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[Mik'ropolis] Entretien avec le Président Donnati

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Michael Anderson
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MessageSujet: [Mik'ropolis] Entretien avec le Président Donnati Dim 12 Jan - 14:00

Tout le monde croyait que ce genre de phénomène était un grand moment dans la vie d'un journaliste. En fait, il n'en était rien. Ce n'était pas ce type d'événement qui faisait briller un animateur télé aux yeux des millions de téléspectateurs. La gloire, la consécration, ne se faisait pas du tout auprès d'eux. En fait, si le journaliste se tenait à cet endroit précis, à ce moment précis, c'est qu'il était déjà une star. Au moins dans le milieu. Soit il était envoyé par une grande chaîne à la renommée nationale, et l'intégralité du pays connaissait déjà son nom. Soit il était expédié par une chaîne indépendante, pas si réputée que ça, mais alors tout le monde dans le secteur du journalisme et de l'audiovisuel pouvait mettre un visage sur son nom (mais pas forcément un nom sur son visage).

En réalité, donc, ce genre d'événement était là l'occasion en or pour bien se faire remarquer... par la classe politique ! Cette fois, nul attention prêtée à l'avis du téléspectateur. Bien entendu, la production, elle, ne pensait qu'à ça. Mais le journaliste, en tant qu'individu, cherchait cette fois-ci à séduire les politiciens, et surtout leurs collaborateurs. Là encore, on pourrait croire que le but de la manœuvre était de rentrer dans les bonnes grâces du Président. Mais non, c'était plus de rentrer dans celles de l’Élysée. Certains individus survivaient aux changements de gouvernements, aux alternances, et c'était eux qu'il fallait convaincre que l'on était le meilleur dans notre domaine !

En tout était de cause, on pouvait donc penser que pour Michael Anderson, cette interview marquait son entrée dans le domaine politique. On pouvait se dire que maintenant, il serait la coqueluche des chargés de presse, reconnu par tous ses pairs et adulés par ceux qui n'avaient pas encore mis le pied à l’Élysée. Mais non. Mike ne recherchait pas la sympathie de ses collègues, ni celle des politiciens. C'est juste qu'il n'était pas né de la dernière pluie et qu'il connaissait les magouilles du métier. Pour une fois, sa motivation n'était plus la gloire (du moins, ce n'était pas sa première). Non, il voulait changer la face du journalisme. Poser des questions constructives et sortir des débats politiques sans aucun intérêt, à ses yeux, si ce n'est de décrier l'autre pour récolter plus de voix que son voisin. C'est pourquoi il avait contacté lui-même le Président Donnati. En effet, tout citoyen français peut contacter le président en lui envoyant un courrier non-timbré. Anderson en avait donc profité (en ajoutant en plus les messages laissez sur les comptes officiels de l'Elysée sur les réseaux sociaux et le passage par une attachée de presse du gouvernement que Michael avait la chance de connaître personnellement). C'est d'ailleurs ce dernier lien qui avait dû permettre de décrocher l'interview. Oui, Anderson se doutait fortement que le Président Donnati voudrait rendre compte publiquement de ses décisions aux français. C'était toujours un moyen de redorer son image auprès de la population. Et, évidemment, France 1 n'avait pu qu'encourager Mike à agir, encore plus lorsque l’Élysée avait répondu positivement.

Éloge ou non, rêve des journalistes ou pas, quoi qu'il en soit, rentrer dans ce bâtiment aux riches ornement restait impressionnant. Car Anderson avait proposé que l'entrevue se fasse dans les locaux du président. L'entretien sera diffusé en direct, dès vingt heures vingt-cinq. Il était censé durer entre vingt et trente minute. Il ne fallait pas qu'il se déroule plus longtemps, car sinon les programmes de la soirée se verraient décalés, et cela entraînerait probablement de mauvaises audiences. Ironie du sort, non ? L'interview de la personnalité la plus importante du pays ne pouvait pas s'éterniser de peur d'être concurrencée par les chaînes du service publique...

Un majordome invita l'équipe de tournage à entrer dans une salle. Mike n'avait aucune idée de la disposition des pièces de l’Élysée, mais cela ressemblait à un petit salon. Ce devait être celui que les présidents occupaient traditionnellement lors des interviews de ce genre. À l'intérieur de la salle se trouvait l'invité. (Même si, en l'occurrence, les invités étaient Michael et son équipe. Mais dans le cadre journalistique, Donnati était l'invité de l'émission). Le reporter laissa un instant son caméraman, son ingénieur du son et sa maquilleuse derrière lui, le temps de saluer brièvement la personnalité politique :

- Bonjour Monsieur le Président. Merci d'avoir accepté de nous recevoir. Je ne prendrai pas beaucoup de votre temps car je ne doute pas que vous soyez très occupé en ce moment. L'entretien aura lieu dans trois-quart d'heures, comme vous le savez. Nous vous demanderons juste de vous présenter un quart d'heure à l'avance, afin de pouvoir vous équiper, vous maquiller, et effectuer les réglages nécessaires.

