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Au Service Secret de la Nation : Partie 4 (ft. Bishop)

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René Mathis
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MessageSujet: Au Service Secret de la Nation : Partie 4 (ft. Bishop) Sam 4 Jan - 19:35

René Mathis venait d'arriver au quartier général de la DGSE. Il était 21h. Il savait que tout allait mal. L'homme qu'il avait rencontré à Domme avait réussi à foutre le bordel. Le président de la république était mort. Un attendant au sein d'un centre d'écoute de la DGSE. 3 députés présumé assassinés. Et pour boucler le tout, la menace qu'un membre de la DGSE est un traître. Mathis connaissait certaines personnes, et il savait qu'il pouvait leurs faire confiance, tel que Fabrice ou Lucie. Et le peux d'autre qui reste sont soit en mission à Nicosie, soit à l’hôpital comme Caroline. 

Il alla dans le bureau de Lambert, ou l'attendait le sénateur Brave.

- Bonjour Mathis, désolé de vous faire voyager comme ça dans le pays mais la situation ne fait que se dégrader, commença Brave
- Et le fait que vous disiez qu'un de nos agents est un traître n'arrange rien ! ajouta Lambert.

Lambert avait l'air inquiet et agacé.

- Je sais bien, mais au moins on a l'info et j'espère que les enquêteurs vont vite trouver quelque chose...

Le téléphone de Mathis sonna. Lucien était à l'autre bout du fil. Il lui annonça que Lambert était en danger et que Shatterhand comptait attaquer le siège de la DGSE dans les prochaine heures. Suite à cela il ajouta qu'il serait à l’aéroport Charles De Gaulle dans 3h et qu'en attendant il fallait mettre Lambert à l'abri, puis il raccrocha.

- Monsieur, c'était l'agent Bishop, il revient dans les prochaines heures. Le Docteur Shatterhand est en route pour vous trouver. On doit vous évacuer.

- Ne serais-ce pas ce qu'il veux justement ? 

- Apparemment non, il avait des plans très précis du bâtiment sur son ordinateur, ce qui veux dire qu'il espère vous avoir ici. Si jamais nous vous évacuons discrètement nous pourrons le contrer ici et vous serez en sécurité ailleurs.

- Pourquoi pas, qui vient avec nous ?

- Le moins possible, monsieur le sénateur, je pense que vous feriez mieux de quitter la zone également. 

- Miss Perrin peut venir avec nous, depuis le temps qu'elle travaille pour moi elle est digne de confiance. 

- Très bien, je prévient Bishop qu'il doit nous retrouver?

- Et ou nous allons ? 

- Comme à l'ancienne, dans des tranchées, à Verdun...


******************************************************


Verdun - 00h00

Mathis venait de garer une Renault Latitude devant un vieux bâtiment. Il descendit, suivit de Miss Perrin et Lambert. Ce bâtiment avait servi de cachette à des français durant la bataille de Verdun. La DGSE s'était servi par la suite de cet endroit pour former ses agents spéciaux. Depuis une dizaine d'année il ne servait plus mais il restait malgré tout des armes dedans, qui pourrait toujours servir. Mathis était quand même inquiet, tant que Bishop n'était pas là il ne se sentait pas en totale sécurité, on ne sais jamais, si quelqu'un les trouve ici...
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Lucien Bishop
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MessageSujet: Re: Au Service Secret de la Nation : Partie 4 (ft. Bishop) Dim 5 Jan - 9:09

Bishop avait fait au plus vite. Il devait être aux alentours de deux heures trente tu matin, lorsqu'il était au volant de la Renault gracieusement fournie la veille par la DGSE. En trente-six heures, il s'était déroulé de nombreux événements, et Lucien avait de bonnes raisons d'être inquiet. Depuis qu'il avait contacté Mathis, il ne cessait de ressasser les informations qu'il avait découvertes dans l'ordinateur de Shatterhand. Quelque chose clochait...

Désormais, l'espion roulait à toute vitesse à destination de Verdun. Là-bas, Mathis et Lambert s'y étaient réfugiés. Si jamais Shatterhand se rendait au siège de la DGSE, comme ils le prévoyaient, les agents sur place n'auront aucun mal à l'arrêter. Mais Lucien avait un mauvais pressentiment, c'est pourquoi il préférait se joindre aux agents planqués à Verdun. Il ne serait certainement pas de trop si la situation devait dégénérer.

Une énième fois, Bishop tenta de reconstituer la série d'événements qui les avaient tous conduits jusqu'ici. Le Président de la République avait été assassiné vendredi soir à Kourou. Le lendemain matin, un homme faisait sauter un centre d'écoute de la DGSE, en Aquitaine. Cet homme était passé par Nicosie où il avait contacté les Industries Shatterhand. Il s'avérait d'ailleurs que le Docteur Shatterhand, à la tête du groupe pharmaceutique, avait suivi de très près cette affaire et y était fortement impliqué. Au point d'avoir d'importants renseignements sur les agents de la DGSE. Il était même probable qu'il connaisse l'existence de l'ancien centre d'entraînement de Verdun...

Or, on ne savait pas pourquoi cet homme avait attaqué la France. Ni le lien qu'il y avait avec le crash d'un avion dans le Sud-Ouest. Pourvu que Mathis ait récolté des informations qui pourraient compléter les trouvailles de Bishop. L'agent secret regrettait que Lestaing soit resté à Chypre. Il aurait bien eu besoin de son soutien. Dans ce genre de situation, on n'était jamais de trop ! De plus, Lucien était éreinté. Seule la drogue lui avait permis de rester éveillé, excité. Mais cela le rendait beaucoup plus nerveux. Il était impatient d'arriver à la planque et espérait qu'il n'y serait pas trop tard. Shatterhand avait une bonne longueur d'avance sur lui, et Bishop serait certainement plus inquiet si jamais il était lui-même le premier sur place. Cela voudrait dire que le docteur manigançait quelque chose d'encore plus machiavélique afin de s'en prendre à Lambert.

