le soldat laissa l'ancien journaliste vaquer à ses occupations. Deux hommes le ramenèrent dans la cellule où les autres otages le regardèrent encore bizarrement. Lucien n'avait aucune envie de révéler sa couverture, mais des murmures se propageaient dans le petit groupe de prisonniers, accompagnés de regards mi-curieux, mi-accusateurs en sa direction. Finalement, après quelques minutes, il se résigna à prendre la parole et à clarifier la situation. Après tout, cela pourrait peut-être en rassurer certains :

- Je me nomme Lucien Bishop, commença-t-il en anglais, je travail pour le gouvernement français. Nous avons été enlevés par un groupe russe extrémiste répondant au nom de « Nouvel État Soviétique ». J'ignore exactement les revendications qu'ont ce groupe, mais les pays occidentaux sont actuellement en pourparlers pour notre libération. Aucun mal ne vous sera fait, vous avez ma parole.

Bishop n'était pas vraiment rentré dans les détails, mais il détestait mentir. Et plus que tout, il espérait que Zukrov ne lui ferait pas rompre sa promesse : celle de préserver l'intégrité physique et mentale des prisonniers. Évidemment, une série de questions fusèrent de la part des otages, réclamant plus de détails, voulant savoir si Lucien était digne de confiance et pourquoi est-ce qu'il s'était régulièrement éclipsé du groupe. Et qu'était-il devenu de l'autre otage qui était sorti un peu plus tôt ? Est-ce que l'ambassade équatorienne avait été mise en relation avec les autorités négociatrices ? Bishop répondit du mieux qu'il pu, assurant qu'il ne disposait que de très peu d'informations. Il ajouta qu'il avait toujours essayé de défendre les intérêts des prisonniers, comme ils avaient pu le voir lors de son intervention catastrophique à l'aéroport de Londres.

Plus tard, un garde ouvrit la porte et fit sortir une nouvelle fois Lucien de la salle. Il le mena dans une autre pièce, similaire à celle où il s'était entretenu avec Zukrov. À l'intérieur, il n'y avait qu'une table et un téléphone satellite. L'espion comprit que c'était sa ligne sécurisée avec la France, comme il l'avait demandé. Le soldat le laissa seul dans la pièce. Scrupuleusement, Bishop prit le temps d'examiner la salle, vérifiant qu'il n'y avait ni micro, ni caméra. Il analysa également le combiné et le reste du dispositif de communication avant de s'emparer du téléphone :

- Monsieur le Président ? Demanda-t-il.

Une fois qu'il fut certain de l'identité de son interlocuteur, il enchaîna :

- Les autres otages et moi-même avons été emmenés dans un camp en Sibérie. J'ignore quelle est l'étendue des forces dont ils disposent. Aucun otage n'a été malmené, si ce n'est un magnat des affaires américains un peu louche, sur lequel il serait bon que la DGSE enquête. Il a un accent hispanique, je dirais. Et vous savez, il ressemble à ce Jedi dans La menace fantôme...

L'espion s'égarait, il devait revenir aux détails vraiment importants, il n'avait que peu de temps devant lui :

- J'ai passé un accord avec Zukrov que je ne détaillerai pas ici. Moins vous en saurez, mieux cela sera pour votre présidence et les intérêts du pays. Toutefois, j'ai la garantie de sa part qu'aucun des otages ne sera maltraité et que tous seront libérés.

Bishop marqua une dernière pause avant d'aborder le point qui était le plus crucial pour lui :

- Monsieur le Président... J'aurais une faveur à vous demander. J'ignore si vous avez pris connaissance de mon dossier, mais si vous le lisez, vous verrez qu'il y fait mention de mon dévouement envers ma patrie. J'ai déjà donné beaucoup pour lui et je serai prêt à aller jusqu'où il faudra afin de garantir sa sécurité. Néanmoins, vous serait-il possible de placer mes parents, John et Marie Bishop, sous le programme de protection des témoins ? Invoquez-le prétexte que vous voudrez, révélez-leur ma véritable profession si vous le voulez, mais garantissez leur sécurité. Offrez-leur une nouvelle vie et faites disparaître la précédente. Ma requête peut paraître surprenante, mais au vu de mon métier, il reste trop dangereux de les laisser sans protection.

Nul doute que Lucien faisait référence à la mort de sa femme, tuée par sa faute ; à cause de son métier. Il ne pourrait tolérer que cela arrive également à ses parents. Et il savait qu'il serait d'autant plus efficace si jamais il les savait en sécurité.

– Je vous remercie, Monsieur le Président. C'est la dernière fois que nous pourrons nous parler d'ici la fin de l'opération. Au revoir, Monsieur.

Puis il raccrocha.



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MessageSujet: Re: Le retour du russe. Mar 27 Mai - 1:48

Un employé tira Donnati de sa demi-somnolence. Le contact spécial avec l'agent Bishop faisait appel à lui, et c'était tant mieux. Des heures qu'il attendait des nouvelles, et le matin était déjà bien levé. Une veillée naturelle étant donné son devoir présidentiel, mais c'était le manque d'activité et l'attente de nouvelle angoissante au beau milieu d'un réveil forcé qui rendaient cela difficile, et à son âge c'était un peu moins facile qu'avant. Thé, cafés, un fond de rhum, les moyens avaient su le maintenir, mais il ne pouvait s'empêcher de rêver de la chaleur douillette de couvertures.