S'adresser ainsi au premier des citoyens français était un peu stressant, il fallait l'avouer. Mais face à une situation aussi surprenante, Mike fut rapidement à son aise et avait enchaîné sans difficulté. En fait, c'était son métier d'interroger ainsi des gens de ce gabarit. Et puis, Albert Donnati avait une allure cordiale et sympathique. C'était à croire qu'il prenait ce nouvel emploi comme une farce, comme un rôle à jouer dans sa dernière comédie. Ce caractère enjoué qui l'animait inspirait grandement confiance. Et puis, comme rappelé plus haut, Anderson n'avait rien à perdre dans cette histoire. Il enchaîna :

- Je vous rappelle que l'interview se déroulera en deux temps : je vous poserai d'abord des questions sur vos récentes mesures, votre point de vue sur la situation actuelle... Je n'en dis pas plus, vous connaissez les règles, je vous demanderai de jouer la carte de la sincérité. C'est aussi ça qui fait le charme de notre émission ! Enfin, dans un second temps, les questions seront plus axées sur l'actualité internationale. J'aimerais seulement savoir si cette salle est bien celle dans laquelle vous envisagez d'effectuer cette entrevue. Cela vous convient ? Vous avez des questions ?

Une fois cet entretien préalable achevé, Michael retourna auprès de son équipe afin de préparer le terrain à l'interview qui allait bientôt avoir lieu.
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Albert Donnati
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MessageSujet: Re: [Mik'ropolis] Entretien avec le Président Donnati Dim 19 Jan - 3:57



Le président Albert Donnati se préparait à l'évènement unique d'une... interview. Et bien oui, une interview. C'était peut être, et même certainement très agaçant de se pomponner, préparer et tout le tintouin pour une interview, et plus encore de supporter d'affronter le micro et supporter tout ce questionnaire qui vous conduisait à vous répéter, en essayant d'éviter tout tic ou erreur risible possible (qui finissent inévitablement sur Youtube, et si on est plus malchanceux dans les Guignols). Et le pire c'était que ce n'était strictement pas drôle pour le président. Les journalistes pensaient que c'était un privilège d'interviewer les présidents, ah ah ! Les présidents ont un indispensable besoin des journalistes, car comment voulez-vous que le peuple vous entende et connaisse ? En lisant le petit journal de l'Elysée ? S'il n'y avait pas de plateaux télé et journalistes, les présidents seraient prêt à les supplier de les laisser y aller. La médiatisation, on n'y peut rien, c'est tout ce qui nourrit l'image du président : quand vous êtes défavorables, ne comptez pas gagner les municipales, referendums, et peut être même garder la majorité à l'assemblée. Au moins ça avait un côté rassurant : le président ne pouvait compter que sur le peuple.

- Bonjour Monsieur le Président. Merci d'avoir accepté de nous recevoir. Je ne prendrai pas beaucoup de votre temps car je ne doute pas que vous soyez très occupé en ce moment. L'entretien aura lieu dans trois-quart d'heures, comme vous le savez. Nous vous demanderons juste de vous présenter un quart d'heure à l'avance, afin de pouvoir vous équiper, vous maquiller, et effectuer les réglages nécessaires.


Donnati serra la main de Anderson, selon la tradition, de sa patte épaisse aux articulations saillantes. Il le salua avec un ton aimable et pas bourru, assez décontracté et rapproché, celui d'un homme de 70 ans, certes, mais qui vous donne la sensation de faire du jogging et 50 pompes chaque matin.

Ce journaliste était un personnage qui avait l'air plutôt sympathique, il n'avait pas cet air de suffisance, ni ce sourire de requin qui donnait envie de décoller les dents à la personne, que certains ont devant les chefs d'état. Donnati le connaissait assez peu (les journalistes étaient si nombreux, ils retenait de nom plutôt ceux du Figaro, de Marianne, du Monde...). Mais il savait qu'il était un petit peu du genre "Charlie hebdo". Un oeil féroce sur le monde, assoiffé d'informations authentiques à transmettre aux lecteurs, chocs parfois, un vrai goût du scandale. C'était mieux que les poupées des hommes politiques, qui copient-collent leurs paroles sans rien expliquer ou mettre en doute. Mais un Anderson avait cependant un défaut : il était trop anguleux, trop dépolitisé. Il n'avait pas trouvé sa voie, pas décerné toutes les subtilités de la politique et ce qui oblige à s'engager : si on ne s'intéresse pas à la politique, la politique ne cesse de s'occuper de nous, et elle joue de l'absence d'avis de la majorité de ses citoyens. Si demain on forçait à ce jeune homme de fermer son journal parce qu'il contenait trop de virulence et des soit-disant diffamations, il protesterait alors qu'il ne se serait jamais engagé contre ses tortionnaires...

