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La mort des fils [RP Solo]

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Andrea Dole/Cobra
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MessageSujet: La mort des fils [RP Solo] Ven 7 Fév - 21:33



Hans Scher
"Eagle"


12 Avril 2013
07H10
Parking du siège d'Indugraf Offset, Avenue de l'Europe
Constanti, Tarragone, Catalogne, Espagne



Le soleil s'était à peine levé sur la Catalogne, lorsque la porte d'une Mercedes immatriculée en Espagne s'ouvrit. Un homme assez âgé (autour de 65 ans) pénétra à l'arrière de la voiture, referma la portière et murmura en allemand:


"Vous avez 60 secondes, Herr Scher.

L'homme qui était à la place du conducteur regarda dans le rétroviseur et vit le visage sombre et usé du vieil homme. Il essayait de cacher sa fatigue, mais le conducteur n'était pas dupe. Alors qu'il continuait à regarder, il sortit de la boîte à gants située à sa droite une série de papiers et de photos, et les lança sur les genoux du passager arrière.

-Vous savez de quoi il s'agit n'est-ce pas?

Le vieil homme lut très rapidement quelques mots sur certains papiers écrits en français ou en allemand, regarda une photo et répondit:

-Ja... Le projet Fureur. Un humour bien français. Mais il a été abandonné. D'ailleurs, vous n'avez que des photocopies... Enfin bref, je ne peux vous aider mon cher Hans.
- Pas de "cher" avec moi, Muller. Ce projet a été abandonné, donc il n'y a aucun problème à ce que vous me donniez l'information dont j'ai besoin.
- Pourquoi cherchez-vous des informations là-dessus. Aux dernières nouvelles vous avez trahi le BSD, et le Service ne pardonne pas ce genre de défection. Je ne pense pas que la DGSE ou le Mossad vous aidera et...


Le vieil homme fut coupé par le bruit du démarrage du moteur.

- Taisez-vous. Je n'ai qu'une question: où est le stock?
- Non... Ne me dîtes pas que vous pensez pouvoir mettre la main sur le stock "Furieux" quand même? Il n'existe plus depuis des ann...
- Le Mossad a tué la moitié des gens qui avait la réponse à cette question, parce qu'Israël ignore l'existence du stock. J'ai tué l'autre moitié. Vous êtes le dernier. Et ne jouez pas à l'idiot comme Duchamp: je sais que vous avez réussi à conserver le stock de façon durable.
- Voyons Hans, soyez sérieux. Le stock est abandonné depuis 17 ans. Il a disparu depuis. Et les soixantes secondes sont écoulées.


Alors qu'il allait appuyer sur la poignée de la portière, un bruit lui fit comprendre que la voiture venait d'être verouillée. Le conducteur sortit alors autre chose de la boîte à gants: un Desert Eagle, pistolet favori de l'homme, dont le surnom le liait presque à l'arme.

- Au diable les sacro-saintes 60 secondes. Malgré le travail efficace du Mossad, j'ai réussi à mettre la main sur tout les documents prouvant que votre méthode de conservation marcherait pendant au moins 20 ans. Le stock a été crée en 1996, donc nous sommes dans les temps.
- Qui ça, "nous"?
- JE pose les questions. Vous y répondez. Tout de suite. Ou sinon je fais en sorte que quelques agents Français découvrent accidentellement le lieu de votre retraite. À moins que je ne préfère informer les israéliens... À voir votre visage à moitié terrifié, je vais choisir le Mossad. Et pour répondre à votre future stupide question, l'arme est là pour m'assurer que vous boiterez déjà lorsqu'ils vous découvriront. Je repose ma question: où est le stock?
- Je vais vous le dire, mais laissez-moi vous expliquez certaines ch...
- J'ai le temps pour quelques explications, mais faîtes vite.


Hans Scher prit le volant et fit sortir la voiture du parking. Il commença à rouler en direction de Constanti et de Tarragone. Il expliqua très rapidement à son passager, Muller, que le voyage se terminerait un quart d'heure plus tard, à Tarragone. Il aurait sa réponse à ce moment, ou alors il mettrait ses menaces à exécution.
Ainsi, sur les routes d'Espagne, Muller se mit à faire son récit :