L'espion finit par repérer la Renault de Mathis. La modernité du véhicule jurait incroyablement avec l'ancienneté du décors. Mais cela n'était qu'apparences. Lucien savait qu'à l'intérieur de la planque, la modernité avait peu à peu gagné du terrain, ne serait-ce que par l'armement plus sophistiqué qui s'y était installé. L'ancien journaliste coupa le contact et plongea dans l'obscurité la vue qui jusque-là se présentait à lui. Il sortit du véhicule et fit claquer la portière. L'obscurité et le silence rendaient cet instant irréaliste. Bishop avait l'impression d'être coupé du monde, dans un lieu isolé. Il avança prudemment vers la maison qui paraissait abandonnée. Là encore, ce n'était qu'une illusion. Un sous-sol avait été réaménagé par la DGSE afin d'y entraîner, fut un temps, ses agents spéciaux. Chaque pas qui rapprochait l'agent secret de la planque faisait monter son angoisse.

Pourvu qu'il ne soit pas trop tard...

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MessageSujet: Re: Au Service Secret de la Nation : Partie 4 (ft. Bishop) Lun 13 Jan - 21:00

Bishop entra dans la pièce sombre du centre d'entrainement désaffecté. Il eu l'air rassuré quand il vit Mathis, Lambert et Miss Perrin assis sur des chaises, sans danger.
- bonsoir Lucien, je vous paierai bien un verre mais j'ai terminé la bouteille de bourdon avec monsieur Lambert il y a un quart d'heure...
 Au même moment, Mathis reçu un coup de téléphone.
- Allô ?
- Monsieur Mathis.
- Qui est à l'appareil ?
- Vous m'avez déjà oublié ? Vous ne croyez quand même pas que j'allait mourir dans cet avion...
Mathis eu le sang qui se glaça. C'était Lucius Ford, si cétait sont véritable nom...
- Comment avez-vous pu vous en sortir ?
- En n'étant pas monté dans l'avion tout simplement. Voyez-vous je suis un homme très précis, un véritable caméléon comme on dit dans ma profession.
- Et pourquoi m'appelez-vous ?
- Pour vous avertir. Vous vous croyez en sécurité, mais n'oubliez pas ce que j'ai dit, le traitre peut venir de n'importe quel côté. Et vous savez que peut de gens peuvent avoir des infos sur tous les agents...
- Pourquoi m'aider ?
- Car vous êtes quelqu'un d'honnête monsieur Mathis, et que je vous apprécie mine de rien, vous avez du mordant, un agent hors-pair...
- Vous savez qui est l'homme qui nous trahis ?
- Qui a dit que c'était un homme ?
Mathis fut prit à nouveau d'un froid glacial qui traversa tout son corps. Il se retourna et regarda Lambert parler à Miss Perrin. Elle avait accès a toutes les données de Lambert, leur relation lui permettait d'être écartée quand il avait des doutes, mais elle jouait double jeu. Ce qui voulait dire que Shatterhand savait qu'il n'était plus au quartier général mais ici. Il devait partir immédiatement.
Mathis lacha son téléphone et prit son arme. Il la pointa sur Perrin. Lambert fut surpris. 
- J'ai toujours trouvé dommage que  l'on fasse autant confiance au secrétaires, cela renforce mes doutes. Vous avez transmis toutes les informations à Shatterhand sur notre mission, c'est pour cela que nous avons été si malmené pendant cette mission. 
Bishop avait l'air décontenancé. Tout comme Lambert qui ne comprenait pas tout.
- Qu'est-ce qui vous fait dire ça René ?
- L'homme que j'ai rencontré en Dordogne, savoir tout sur ce que l'on devait faire, et quels agents nous étions, ils connaissait mon dossier officiel, celui qui est dans notre serveur.
- Cela pouvais venir aussi d'une de vos connaissances.
- Non, car les personnes que je connais savent que je n'ai pas tué ma femme, mais que je l'ai laissé se suicidée. L'info venait donc de la DGSE, pas de mon entourage. Et seul vous monsieur Lambert avec accès a ses fichiers. Ainsi que votre secrétaire...
- Est-ce vrai Audrey ?
- Qu'est ce que tu croyais, que j'allait être amoureuse de toi comme ça ? Quand Shatterhand m'a proposer de me donner 5 millions d'euros pour infiltrer les donnée du MI6, j'ai souhaitez occuper de le poste de secrétaire de direction, pour pouvoir connaitre tout sur tout, sur vous, les agent, le président...
- Vous m'avez trahi, vous avez trahi mon honneur et votre pays !
- C'est vous qui l'avez trahi en laissant des responsables politique corrompu manigencer avec des terroriste pour leurs profit personnel. C'est une honte, et c'est pour cela que je ne vous respecte pas, et que vous allez mourir.
PAN
Le coup de feu était partit du pistolet de Mathis. Audrey Perrin regarda Mathis, l'arme qui fumait à la main.
- Je croyais que vous ne tuiez jamais de sang froid.
- A cause de vous j'ai faillit perdre une amie et des agents, on ne touche pas à mes amis.
Perrin s'effondra au sol. Au même moment, 3 Mercedes-Benz s'arrêtèrent autour du bâtiment et des hommes armé en sortirent. Mathis alla regarder à la fenêtre suivit de Bishop, qui malgré sa vivacité, n'avait pas l'air d'avoir tout a fait réagit à ce qui venait de se passer. Mais le danger qui approchait l'avait rendu bien plus réceptif.
- Je compte 12 hommes armés, plus Shatterhand. 
Bishop confirma. Mathis fit demi-tour et alla dans la salle d'arme. Il prit un Ak-47 et le lança à Bishop pour qu'il puisse avoir une arme bien meilleure. Il pris également un Colt qu'il lança à Lambert, qui avait l'air de ne pas se remettre de la nouvelle. Mathis lui prit un Bazooka et s'approcha en courant de la fenêtre, il arma  le lance-missile et tira sur une des Mercedes. L'explosion détruisit 2 voitures, et tua 4 hommes. shatterhand était toujours hors de porté. Mais les hommes commencèrent à tirer sur le bâtiment avec un haut-calibre. 