- Je vous rappelle que l'interview se déroulera en deux temps : je vous poserai d'abord des questions sur vos récentes mesures, votre point de vue sur la situation actuelle... Je n'en dis pas plus, vous connaissez les règles, je vous demanderai de jouer la carte de la sincérité. C'est aussi ça qui fait le charme de notre émission ! Enfin, dans un second temps, les questions seront plus axées sur l'actualité internationale. J'aimerais seulement savoir si cette salle est bien celle dans laquelle vous envisagez d'effectuer cette entrevue. Cela vous convient ? Vous avez des questions ?

Donnati enfila une peine de lunettes larges avant de répondre.

" Et bien... Jusque là tout a l'air de bien aller dans votre protocole. La sincérité ? Impossible quand on est un politique, ah ah ah ! -je rigole. Je vous promets de donner le meilleur, mais si vous me mettez à la suite des questions gênantes où des détails du passé comme une arrestation en conduite pour ivresse, je peux m'égarer un peu. Je sais garder mon sang froid, par contre je suis du genre un peu... chien, quand mes principes sont outrés. Pas du genre Sarkozy, rassurez-vous "


Il acheva sa phrase avec un clin d'oeil. Toujours les règles de l'art, pour Donnati chaque conversation doit ressembler à du vin bien tiré, sinon elle laisse un goût de déception. La Comédie Française prépare les présidents les plus enthousiastes à votre service ! Il partit se préparer après une salutation à Anderson. La conversation avait peu duré, parce que Donnati devait faire le tri entre tout ce qu'il disait et pensait dans les journées pour ne pas avoir des migraines, mais vous verrez tout à l'heure, à l'interview !

La nouvelle coiffeuse était pour couronner le tout en train de lui aplatir les cheveux comme une crêpe sous le peigne. Nom d'un chien, mais il allait ressembler à quoi, au chef d'orchestre Alphonse de la cour de Versaille ?!

" Excusez-moi jeune femme ? "

Ça faisait un peu condescendant après coup. La prochaine fois il essaierait "mademoiselle", se la jouer Chirac c'était passé, il fallait changer ses propres habitudes de vieux gaillard paternel.
La coiffeuse répondit presque en sursautant ; qu'un tel personnage s'adresse à elle, qui n'était là que comme accessoire, c'était pour le moins impressionnant.

" Je ne critique pas ce que vous faites, mais, heu... Pourriez-vous me donner un air plus " naturel " s'il vous plait ? Une ou deux petites mèches légèrement incongrues, une petite imperfection ? "

Et merci quand elle accepta, encoure une de plus à qui il avait fallu expliquer, combien encore... ? En tout cas Donnati n'avait pas perdu ses habitudes d'acteur de théatre, vous l'avez vu, il connaissait les codes d'expression par coeur, et c'était pas fini !

**

Le voilà donc arrivé dans la salle d'entretien avec le blondin. Celui qui a sa tronche si claire, si type nordique ou germain croisé avec la fac anglaise (il était décrit dans des journaux de seconde zone comme un des plus beaux français, pas étonnant). Allez zou, on va voir ce qu'il prépare... Le but est de ne pas dire un seul mot qui pourrait être mal interprêté, comme une erreur, ou un lapsus, ou une révélation exagérée. On a toujours trop de choses à cacher, même un chef d'état sincère -et Donnati pensait l'être assez - à des secrets qu'il ne vaut mieux pas que vous connaissiez -son jeu dans l'intervention à l'attentat de Londres par exemple.

" Je suis prêt. Et vous cher monsieur ? "




"
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Michael Anderson
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MessageSujet: Re: [Mik'ropolis] Entretien avec le Président Donnati Mer 12 Fév - 10:29

Les caméras avaient été installées autour de la grande table séparant Donnati d'Anderson. La première pour un aperçu du décors, dont le cadre était bordé par les deux personnalités. Sous cet angle, Anderson était plus visible que ne l'était le Président. En revanche, la seconde caméra (et ce sera l'angle de vue principal) était un plan poitrine orienté vers le chef de l’État. Les téléspectateurs pourront ainsi voir les expressions affichées par Donnati lors de l'entretien. L'autre caméra servait seulement à donner la possibilité de contre-champs pour rendre l'échange plus dynamique sur le plan visuel, et également pour afficher la tête du journaliste lorsque celui-ci posera les questions.