Le président français fut sincèrement soulagé des nouvelles : aucun otage mort, et Bishop toujours en vie. Il n'eut pas le temps de lui répondre, seulement de lui envoyer quelques félicitations, commentaires satisfaits laconiques et brèves approbations, qu'il n'est nul besoin de détailler. Cependant, à la fin du discours (un peu émouvant il faut dire) de Bishop, le positif s'estompait face au mystère : les otages étaient en vie et pas pour négocier avec les gouvernements, et l'agent de la DGSE allait se charger d'une action si incongrue qu'il ne voulait pas le révéler à son président. De quoi mener la vie dure à ce dernier pendant plusieurs jours d'attente insupportable.

Albert n'eut le temps que de donner une seule réponse avant que son citoyen ne coupe le contact.

" D'accord mon jeune ami... Je vais transmettre toutes vos informations à mes contacts présidents sur l'affaire, y comprit russe, voir si on peut quelque chose pour vous. Pour vos parents je ne comprends pas, un programme de protection des témoins ne se fait que si témoignage, ou seulement si l'objet de la protection est connu... Enfin je vous promets de faire de mon mieux, ils auront droit à une protection exceptionnelle de l'état puisque vos informations sont une alerte à la menace de mort d deux citoy.. pardonnez-moi, je fatigue un peu. Je vous remercie de vos services et vous souhaite les meilleures chances, mon cher. Survivez si vous pouvez ".


Donnati, ses quelques ministres, le général en chef des armées françaises et des membres de la DGSE, pêle-mêle rassemblés, conclurent à un dernier rapport des circonstances et des actions à en tirer.

Donnati demande si à partir des ondes satellites de l'appareil de communication de Bishop l'on pouvait noter sa position (il avait du se faire retirer son émetteur-radar caché). On lui répondit qu'étant situé dans un coin isolé de l'hémisphère nord, ou l'absence de technologie laisse très peu d'ondes de communications que les satellites peuvent capter pour faciliter leur détection, cela était très dur, mais que plus grave encore, il semblait qu'aucun signal ne soit généré à partir de la position de Bishop et donc aucune liaison possible.. il semblait qu'un brouilleur d'ondes d'une technologie efficace permette de bloquer et contrôler tous les signaux de communication se déroulant dans le lieu de détention des otages.
On ne pouvait que prévenir la Russie que les otages étaient dans un coin de la Sibérie, en espérant que cela puisse leur servir à quelque chose. Puis on aborda un autre sujet :

- " Comme vous avez pu le constater, à l'enregistrement l'agent Bishop parle d'un hispanique louche qui ressemble à l'acteur de la Menace Fantôme. Croyez-vous qu'il s'agisse de Bocceli ? "
- " Le métier d'acteur étant ma passion depuis si longtemps, je pourrais facilement reconnaitre, c'est un collègue irlandais que j'admire en haut point.,, Montrez les photos de chaque otage.. A voilà c'est lui.. je m'en doutais, le fameux Bocceli. Notre agent en otage nous met en garde contre lui et nous demande même de l'espionner avec la DGSE, mais je ne pense pas qu'on puisse faire grand chose à son propos. Bocceli est une star mondiale, et il a toute la crème du monde à son aide en cas d'ennui : avocats, lobbings, chefs d'états des pays qui achètent ses armes, le Brésil dont il fait la fierté avec son entreprise.. comme mafia, on a pas plus dur à démanteler qu'une personnalité de son genre. Je reçois déjà des appels des 4 coins du monde à son propos. "
- "La CIA, et possiblement d'autre services secrets le guettent. " ajouta un membre de la DGSE. " La France n'a pas besoin d'ajouter son aide je pense, d'autant que nous avons déjà trop à faire. "
- " Alors vous  transmettrez l'avertissement de Bishop à ces autres services, s'il en parle c'est qu'il y a quelque chose de vraiment inquiétant qui se trame. En tout cas il faut que Bocceli survive à tout prix. "
- " C'est un brésilien, qui a grandit dans un pays en chaos rongé par le trafic et les meurtres, et il centre sa carrière sur les armes. A ce qu'on dit cela fait qu'il n'a pas peur de la mort et a un égo surdimensionné, il a déjà risqué des ennuis graves par hasard au cours de sa vie... Il faudrait qu'il ne la risque pas, en tout cas il pourrait se défendre. "

Ceci étant dit, Donnati était assuré de ne plus être contacté, et il lui fallait des forces pour gérer l'affaire au mieux. Il demanda donc à se faire amener pour 8 heures de repos dans sa chambre si confortable. Demain, il l'espérait, tout se passerait pour le mieux. C'était un peu absurde de penser de telles choses en période si sombre, mais comm" Nietzsche l'a dit, il faut plutôt s'émerveiller que s'effrayer en repensant que lezs hommes, tout ehn étant conscients de l'absurdité et l'éphémère effroyable de leur vie, parviennent à sourir chaque jour et garder l'optimisme.

Le reste de cette affaire se tiendrait sans lui, puisse-t-il ne pas être nécessaire.
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