- J'ai bien peur que la guerre continue Lucien !
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MessageSujet: Re: Au Service Secret de la Nation : Partie 4 (ft. Bishop) Mar 14 Jan - 17:30

Ouf ! Il était arrivé à temps. Les trois occupants de la cabane étaient sains et sauf. Et vu la remarque de Mathis, rien de grave ne s'était déroulé. Bishop n'eut pas le temps de répondre que le téléphone de son coéquipier se mit à vibrer. L'intéressé décrocha. Au vu de la tournure que prenait la conversation, René ne semblait pas ravi de cet appel. Il était soudainement sur la défensive : son interlocuteur n'était visiblement une personne dont Mathis ne se serait attendu à recevoir un appel. Sa dernière phrase avait été lancée d'un ton pesant, comme si l'agent secret redoutait déjà la réponse qui allait suivre. L'individu au bout du fil avait des informations importantes. Mais comment Mathis pouvait-il savoir qu'il était fiable ?

Soudainement, le quinquagénaire brandit son arme et la pointa en direction de la secrétaire de Lambert. Était-elle l'espionne à la solde de Shatterhand ? C'était du moins ce que croyait Mathis. Mais quelles preuves avait-il ? Comment pouvait-il en être si sûr ? Lucien n'osait intervenir. Mais il était prêt à dégainer son arme si jamais la situation dégénérait. Puis, à la stupeur générale, Miss Perrin avoua. Comment se faisait-il qu'elle ait pu accéder à de si hautes responsabilités sans la méfiance de qui que ce soit ? Apparemment, elle avait été corrompue avant-même d'entrer dans la DGSE. Et quelle était cette histoire de politiciens véreux ?

Les déclarations de l'ex secrétaire ne plurent pas à Mathis. Le coup de feu partit et la maîtresse de Lambert s'effondra. Mais le temps n'était pas aux pleurs ou aux remises en question. Un bruit sourd se fit entendre dehors, alors que trois véhicules roulaient à toutes vitesse vers la planque des agents français. Lucien et René se jetèrent à la fenêtre la plus proche pour observer. Ils étaient bel et bien treize au total. L'ancien journaliste se contenta d'un "Merci" lorsque son collègue lui lança un AK-47. Puis, après l'intervention explosive de l'espion plus âgé, il demanda :

- Quels sont nos dispositifs de défense ?

Il se plaça en même temps à une autre fenêtre et se mit à tirer sur les assaillants. Deux tombèrent sous ses coups, avant de riposter. Bishop dû se mettre à couvert en s'accroupissant derrière le rebord de sa fenêtre. Il en profita pour jeter un œil à Lambert. Celui-ci était nerveux, mais avait finit par reprendre son sang-froid. Ce ne devait pas être le première fois qu'il était dans ce genre de situation. Lucien se releva une nouvelle fois et fit feu. Il toucha un homme, puis dû encore se baisser pour éviter d'autres tirs. En attendant, Mathis avait changé d'arme et défendait une autre façade de la cabane. Bishop cria :

- Ils nous encerclent ! Je vais défendre le côté Ouest !

Accroupi, Lucien se déplaça ensuite vers le versant opposé à celui qu'il défendait, dans une petite salle voisine. Il récupéra au passage quelques munitions, brisa la vitre à coup de crosses et arrosa de nouveau ses ennemis. Il avait vu juste en défendant un autre flanc de la planque. Mais, inexorablement, les ennemis semblaient se rapprocher. À lui seul, Bishop avait abattu cinq hommes. Il vérifia que les alentours étaient bien sécurisés, puis, une fois certain qu'il n'y avait plus aucun risque que ses ennemis soient de ce côté-là, il rejoignit Mathis et Lambert.

- J'en ai eu cinq. Dit-il tout en rechargeant son AK-47. Il n'y a plus aucun bruit, c'est louche. Ils préparent quelque chose... Peut-être devons-nous procéder à une exfiltration ?

À moins que justement, les bandits se terraient afin de voir leurs proies sortir de leur terrier. S'ils avaient cessé le feu, c'était peut-être dans le but d'attendre une erreur de la part des agents de la DGSE. Lucien annonça à ses deux confrères :

- Je vais faire une diversion, en sortant le premier. Je vais rentrer dans la voiture avec laquelle vous êtes arrivés, et je mettrai les voiles le plus loin possible. Si jamais je me fais tirer dessus, alors peut-être parviendrez-vous à localiser les tireur. J'essaierai en tous cas de les entraîner à ma suite, afin de vous laisser le champ libre. Vous n'aurez qu'à prendre ma voiture. Toutefois, soyez très vigilants : rien ne dit qu'ils enverront toutes leurs troupes à ma poursuite.

Leur principal problème, désormais, était de donner une raison aux tueurs de se lancer aux trousses de Bishop. Celui-ci avisa le cadavre de la secrétaire, puis ajouta :

- Je vais traîner le corps de Miss Perrin. Avec l'obscurité, ils ne devraient pas voir qui c'est, et penser que c'est Monsieur Lambert, blessé. Ça leur fournira une bonne raison de me suivre.

L'espion procéda à l'échange de clefs, puis souleva le corps de la traîtresse avant de caler l'un de ses bras sous son épaule. Il prit une grande inspiration, puis ouvrit la porte, et se dirigea vers la voiture de Mathis, attentif au moindre signe pouvant trahir la présence d'un adversaire.