L'équipe de Mik'ropolis privilégiait la simplicité. Cela facilitait l'installation rapide pour tout type de reportage : petit effectif et peu de matériel. Matthieu, le cameraman, était donc installé à l'autre bout de la pièce, hors du champ. Il avait sorti son matériel pour pouvoir diriger les caméras à distance : si jamais l'un des protagonistes était voué à se déplacer, il devait être réactif et agir immédiatement pour ne rien laisser sortir du champ. Des courts rails avaient été posés au sol, permettant des travellings si nécessaire. L'interview étant diffusée en direct, c'était également à lui de jongler entre les différentes prises de vue. Il était directement relié aux studios de  France 1 qui avaient le dernier mot quant aux décisions de retransmission des images. C'était extraordinaire car, chose exceptionnelle, le service presse de l’Élysée avait autorisé la chaîne de télévision d'exploiter ses images en toute tranquillité, sans aucune forme de contrôle ou de censure. Cependant, la présence de nombreux gardes du corps, d'une secrétaire et d'une attachée de presse (celle qui avait permis à Mike et son équipe de décrocher l'entretien ici-même) rappelait que l'interview se déroulait dans un cadre assez réglementé et que l'invité n'était pas n'importe qui. Phil', l'ingé' son, avait quant à lui installé deux micros sur chaque intervenant, afin que leur voix soit retransmise à la perfection. Il avait pris place à côté de Matthieu pour également gérer l'éclairage.

À l'arrivée du Président, Anderson lui serra une nouvelle fois la main puis l'invita à prendre place en face de lui, sur un autre côté de la table. Les deux hommes étaient chacun assis d'un côté de la table carré, vers l'un des angles. Cela donnait alors un effet plus "convivial" car ils étaient  rapprochés.

Le show pouvait commencer.

Anderson regarda Matthieu lui faire signe qu'il était en ligne avec la régie. Il énonçait le décompte en brandissant sa main, abaissant énergiquement un doigt au fur et à mesure que le temps s'écoulait :

- Trois... Deux... Un... Générique !

La bouffée de stress habituelle envahit Anderson puis il regarda Donnati, lui affichant un pâle sourire. Le « top » de Matthieu dans son oreillette lui signala que le générique de quelques secondes finissait. Mike regarda la caméra, marqua une pause puis s'élança :

- Bonsoir chers téléspectateurs ! Pour ce numéro de Mik'ropolis, j'ai l'immense honneur de me retrouver dans le petit salon de l’Élysée en compagnie du locataire le plus connu de France !

Le journaliste se tourna ensuite vers son invité et poursuivit :

- Bonsoir Monsieur le Président et merci encore pour nous accorder cette entrevue exclusive. C'est en effet la première fois que vous vous adressez au peuple français de cette manière. Je ne vais pas vous faire attendre plus longtemps, et je vais tout de suite vous poser ma première question. Cela fait maintenant quatre mois que vous êtes à la tête de l’État. Comment est la vie ici, à l’Élysée ?

Michael préférait commencer d'un ton léger, sur une petite plaisanterie dont il savait que le Président serait sensible. Mais la contrainte du temps d'antenne ne lui permettait pas de grands écarts, et il allait bientôt devoir poser des questions de fond. Aussi, c'est pourquoi il enchaîna directement après la réponse de l'intéressé :

- Vous n'avez pas eu peur d'entamer des réformes assez... radicales. Annulation de vieilles dettes, baisse des taux d'intérêts. Je ne vais pas vous demander les raisons qui vous ont poussé à adopter ces méthodes, ni les effets que vous espérez, votre gouvernement en a déjà beaucoup parlé dans les médias ces derniers jours. Toutefois, la politique que vous menez actuellement n'a-t-elle pas pour vocation de s'éloigner de l'Union Européenne ? Autrement dit, sachant que vous n'avez rendu aucune visite à l'un des chefs d’État Européen depuis votre élection, quelles sont les intentions du gouvernement français vis-à-vis de l'Union Européenne, qui, comme vous le savez, est issue d'idées libérales ? Imaginez-vous une France sans Europe, là où le Général de Gaule avait défendu une France hors du Conseil de Sécurité de l'OTAN ?
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Albert Donnati
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MessageSujet: Re: [Mik'ropolis] Entretien avec le Président Donnati Jeu 20 Fév - 22:02

Ces caméras rapprochées ? Après toutes ces années sur scène et dans le cinéma, c'était loin d'être une plaie, cela déclencha instinctivement un petit sourire amusé à Albert, qu'il s’efforça de le limiter. C'était enfin parti. Le président français avait toute confiance en ce qu'il répondrait, il connaissait son programme et ses justifications sur le bout  des doigts, en revanche ce qui pourrait le stresser était les questions stupides témoignant d'un sérieux décalage (pardon).