- Au début, nous ne faisions pas encore dans ce genre d'opérations. On préférait utiliser les balles et laisser nos gars se défouler en milieu urbain. Puis les Rouges sont tombés. Et là, on s'est dit qu'on avait une incroyable opportunité de piocher dans les réserves des bases caucasiennes ou d'Asie centrale. L’Ouzbékistan, le Tadjikistan...etc. Les anciens, les enfants des engagés de la belle époque où on était les maîtres, comme moi, on s'est dit qu'il fallait honorer nos parents, qu'ils devaient être fiers de nous, parce qu'on avait été fier d'eux. J'vais vous dire ce qu'on voulait faire : achever ce que nos parents avaient commencé. Et je vois bien le dégoût sur votre visage... Vous refusez de voir la vérité.
- Je ne partage pas vos idées, vous pouvez le comprendre, Konrad. Comme plusieurs milliards de personne sur cette planète. Mais je connais la suite. Vous avez monté l'Opération Fureur, mais les Français et les Allemands ont réussi à vous démolir, mais en passant à coté de votre opération.
- Ce qui n'était pas le cas des Juifs. Le Mossad nous a traqué, parce qu'il savait qu'on préparait quelque chose avant que ces traîtres d'allemands ne détruisent l'organisation, mais ne savaient pas qu'on avait réussi à voler le stock. Avec le KGB en ruines, le vol est passé inaperçu. On s'était promis, nous, les anciens, d'accomplir la volonté de nos pères. Duchamp était le plus convaincu. Dommage que vous l'ayez tué. Il préférait qu'on fasse ça tous ensemble, mais il aurait fallu transporter le stock, et c'était impossible. Tout seul, l'un d'entre nous aurait pu tenter le coup, mais les dégâts auraient été faibles étant donné qu'il fallait laisser le stock à sa place, et vu où il se trouve, il était impossible de l'activer à distance. Il fallait mourir pour la cause.
- Pourquoi? Où se trouve le stock? Répondez-moi, et tout de suite.
- J'aurais préféré avoir une vraie discussion, mais je vais quand même tenter de survivre... Mais vous allez rire en entendant ça. Nous avions entreposé les Fureurs de la Cause... aux environs de la ville... d'Haïfa!


Le visage du N°2 de COBRA, qui conduisait la voiture, se figea de stupeur. La révélation de Muller était surprenante. Lui et ses amis avaient joué avec le feu. Et le pire, c'était que cette opération et cette organisation étaient inconnues du grand public... Mais le sourire mauvais du vieux criminel à l'arrière transforma rapidement la stupeur de Scher en dégoût. Il n'était pas entièrement "engagé" dans les idées principales de Cobra, mais il était allemand, et il avait reçu une bonne éducation. Muller était loin de l'apprécier, étant donné ses préférences pour le sexe masculin, mais le dégoût que ressentait Eagle envers son compatriote était 10 fois plus important...

Alors que la Mercedes n'était pas encore arrivée à destination, le "jeune" allemand s'arrêta dans un champ sur le bord de la route, ne déverrouilla que sa portière et sortit de la voiture.


- Je n'ai pas ri, Muller, cria-t-il. Vous êtes une abomination, tout comme vos idées.

Le sourire qui était resté sur le visage du vieil homme s'effaça. Et il prit une expression terrorisée lorsque Scher sortit son téléphone de sa poche.

- Qu'est-ce que vous faîtes Scher? Vous êtes un homme de parole, c'est bien connu. Et vous avez promis!
- Les gens changent, Konrad. Je n'ai pas de parole pour des gens comme vous. Votre opération est déjà horrible et inacceptable pour la quasi-totalité du monde "criminel". Et vous avez osé conserver le Stock Furieux dans cet endroit précis! Je ne goûte pas à cet humour, Muller. Je comprends bien pourquoi vous l'avez fait, mais je suis loin d'approuver.
- Vous n'allez pas faire votre bisounours quand même! Vous avez travaillé pour le BND, vous êtes un agent en fuite! Vous avez vu pire! Et vous tentez de mettre la main sur le Stock, alors ne me jugez pas!
- TAISEZ-VOUS! Nous n'avons rien à voir avec vous, Muller. Rigolez de vos conneries tant que vous le pouvez, et arrêter de forcer cette porte, elle est fermée.
- Mais bons sang, qui est ce "nous"? Pour qui travaillez-vous?
- Pour personne. Des gens travaillent pour moi. Mais coupons court à cette discussion sans intérêt.


Scher alluma son téléphone, et navigua dessus en s'éloignant peu à peu de la voiture. Rien ne valait un téléphone à touche: c'était beaucoup plus grisant d'appuyer sur un bouton pour tuer quelqu'un. C'était ce qu'il s'apprêtait à faire.
Muller lui criait quelque chose depuis la voiture, en frappant la vitre et en appuyant à tout vas sur le bouton de déverrouillage des portes, mais rien n'y faisait. Eagle était insensible, inébranlable, stoïque. Il ne connaîtrait jamais les derniers mots de sa victime. De toute façon, il serait sûrement coupé en pleine phrase. Bien entendu, il avait menti dès le début, et avait prévu de le tuer, peu importait sa réponse. Et cela n'allait pas à l'encontre des idéaux de COBRA: Muller méritait de mourir.

Scher appuya sur le bouton au centre de son téléphone, et à la seconde qui suivit, la voiture explosa totalement: il n'y avait pas que les vitres qui avaient été soufflées, mais aussi les portières, les rétroviseurs, des pans entiers de carrosserie, le coffre, le moteur, les sièges...etc. Le corps de Muller fut démembré et pulvérisé à la même seconde, ce qui était assez ironique, au vu de ses actions et idées... Typiquement de son humour.

Scher prit rapidement un train pour rejoindre la côte, où il allait faire son rapport à l'organisation. Car COBRA connaissait désormais l'emplacement du Stock Furieux. En prendre possession serait une autre histoire, mais les membres de Cobra étaient déterminés, et les services de renseignements du monde trembleraient tous lorsqu'ils apprendraient l'existence du stock. Et encore plus lorsqu'ils comprendraient que ceux qui allaient en prendre possession avaient une irrésistible envie de les détruire.
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