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MessageSujet: Re: Au Service Secret de la Nation : Partie 4 (ft. Bishop) Mar 14 Jan - 20:43

Bishop était moins bien rouillé que Mathis. Le vieil espion avait manqué 3 fois sa cible.  4 hommes c'était peu. Bishop partit de l'autre côté du bâtiment alors que la moitié des hommes partirent dans la même direction. Au même moment, Mathis faillit se prendre une balle venant d'une mitraillette longue portée, à 100 mètre plus loin, sur un colline. René tira une rafale sur la Coline mais il n'arriva pas à toucher le tireur qui était hors de portée. Une autre voiture arriva, un 4x4 avec 6 hommes à l'intérieur. Les renforts de Shatterhand. Ils avaient tout prévu, ils n'avaient aucune chance. Mathis commença a désespéré quand il vit 2 hommes enfoncer la porte et s'apprêter à abattre mais Ils se firent surprendre par Lambert, qui les avaient abattu d'un coup. Lambert était touché à l'épaule quand même, le tireur au dessus de la Coline avait réussi à le toucher à cette distance. Bishop revint, l'assault de l'autre côté avait du porter ses fruits.
- Je vais faire une diversion, en sortant le premier. Je vais rentrer dans la voiture avec laquelle vous êtes arrivés, et je mettrai les voiles le plus loin possible. Si jamais je me fais tirer dessus, alors peut-être parviendrez-vous à localiser les tireur. J'essaierai en tous cas de les entraîner à ma suite, afin de vous laisser le champ libre. Vous n'aurez qu'à prendre ma voiture. Toutefois, soyez très vigilants : rien ne dit qu'ils enverront toutes leurs troupes à ma poursuite. 
- Et comment tu veux les convaincre ?
- Je vais traîner le corps de Miss Perrin. Avec l'obscurité, ils ne devraient pas voir qui c'est, et penser que c'est Monsieur Lambert, blessé. Ça leur fournira une bonne raison de me suivre. 
- Excellente idée. Je m'occuperai de tuer ceux qui restent.
Mathis pris des ciseaux et coupa les cheveux de Perrin pour éviter que cela se voie que c'était une femme. Puis bishop l'amena dans la voiture et partit. 5 homme le suivirent avec le 4x4 Mercedes ML. Espérons que Bishop arrive à détruire leur véhicule et les tuer tous. il en restait 4, dont Shatterhand, plus le tireur de la Coline. Mathis retourna dans la salle d'arme et pris un sniper. Pendant que Shatterhand et ses hommes approche, Mathis visa le tireur embusqué et le tua avant qu'il n'est eu le temps de s'en rendre compte. Au même moment il repris son arme à main et tira sur un des hommes. Il le tua, un garde et Shatterhand tirèrent en direction de la fenêtre de Mathis. L'agent riposta en tuant le garde, mais au même moment Shatterhand tira sur la fenêtre et toucha Mathis en plein cœur. René s'effondra à terre, inconscient.
Lambert fut surpris. C'était la fin songeai-t-il. Le dernier garde Shatterhand pénétra dans la pièce. Au même moment, Lambert, qui était adossé au mur et par terre, tira sur le garde plusieurs coup et son pistolet n'eut plus de minutions. Shatterhand entra dans la pièce et vit Mathis au sol. Puis il regarda Lambert, souffrant.
- Vous allez me tuer ?
- Oui, mais avant ça, j'aimerai vous dire que vous tuer m'aura couté cher, aussi cher que la drogue volée, mais au moins c'est la preuve qu'un Shatterhand paie toujours ses dettes. Vous aurez une mort lente, comme le député du Vaucluse, qui énormément souffert pendant qu'il brûlait dans son appartement.
- Vous brûlerait en enfer.
- Vous aussi, vous avez trahi votre patrie pour l'argent et la sécurité de votre carrière.
Shatterhand tira au niveau du rein gauche de Lambert. Il lâcha un cri de douleur avant de regarder avec des yeux noir le docteur, satisfait de le voir aussi résolu.
- Vous voudriez cacher votre souffrance. C'est bien.
- Pourquoi tuer tant de monde pour l'erreur de 5 hommes ?
- Pour vous déstabiliser.
- Tuer Mathis était aussi pour me déstabiliser ?
- Cet homme était un bon agent, mais il était devenu un pauvre vieillard...
- Vous croyez ça ? Il a eu toujours été quelqu'un de fiable et performant.
- La preuve qu'aujourd'hui il n'est plus l'homme qu'il était.
- Tu sais ce qu'il te dit le vieillard ?
Shatterhand fut surpris et se retourna. Le coup partit. Shatterhand regarda Mathis avec le sourire puis baissa la tête. Il toucha sa poitrine, pleine de sang, et releva la tête vers Mathis.
- Pour la Nation !
Shatterhand tomba à terre. Mathis se releva, enleva son gilet par balle et alla voir Lambert, en piteux état.
- J'ai bien cru que vous étiez mort Mathis.
- J'ai préféré remettre la mort à plus tard.
- Nous avons gagner, il n'y a plus de danger.
Une ambulance approchait.
- Vous allez être jugé pour trahison et finir votre vie en prison.
- Vous savez que ça n'arrivera pas. Tuer moi.
- Je ne peux pas faire ça.
- Autorisez-moi une fin honorable.
- Et trahir mon pays ?
- Non, rendez service à votre pays, je vous en supplie, me tuer permettra de satisfaire les autres personnes qui pourrais être de mèche avec Shatterhand..
Mathis fut surpris de la demande de son chef, mais il pris l'arme de Shatterhand, regarda Lambert dans les yeux.
- Vous avez été un bon directeur général.
- Merci, René.
Mathis appuya sur la détente. Lambert tomba sur le côté, mort.

L'ambulance arriva plus tard, soignant Mathis. Il était assis sur l'arrière du véhicule. Pendant ce temps il espérait le retour de Bishop, qui n'était toujours pas revenu de sa course poursuite, car c'était un très bon agent et qu'il ne méritait pas de mourir.
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Lucien Bishop
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MessageSujet: Re: Au Service Secret de la Nation : Partie 4 (ft. Bishop) Mer 15 Jan - 12:46

Un 4x4 l'avait pris en filature. C'était une bonne chose. Mais, ce qui l'était moins, c'est que Bishop n'avait pas entré ce véhicule dans son équation. Autrement dit, il restait des assaillants autour de la cabane. Lucien avait foi envers les compétences de Mathis (et de Lambert, également), mais cela leur suffirait-il à faire face à l'ennemi ?