- Trois... Deux... Un... Générique !

On allait voir de quoi était capable le jeune gars.

- Bonsoir Monsieur le Président et merci encore pour nous accorder cette entrevue exclusive. C'est en effet la première fois que vous vous adressez au peuple français de cette manière. Je ne vais pas vous faire attendre plus longtemps, et je vais tout de suite vous poser ma première question. Cela fait maintenant quatre mois que vous êtes à la tête de l’État. Comment est la vie ici, à l’Élysée ?

C'était sans doute une pointe d'humour, qui ne donna pas de mal à Donnati :


- " Plutôt branché, un peu dépaysant, j'ai quand même tenu à y amener ma brosse à dent et mes pantoufles personnelles... Mais c'est vrai que le lieu est très confortable. J'ai un petit faible pour la cuisine locale, Je regrette juste l'installation en 2010 de cet avion à 180 millions d'euros et du grand théâtre plus vaste que celui de la Maison-Blanche, c'était une idée indécente entre deux pertes d'emploi. Je me souviens ce que je ressentais en tant que français banal autrefois, rassurez-vous le pouvoir ne m'as pas changé "

On passa à la question suivante.

- Vous n'avez pas eu peur d'entamer des réformes assez... radicales. Annulation de vieilles dettes, baisse des taux d'intérêts. Je ne vais pas vous demander les raisons qui vous ont poussé à adopter ces méthodes, ni les effets que vous espérez, votre gouvernement en a déjà beaucoup parlé dans les médias ces derniers jours. Toutefois, la politique que vous menez actuellement n'a-t-elle pas pour vocation de s'éloigner de l'Union Européenne ? Autrement dit, sachant que vous n'avez rendu aucune visite à l'un des chefs d’État Européen depuis votre élection, quelles sont les intentions du gouvernement français vis-à-vis de l'Union Européenne, qui, comme vous le savez, est issue d'idées libérales ? Imaginez-vous une France sans Europe, là où le Général de Gaule avait défendu une France hors du Conseil de Sécurité de l'OTAN ? [/quote]

Ah, pas si mal. C'était un axe qui s'éloignait du cliché attendu, tant mieux. Donnati se creusa la tête quelques secondes, comme tout ses prédécesseurs avaient du le faire, avant d'entamer en variant les adaptations.

- " Bien. Alors pour commencer, je ne me suis pas du tout désintéressé de l'Europe, je ne luis pas particulièrement hostile, et je compte bien intégrer ses enjeux prochainement, important pour tous, nous comme eux. Il s'agissait de réformes vitales concernant ma population, à présent j'ai les ailes plus libres comme témoignent mes visites de janvier en Grèce et l'Espagne. Dans le cadre de l'Union Européenne, j'entamerais une tournée vers février-mars. En aucun cas je ne me mettrais au banc d'une alliance que nous pouvons rendre profitable, mais je compte exprimer mes pensées différentes.
Je tiens d'abord à défendre l'image de la France qui m'a élue, qui je le sais est déjà comparée à du maoïsme dans certains endroits de la planète, et aussi des idées chères qui nous permettront de progresser ensemble. L'Europe conçoit mal une révision du libéralisme, car elle mise depuis les années 1970 sur une politique de liberté déraisonné des entreprises, de compétitivité féroce et de rémunérations faramineuses ; pourtant les résultats ne cessent de rester les même, et même d'empirer : pas un seul des pays qui emploie leur modèle politico-économique n'a échappé aux problèmes, et mes politiques à moi sont critiquées alors qu'elles n'ont pas été vue sur le long terme depuis une éternité. Je cherche à encourager l'expérimentation d'un système qu'ils ont toujours renié alors qu'ils s'enferment dans une politique éternellement semblable aveugle aux autres essais.

Mon objectif est donc d'abord de rétablir la légitimité de mon programme et le pays qui m'a cautionné avec ses votes, afin d'en tirer des encouragements et des appréciations dont les citoyens n'auront pas à souffrir. Mais je ne suis pas naïf, je sais que peut être que je n'arriverais pas à me faire entendre, tout au moins j'aurais essayé.

D'autant plus que l'on parle de me sanctionner dans la cour d'Europe... On craint qu'avec notre politique keynésienne, notre intense production de monnaie répande l'inflation dans toute l'Europe et détruise la compétitivité, mais il me faudra alors leur expliquer comment je compte empêcher la multiplication de notre monnaie dans notre pays et de tricher dans les marchés : en les redistribuant à mes citoyens démunis et pas à notre commerce, simplement !