Cependant, l'espion avait fait son choix : celui de la diversion. Hors de question de revenir en arrière. Il devait éloigner le plus possible ses poursuivants, mais également s'en débarrasser au plus vite afin de secourir Mathis et Lambert. Bishop accéléra, incitant le 4x4 à le suivre. Il emprunta la même route sinueuse que celle sur laquelle il avait roulé quelques minutes plus tôt. Les phares du véhicule le suivant l'éblouissaient. D'un geste brusque, Lucien détourna son rétroviseur intérieur. La voiture se rapprochait peu à peu de lui, et finit indubitablement par le percuter. L'espion braqua son volent, dans le but de dévier sa trajectoire pour rester sur la route. En même temps, un homme se pencha par la fenêtre de la place du passager avant du 4x4, une mitraillette à la main, et tira sur la Renault Latitude. La vitre arrière explosa et Lucien dut se baisser. Il n'était pas sûr que Mathis apprécie que l'on salisse sa banquette arrière, ou que l'on déglingue ses sièges avants... En fait, il n'était plus très sûr de quoi que ce soit. La route devint subitement floue, les phares de ses poursuivants l'éblouissaient toujours. La voiture de Bishop commença à faire des zigzags et fut, par conséquent, encore une fois percutée par le 4x4.  Cette fois-ci, la Renault ne ressemblait plus à rien : l'arrière était totalement défoncé.

L'agent secret appuya sur l'accélérateur, contre-braqua et sa berline repartit de plus belle. N'était-ce pas un virage que Lucien apercevait devant lui ? Il n'était plus qu'à cent mètres du tournant, avec vue sur le vide. L'espion s'empara de son AK-47, posé délicatement sur les genoux du cadavre de Miss Perrin, et se tourna, conservant la direction du véhicule. Il tira quelques balles vers ses assaillants, afin de les occuper.

Plus que cinquante mètres. Bishop se refocalisa sur la route, saisit la mitraillette pour fixer la direction, empêchant le volant de tourner dans tous les sens. Plus que dix mètres. Lucien ouvrit la portière, et glissa :

- Au revoir Miss Perrin ! Faites attention à l'atterrissage !

Puis il jaillit hors du véhicule, alors que celui-ci sortait de la route, allant s'écraser quelques mètres plus bas. Bishop fit quelques roulés-boulés avant de se redresser péniblement, essuyant quelques brins d'herbes humides qui s'étaient agrippés à sa veste. Le plan de l'agent secret avait plutôt été une bonne idée, si ce n'est que les mercenaires avaient pilés juste devant le bord de la colline, s'évitant ainsi une chute mortelle. Déjà les hommes sortaient de la voiture et tiraient sur Lucien. Celui-si se jeta de nouveau au sol et s'enfuit vers la forêt. Les balles sifflaient autour de lui, l'une d'elles finit même par l'atteindre au niveau de l'avant-bras gauche. Heureusement pour lui, elle n'était pas rentrée, ce n'était qu'une simple égratignure.

À bout de souffle, l'agent finit par se réfugier derrière un arbre. Il entendait les hommes derrière lui, qui le cherchaient. Des bruits qu'il percevait, il comprit qu'un homme s'approchait de sa position, d'un pas feutré. Il devait être attentif, se préparant sans doute à une attaque surprise de la part de l'espion. Mais celui-ci se voyait mal agir de la sorte. Soudainement, Lucien avait été victime de tremblements et de frissons. Que lui arrivait-il, bons sang ? Des sueurs froides se mirent à couler de son front. Inquiet, Bishop vérifia son état. Non, il n'était pas blessé, une simple éraflure au niveau de l'un de ses bras.

Il devait se ressaisir ! S'il ne réagissait pas immédiatement, alors il serait découvert, et abattu. Mais comment lutter contre cette contraction des muscles, et ces nausées grandissantes ? Trop tard, il se posera la question une autre fois. Maintenant, il devait agir. L'ancien journaliste se saisit de son arme et fit feu sur l'homme, qui s'écroula sous ses tirs. Bishop avait agit dans l'urgence, sauvant sa vie mais dévoilant sa position. Rapidement, des cris fusèrent de plusieurs endroits, communiquant à qui voulait bien l'entendre que l'espion se trouvait dans ces environs.

Mince ! Mal en point, Lucien dut reprendre sa course. Il parcourut quelques mètres, avant de s'appuyer contre un arbre et de vomir. C'était cette saleté de came ! Il en avait besoin maintenant, mais son matériel se trouvait dans la voiture laissée à la planque. L'agent français sentit la rage monter en lui, face à son impuissance dans une telle situation. S'il ne s'injectait pas quelque chose maintenant, alors ces hommes allaient le trouver et l'éliminer ! Des bruits de pas indiquaient que plusieurs ennemis s'approchaient. Bishop se voyait mal leur tenir front, il devait trouver une autre solution. Mais son cerveau fonctionnait au ralentit.

Son premier tir toucha la tête de l'un des deux hommes. L'autre surpris, voulut faire feu, mais ne put toucher que le tronc derrière lequel s'était réfugié l'homme en manque de drogue. Lucien était tendu. Il savait que d'une seconde à l'autre, le mercenaire allait pointer le bout de son nez au dessus de sa planque. Ce sera alors au plus rapide des d...

Son coup parti dès l'instant où le visage pâle de son adversaire apparut dans le champ de vision de l'espion. Il avait donc abattu trois hommes. Il devait bien en rester autant à éliminer. Bishop, tremblotant, ramassa l'un des AK-47 et vérifia ses munitions.

- Hey ! Cria-t-il d'une voix fébrile, Je suis là ! Tuez-moi si vous le pouvez !