Il laissa une petite pause pour laisser le temps de digérer aux innombrables français qui l'écoutaient ou l'écouteraient et liraient plus tard.

" Ensuite, j'espère pouvoir donner quelques conseils, être un exemple quand aux politiques étrangères de l'Europe. Il y a un manque de popularité des chiffres indépendants et très précis comme ceux de l'INSEE, un manque d'inquiétude quand à leurs certitudes inébranlables et pourtant tant  objectées, et un manque de proximité des miséreux. Si je puis faire un accord, comme avec le président italien fraichement élu, Mr Borgia. J'ai l'erreur de ressentir de l'amertume d'être limité à mon pays, parfois, tout citoyen mérite ses droits.
Toutefois, mes avis sur l'Union Européenne sont mitigés. Certes, pour notre commerce, la mondialisation est une grande aide, elles permettent des profits énormes, bien que parois inégalement redistribués. Mais l'UE manque de plusieurs choses : l'autorité d'abord.
En ce moment, la Cour prépare un procès de l'Allemagne, et tous les pays le soutiennent. L'Allemagne est coupable de profits excédentaires, elle a rompu l'obligation d'acheter les marchandises d'importations de pays fragiles tandis qu'elle arrose tout le monde de ses exportations, elle n'a pas d'équité et à la moindre objection elle peut riposter que l'Union Européenne ne peut rien changer à sa souveraineté. Si l'Allemagne reste insensiblr et pense que c'est chacun pour soit, elle mérite le jugement ou la sortie, car elle tire les nombreux avantages mais refuse d'aider en contrepartie des voisins en difficulté. .Le retrait de l'Allemagne parait violent à imaginer, mais je ne suis plus du tout le seul chef d'état à le souhaite.

Il ne faudrait pas forcément reprendre la constitution européenne, mais mettre un trait de clarté sur qui décide quoi et dans quels contexte. Nous devons bien préciser ce qui peut être refusé et tolérer dans les états, où s'arrête la souveraineté, dans certains cas le repli fermé sur soit devrait être passible de déchéance de la zone européenne. Réécrire une charte peut être. Je pense aussi à voir si l'on peut éliminer certaines lois du traité européens oubliées mais aux terrible conséquences, comme la loi de Rotschild qui sanctionne les pays en difficulté en les interdisant d'emprunter à la banque européenne, et dont nous avons tous souffert. Je compte entre autre développer un traité contre les paradis fiscaux et la fraude fiscale, ainsi qu'une remise en question de la monnaie de l'euro qui est un poids pour beaucoup de nos membres.

Enfin, je m'intéresse aussi au tiers-monde, et depuis notre opération militaire dans deux états africains dernièrement j'ai pu voir comment en désertant ces régions umanitairement  comme diplomatiquement, l'Europe permet la multiplications des guerres et les menaces de génocide... Si nous étions uni ensemble à menacer les milices barbares d'aider leur victimes chaque fois qu'un état a perdu le contrôle face à elles, et de ne pas arriver hypocritement pour protéger nos seuls intérêts, le terrible souvenir du Rwanda ne reprendrait pas et les fous de guerres ne se sentiraient plus tout permis.

Voilà, si je vois que je subis échec sur échec dans mes démarches, je pense que je garderais une distance avec l'UE jusqu'à un renouveau, et si elle cherche à nous imposer des lois visant à saper nos progrès sociaux, je tenterais un référendum demandant si nous devons nous séparer de la monnaie européenne qui nous lie à eux. "
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MessageSujet: Re: [Mik'ropolis] Entretien avec le Président Donnati Sam 15 Mar - 18:01

Visiblement, la comparaison avec le Général De Gaulle avait semblé plaire à Donnati. La réponse qui s'en était suivie était intéressante et pleine de détails. Certaines phrases étaient lourdes de conséquences et assez osées, comme affirmer directement la volonté d'une exclusion de l'Allemagne de l'Union Européenne, ou la renégociation de l'Euro. Anderson était tenté de rebondir sur certains points, mais il savait que les développement du Président seraient interminables. Et il n'avait pas le temps pour cela. Son émission avait pour ambition d'être synthétique et originale. Nul doute que les questions qui lui brûlaient les lèvres seraient abordées par d'autres journalistes, par médias interposés. Mike préférait laisser cela à d'autres.

Il enchaîna donc avec la question suivante :

- Vous parlez de nos interventions militaires en Afrique. Justement, l'organisation du prochain G20, en Allemagne, aura pour thème le terrorisme. La France est donc très présente sur le plan international dans ce qui est la lutte anti-terroriste. Mais, au regard des tragiques événements de cet été et de l'attentat édifiant de Londres en Automne dernier (qui a causé la mort de plusieurs centaines de français et élevé à neuf le nombre d'otages français dans le monde) , ne pensez-vous pas que la portée de la France est limitée dans ce domaine ? Peut-on réellement parler d'une lutte efficace contre le terrorisme ? Quelles idées pensez-vous voir émerger de ce G20 ?

Tout en écoutant la réponse du Président français, Michael pensait à Lucien Bishop, son ami détenu par le NSG, probablement en Russie. Cela faisait maintenant trois mois qu'il avait été enlevé. Rapidement, Anderson cibla sa question en en posant une autre, plus polémique et déjà sous-entendue par d'autres organes de presse, sans jamais avoir été réellement formulée. Il prit un ton grave et dit :

- Monsieur le Président... Comme vous devez déjà le savoir, le Canard Déchaîné a clairement formulé une hypothèse selon laquelle la montée en puissance du NSG serait favorable à la France. Qu'avez-vous à répondre à cela ? Que pensez-vous du comportement de ce groupe terroriste qui, pourtant, défend une idéologie dérivée du Marxisme ? Dans l'hypothèse, aujourd'hui très discutée et énormément controversée, d'une prise de pouvoir de ce groupuscule en Russie, des accords économiques, militaires ou autres avec la France seraient envisageables ? Avez-vous actuellement des liens avec ce groupe et êtes-vous en pourparlers pour la libération de Monsieur Bishop, le seul otage français qu'il détient (à notre connaissance) ?

Cette question était un tantinet provocante, mais Anderson savait que Donnati ne le prendrait pas mal. C'était-là l'occasion pour lui d'éclaircir les choses et d'envoyer paître ses détracteurs (en supposant que ce qu'ils affirmaient était faux). En tous cas, le journaliste ne doutait pas de l'intérêt qu'apporterait la réponse du chef de l’État.
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Albert Donnati
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MessageSujet: Re: [Mik'ropolis] Entretien avec le Président Donnati Sam 3 Mai - 11:01

Le journaliste touchait un point juste, qui inquiétait les français, et méritait en effet des éclaircissements. Donnati tenterait des les alléger au mieux sans mentir entièrement, en provoquant la panique il n'infligerait que davantage de mal dans tous les sens. Pouvait-il révéler aux français que le monde risquait un cataclysme, d'autant plus avec les révélations récentes de l'affaire Neyo ?

" Je ne pense pas, pour être franc, que nous soyons sûrs dans tous les cas d'avoir un pouvoir majeur contre le terrorisme. Le terrorisme est comme, comment dire, une petite galle vicieuse et discrète : une petite maladie pour laquelle vous devez voir un médecin. Lui seul vous prescrira quelles méthodes et médicaments en pharmacie vous en débarrasseront. Éliminer le terrorisme c'est une opération chirurgicale, avec de hautes chances d'échec comme de réussite, ce n'est jamais garanti. Les experts en terrorisme sont là pour me conseiller là dessus et débattre des solutions, moi je ne connais pas parfaitement le domaine, j'applique ce qui me parait la meilleure solution. Toutefois, il peut arriver que contre des terroristes nous ayons un certain succès. Notre intervention au Mali l'a prouvé, grâce à de bons conseillers que mon défunt successeur et moi avons suivis, notre armée à éliminé plusieurs centaines de terroristes et plusieurs chefs, les a chassé de leurs positions, trouvé de nombreuses armes... Mais ces terroristes là sont plus repérables, et pratiquent souvent des guérillas. Pour ces raisons, Al Qaida et autres islamistes sont ceux que je qualifie des moins durs à neutraliser,malgré leur terrifiant attentat à Los Angeles. Pour Al Qaida, je suis certain que nous pouvons offrir un rôle d'importance, d'autant plus que la France est reconnue comme l'état qui gère le mieux les affaires de guerre contre le terrorisme en Afrique et en Moyen-Orient. D'autres  types de groupe cependant sont plus durs à combattre, par exemple les terroristes corses et basques chez nous ; mais c'est du au fait qu'ils misent surtout sur des attentats à la bombe, et pour faire plier un état ce ne sera jamais suffisant.

Le plus grand danger, ce sont les terroristes semblables à ces les terroristes russes qui ont pratiqué l'attentat de Londres. Cependant, la France s'engagera peu dans ce conflit : les anglais et les russes s'en chargeront surtout. Bien sûr nous ferons en sorte de les aider dés que nous en aurons l'occasion. Si l'enquête d'alliés détecte des éléments terroristes chez nous qui ne sont pas notre priorité, nous leur donnerons toutes les autorisations nécessaire et si possible un soutien de la gendarmerie.