L'espion savait qu'il n'aurait pas l'énergie nécessaire pour rester en forme plus longtemps. Il devait se débarrasser de ses poursuivants le plus rapidement possible. Accroupi près des deux cadavres, Lucien les inspecta en vitesse. L'un d'entre eux transportait trois grenades. Voilà qui devrait suffire. Mais il avait été stupide de révéler sa position si tôt. Précipitamment, Bishop défit ses lacets et les accrocha l'un à l'autre afin de faire une corde plus longue. Il cala l'une des grenades contre une racine, et y noua les lacets dont il accrocha l'autre extrémité à une seconde racine. Ainsi, il avait conçu un piège mortel : quiconque ferait choir la corde avec son pied, dégoupillerait la grenade et la ferait exploser.

Alors qu'il s'éloignait de son œuvre, Bishop entendit les hommes qui arrivaient. Il leva les mains en criant :

- Ne tirez pas ! Vous n'aimeriez pas que ceci me tombe des mains, n'est-ce pas ?

Il venait d'exhiber une autre grenade, déjà dégoupillée cette fois. Lucien put voir les deux hommes qui venaient d'apparaître face à lui s'échanger un regard. Doucement, l'espion reculait, incitant les hommes à avancer. Fatalement, l'un d'eux franchit la ligne rouge, et la grenade explosa, pulvérisant les deux mercenaires. C'était terminé. Bishop devait retourner au plus vite auprès de ses coéquipiers, mais il devait reconnaître qu'il n'allait pas très bien... Il vacilla.

Quoi qu'il advienne, il devait se débarrasser de la grenade qu'il avait en main, sous peine de connaître le même sort que les deux dernières personnes qu'il venait de tuer. Une nouvelle fois, Lucien s'appuya contre un arbre, s'apprêtant à lancer la grenade au loin. Mais un tir le surprit, passant tout près de sa tête. N'écoutant que ses réflexes, l'espion envoya l'arme explosive à destination de l'endroit d'où venait le tir. C'est ainsi que Bishop élimina le sixième de ses poursuivants, qui avait eu l'audace de contourner son piège.

Tel un mort vivant, Lucien se traîna jusqu'au 4x4. Il referma la portière derrière lui, une fois installé sur le siège conducteur, et regarda le tableau de bord d'un air hagard. Plusieurs minutes s'écoulèrent ainsi, sans que l'ancien journaliste ne fasse le moindre mouvement. Son esprit paraissait vide ; son esprit était vide. Puis, petit à petit, il reprit conscience. Il avait toujours froid et ses nausées n'avait pas cessé, mais son cerveau semblait sortir de sa torpeur. Il mit machinalement le contact et le voyant de l'heure s'afficha. Dans l'hypothèse où l'horloge de cette voiture n'était pas déréglée, alors Lucien avait bien dû passer une demi-heure dans la forêt. Il avait eu l'impression que cela n'avait duré qu'une dizaine de minutes. Il dirigea son regard vers l'ensemble boisé, et vit avec stupeur que celui-ci était en feu ! Ses tours de passe-passe avec des grenades n'avait pas dû arranger les choses...

Contrairement à ce qu'il croyait, la drogue ne l'aidait en aucun cas à tenir. Dans un premier temps, ça l'avait peut-être maintenu éveillé, mais ce n'était pas la première fois qu'elle mettait l'une de ses missions en péril. Toutefois, là, il venait de risquer la vie de ses collègues en perdant tant de précieux temps.

Soudain, Bishop fit un violent retour à la réalité ! Mathis et Lambert avaient besoin de lui ! Il fit vrombir le moteur et alla à toute allure en direction de la planque. De sa main droite, il s'empara de son téléphone et appela des pompiers. Si le feu se propageait, alors la zone était menacée. Leu feu devait être maîtrisé en très peu de temps.

Dans l'obscurité de la nuit, le 4x4 de Bishop fonçait à vive allure sur la route sinueuse. Si jamais il arrivait trop tard, alors il s'en voudrait d'avoir payé une vulgaire dose de cocaïne au prix de la vie de ses proches !

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MessageSujet: Re: Au Service Secret de la Nation : Partie 4 (ft. Bishop) Mer 15 Jan - 19:11

Bishop apparut plus tard, apparaissant derrière l'ambulance. Mathis lui expliqua dans les détails ce qui c'était passé, et Lucien eu l'impression d'être déçu de savoir que Lambert était coupable dans cette affaire de drogue. Il rentrèrent enssemble au Quartier Général pour faire un debriefing, et profiter de quelques jours de repos...


********


17 Juillet 2013 - Paris - France
Robert Brave avait été nommé président suppléant, le président du Sénat l'avait nommé à sa place étant donné que ce dernier avait des problème familiaux. C'est donc lui qui avait rendez-vous avez Mathis à 14h. René arriva à l'heure, et entra dans l'ancien bureau de Lambert. Le sénateur était en train de regarder les livres sur la bibliothèque.
- Monsieur le Sénateur.
- Bonjour monsieur Mathis. Content de vous revoir.
- De même monsieur le sénateur.
- assaillez-vous.
Mathis pris place devant le bureau et le sénateur pris l'ancienne place de Lambert.
- Je suis navré pour la mort de monsieur Lambert, je sais qu'il était votre ami. Il aura fait un bon directeur et malgré les récentes affaire internationales, il aura servi le pays avec honneur.
Mathis sourit à cette remarque. Il n'avait pas parlé de ce qu'il savait sur Lambert, mis à part à Bishop. Le sénateur aurait été bien plus dur sinon.
- Maintenant, vous savez bien que la succession au poste de directeur général se pose, j'ai parlé à beaucoup de gens important, et votre nom est ressorti plusieurs fois.
- Est-ce vrai ?
- Vous méritez cette place, vous avez servi le pays pendant 30 ans, il est temps pour vous d'avoir un poste plus confortable.  Vous avez agi aux quatre coins du monde, vous êtes le seul à pouvoir aider nos agents à se guider et faire les bons choix.
- J'en serais honoré.
- Parfait. Je vais en parler à mes collègues, vous prendrez vos fonctions dès demain.
Robert Brave se leva de son siège. Mathis se leva aussi et lui pose une question.
- J'aurais voulu aussi savoir, vous serez candidat à la présidentielle d'aout ?
- Non, je laisse cet honneur à ma collègue Nathalie Kaminski-Michalak, je doit m'occuper de redresser notre position dans le monde, et se battre en différents partis politiques n'est pas la meilleure solution.
- Je vois, sage décision.
- Au revoir monsieur Mathis.
- Au revoir monsieur le Sénateur.