En conclusion, je pense que nous pouvons lutter efficacement contre le terrorisme, comme chacun a pu le faire dans l'histoire, mais l'avenir seul nous dira à quel point cela fonctionnera, je ne peux rien promettre, en dehors du maximum d'efforts possibles. "





Anderson poursuivit par une autre question que la presse avait déjà un petit peu évoqué :

" Que pensez-vous du comportement de ce groupe terroriste qui, pourtant, défend une idéologie dérivée du Marxisme ? Dans l'hypothèse, aujourd'hui très discutée et énormément controversée, d'une prise de pouvoir de ce groupuscule en Russie, des accords économiques, militaires ou autres avec la France seraient envisageables ? "

Cette question elle viendrait forcément. Les amalgames ne manquaient sûrement pas. Donnati avait souvent peiné à dire qu'il n'était pas communiste, seulement convaincu d'humanité et de démocratie (même si selon certains l'erreur résidait justement dans ses excès) et convaincu par le Marxisme, comme le disait le journaliste.



" Pour vous répondre, je suis contre toute idéologie qui irait à l'encontre des principes démocratiques, y comprit par élection, qui ferait une nette différence avec moi, dois-je le rappeler ! Une élection par coup d'état militaire ou autre acte violent, menaçant, sanglant... et je condamnerais le régime à vive voix. Pour le reste je ne connais rien au système social proposé par par ce groupuscule, ou s'il tiendra parole, mais au cas où il appliquerait une politique staliniste, avec chacun obligé de travailler sans choix de métier et sans autonomie, ce sera niet directement. En revanche, tout régime, même non démocratique, s'il manie une économie assez humaine, avec des conditions matérielles satisfaisantes pour sa population, et un recul de la pénurie, serait en ce sens encouragé, et non désavoué au même rang que tout le reste, car si nous ne distinguons pas le bon du mauvais, nous risquons de pousser ce régime à pulvériser le peu de bon qu'il donnait. Je ne suis pas partisan de cet idée, mais du maximum de nuance, et pour cela diplomatiquement je vous aurais prévenu, je ne différencierait pas tant de mes prédécesseurs ! Je tiens aussi à préciser que le régime actuel russe, bien que de type républicain libéral, est reconnu de tous, alors qu'il a été prouvé qu'il emploie les fraudes électorales, et que plusieurs de ses actions sont condamnées par la communauté internationale, mais pourtant, régime reconnu, et même souvent reçu par les délégations européens... la Géopolitique est une bien sale affaire.
"
Lorsqu'il fut questionné sur Bishop, cependant, le président français ressentit une difficulté soudaine. Ce malin de journaliste avait posé une question délicate. Niveau espionnage le peuple ne pouvait être informé de tout, même avec Donnati, pour son bien même il devait éviter d'informer de toutes les ambigus coulisses du pouvoir (à qui depuis des siècles le peuple devait sa liberté, en ce monde hostile). L'affaire Bishop devait parvenir le moins possible. Mais si on voyait en direct monsieur Donnati mentir, la nouvelle se répandrait dans le pays jusque dans le monde, avec tout ce qu'on connait, les critiques, les théories de ceux qui n'y connaissent rien et un léger recul dans les sondages. Exténuant au possible quand l'électorat s'exploitait au compte-goutte. Il hésita un peu... Il se rendit compte que s'il hésitait trop, il pourrait donner une piètre image.

Tout cela était fatiguant... Il avait le droit à la gaffe après tout, ses prédécesseurs en étaient des champions, ce jour viendrait pour lui aussi. Après avoir hésité quelques secondes, Albert Donnati entama :

" Et bien, cette affaire est en cours, elle progresse... Mais je ne peux pas vous donner tous les détails, que je ne connais d'ailleurs pas entièrement. D'ailleurs en ce moment même je suis diffusé librement et ce que je dirais peut traverser le monde... Vous me comprenez. Tout de fois je peux promettre qu'il est encore en vie, et que nous avons des chances de le ramener intact, bien que je ne puisse rien promettre. Je compte en informer aussitôt le pays à ce moment. "

En vérité, Donnati savait que Bishop étant membre des services secrets, tout serait fait pour que lors de son arrivée triomphante il ne participerait que peu de temps à la cérémonie, le minimum syndical, et prétextant des raisons que nul français ne déplorerait (fatigue, besoin d'intimité) il se déroberait, et limiterait par la suite au maximum ses rencontres avec les médias, afin de reprendre le service (s'il serait toujours attaché à sa fonction...)
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