*********


18 Juillet 2013 - Paris
Mathis attendait Bishop dans son bureau. Il avait gardé la plupart des éléments du bureau de Lambert. Il voulait que sa première entrevue soit avec Bishop, il avait certaines choses à lui dire. Lucien fut pile à l'heure, comme à son habitude.
- Bonjour Lucien, entre.
Bishop entra et le salua en l'appelant monsieur le directeur, Mathis préférait garder une relation proche avec Bishop, cet agent avait du protection.
- Tu peux continuer de m'appeler Mathis tu sais, je ne suis pas un as des formalités.
Lucien pris place en face de Mathis.
- Dit moi Lucien, j'ai une question a te poser, depuis combien de temps prend tu de la drogue ?
Mathis ne regardait pas Lucien pendant qu'il avait posé la question, il s'occupait d'écrire sur une feuille, attendant la réponse de l'agent Bishop.
- Quel âge tu as ? 30 ans ? Tu as encore une vie longue devant toi, même si les métiers que l'on fait sont rudes, nous devons faire en sorte de vivre le plus longtemps et d'être en meilleur santé possible. Je ne veux pas que sous ma direction, un agent soit en danger à cause de la drogue. J'ai déjà assez d'agents alcooliques...

Mathis releva la tête, et regarda Lucien dans le yeux.
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MessageSujet: Re: Au Service Secret de la Nation : Partie 4 (ft. Bishop) Mer 15 Jan - 20:51

Le chef de la DGSE, le Président de la République et trois députés avaient été mêlés à un trafic de drogue. Comment était-ce possible ? Lorsque Mathis lui apprit la nouvelle, Bishop fut sous le choc. Ajoutez à ça le manque de cocaïne, la fatigue insupportable qui s'accumulait et le maigre repas avalé à la va-vite dans l'avion, c'en était trop pour Lucien. En réalité, il n'avait pas encore encaissé le poids des révélations faites par son collègue. Et même si les lumières des gyrophares de l'ambulance l'aveuglaient à moitié, il était content qu'elle soit là, afin de pouvoir être pleinement soigné. Non, surtout pas ! pensa-t-il en sursautant. Il ne fallait en aucun cas que des soins luis soient prodigués, de peur que l'on découvre qu'il se droguait. Si tel était le cas, alors Bishop serait très certainement démis de ses fonctions, radié, voire jugé. Au fond, quel différence y avait-il entre Lambert et lui ? Lucien comprenait même très bien pourquoi celui-ci avait demandé à René de l'achever. Il en aurait certainement fait autant à sa place...

Les jours qui suivirent permirent à Bishop de se ressourcer et de se reposer. Il put enfin profiter pleinement de son retour en France. Il n'avait pas vécu ici depuis de nombreux mois, et son appartement Rue des Bergers, dans le quinzième arrondissement de Paris, avait un peu pris la poussière. Il en profita donc pour faire un grand ménage de printemps et recontacter ses proches. Il prévint ses parents qu'il était de retour de son reportage en immersion au Tibet, ce qui, bien entendu, était faux.

L'annonce de la promotion de Mathis fut plutôt une satisfaction. Du point de vue professionnel, René était un bon agent. Ses état de services étaient exemplaires. Bishop avait à plusieurs occasion pu consulter son dossier. Mais il l'avait fait récemment, tout comme au sujet de Lestaing et Landreau : il aimait bien se renseigner sur ses collègues. Il avait d'ailleurs cherché dans les archives de la DGSE un certain "Thomas Gaëtan" mais ne l'avait pas trouvé. Il en avait alors déduit que l'homme qu'il avait rencontré ce soir de Mai sur le Checkmate n'était pas un agent des services secrets français, comme il l'avait prétendu.

Du point de vue personnel, Mathis était un peu comme un mentor aux yeux de Lucien. Ce n'était pas lui qui lui avait enseigné les rudiments du métier, non, mais il avait participé à son élévation au sein de l'agence d'espionnage, lui permettant surtout de devenir agent de terrain. Et cette mission à Verdun avait instauré une certaine complicité implicite entre les deux espions. Mais Bishop fut surpris d'être convoqué aussi rapidement dans le bureau de Mathis. Que lui voulait-il ? Toucher un mot à propos de la mission ?

Le lendemain, le 18 Juillet au matin, Lucien se tenait dans le bureau de son nouveau supérieur. Celui-ci l'invita à entrer :

- Bonjour Lucien, entre.

- Bonjour Monsieur... le Directeur. répondit l'espion, ayant faillit manquer aux formules d'usage.

- Tu peux continuer de m'appeler Mathis tu sais, je ne suis pas un as des formalités.

Bishop sourit, laissant passer un sourire décontracté. Il comprenait qu'un homme qui avait été agent de terrain toute sa vie accepte de se passer de telles conventions. Mais son devoir à lui, en tant que subordonné, n'était-il pas de rester justement dans les conventions habituelles ? Peut-être pas... C'était à lui de faire preuve de flexibilité !

- Dis-moi Lucien,
(Le ton était devenu plus grave, inquiétant légèrement Bishop) . j'ai une question a te poser, depuis combien de temps prends-tu de la drogue ?

L'espion concerné sentit sa respiration se bloquer en même temps que la panique le gagnait un court instant. Comment avait-il été découvert ? La De Zir ! Il avait laissé la cocaïne à l'intérieur. Un agent ayant récupéré la voiture l'avait sans doute examinée et avait fait part à son supérieur de sa trouvaille ! Ensuite, il ne fallait pas être un savant pour en déduire qui en était le propriétaire. Bishop pouvait toujours se cacher derrière une excuse improvisée, il savait que ça ne servait à rien avec Mathis. Il devait faire face à ses responsabilités. Mais, de l'autre côté du bureau, le nouveau directeur général ne fixait pas directement Lucien dans les yeux, il se contentait d'écrire quelque chose, se donnant une contenance. Le sujet était-il aussi délicat pour lui qu'il ne l'était pour l'agent Bishop ? Alors que ce dernier allait tenter une réponse, après un moment d'hésitation, René enchaîna :

- Quel âge tu as ? 30 ans ? Tu as encore une vie longue devant toi, même si les métiers que l'on fait sont rudes, nous devons faire en sorte de vivre le plus longtemps et d'être en meilleur santé possible. Je ne veux pas que sous ma direction, un agent soit en danger à cause de la drogue. J'ai déjà assez d'agents alcooliques...

Cette fois-ci, il regarda Lucien droit dans les yeux. Celui-ci prit une inspiration  et se lança, décidant de dire la vérité. Après tout, il n'avait rien à cacher. D'un ton déterminé, il répondit :

- Cela doit faire maintenant sept ou huit mois que je consomme de la cocaïne, sous forme d'injections que je m'administre plusieurs fois par jour. Je pense, Monsieur, que vous avez lu mon dossier, ne serait-ce qu'une fois. Certainement-même avant que je n'entre dans ce bureau. Vous savez, alors, que j'ai vécu de difficiles épreuves ces dernières années. Que j'ai vécu un véritable enfer. Je ne suis certainement pas le seul, ici, à avoir vécu de telles choses. Ni le premier, ni le dernier. Je sais que, vous aussi, vous avez dû subir des événements douloureux, vous avez dû faire des choix atroces. Tout ça pour une seule et unique raison, un seul but, un seul mot : votre nation. Il en est de même pour moi, Monsieur. Et à aucun moment, je n'ai sombré dans l'alcoolisme, la drogue ou je ne sais quel autre vice. À aucun moment, je n'ai été à l'encontre des intérêts de ma patrie.

Lucien marqua une courte pause, le temps d'avaler sa salive, puis reprit sa réponse :

- Si je me suis drogué, c'était dans le cadre d'une mission d'infiltration au sein d'un cartel de drogue Sud-Américain implanté en Australie. C'était le seul moyen d'approcher au mieux les dirigeants de cette organisation, le Cosa Real. La mission n'a pas connu un franc succès, mais nous avons toutefois pu récolter certaines informations. Et ces infos, je ne les aurais certainement pas eues sans l'usage de cocaïne. Je devais me faire passer pour un dealer, mais aussi pour un camé, et je l'ai fait. Pour plus de détails concernant cette opération en sous-marin, je vous invite à consulter le rapport de la mission « Yellow-submarine » , qui a dû ête conclu dans la semaine. Je tiens également à vous rappeler qu'il y a une semaine, je me trouvais encore en Indonésie dans le cadre de cette infiltration.

Cette fois-ci, Lucien se leva, regardant toujours Mathis dans les yeux. Il conclut :

- Mais vous avez raison. Ça fait maintenant une semaine que l'opération a été abandonnée, et de retour en France, j'ai continué de me droguer. Par conséquent, si vous devez prendre des sanctions à mon encontre, je l'accepte. C'est désormais votre rôle de mettre de l'ordre dans vos rangs et je me plierai à toute mesure que vous prendrez à mon égard. Il est de votre droit, voire de votre devoir, que d'agir en conséquence.

Même si Bishop espérait que les sanctions ne seraient pas trop rudes, il était sincère dans ce qu'il disait. Il avait conscience que le déshonneur était à portée de main, et que tous les sacrifices qu'il avait effectués au cours de ces cinq dernières années pourraient voler en éclat en un instant.

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MessageSujet: Re: Au Service Secret de la Nation : Partie 4 (ft. Bishop) Mer 15 Jan - 21:02

- Mais vous avez raison. Ça fait maintenant une semaine que l'opération a été abandonnée, et de retour en France, j'ai continué de me droguer. Par conséquent, si vous devez prendre des sanctions à mon encontre, je l'accepte. C'est désormais votre rôle de mettre de l'ordre dans vos rangs et je me plierai à toute mesure que vous prendrez à mon égard. Il est de votre droit, voire de votre devoir, que d'agir en conséquence. 


- Lambert était un grand homme, mais il a toujours mis de côté les problème de santé que peuvent provoquer certaines missions. J'ai lu ton dossier, et sache que je comprend totalement. Sauf que je tient à ta vie et ton talent. Tu as réussis à t'infiltrer parfaitement, et c'est moi qui ai choisi de te faire revenir, par Lambert. Landreau et Lestaing ont eu l'accord de l'ancien directeur mais pas toi, c'est moi qui ai insisté face à lui. Mais le problème doit être réglé. Tu va passer une semaine dans notre centre spécialisé avec notre médecin en chef, le docteur Charlotte Lewis. Le centre se trouve à Orléan, et ensuite tu devra suivre un traitement et être suivit pas un de nos médecins pendant plusieurs semaines, mais en toute discrétion. Mis à part cela, je te souhaite bon courage, et si jamais tu as des soucis, n'ai pas peur de m'en parler, je ne renvoi pas les agents sur des coups de tête. Bonne soirée.



Lucien le salua à son tour, puis sortit du bureau. Il était sincère, un véritable atout dans le service, Mathis ne pouvait pas se permettre de le laisser aller, il était un agent de confiance, et Mathis savait qu'aujourd'hui, la confiance est dur à obtenir. Et Lucien avait la confiance de Mathis, qu'il ne le déçoive pas...



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