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Premier discours du Président Donnati [Libre]

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PNJ MI6
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MessageSujet: Premier discours du Président Donnati [Libre] Lun 16 Sep - 15:43

Ce soir, toute la France était devant son téléviseur. Le moment fatidique allait enfin avoir lieu ! Savoir qui sera le nouveau président de la République française... Après l'assassinat du dernier Président, la succession allait devoir être d'autant plus importante pour celui qui devra sauver le pays du terrorisme mondial ! L'animateur du JT prit alors la parole devant la France entière. 


- Mesdames, mesdemoiselles, messieurs bonsoir. Ce soir aux actualités, nous allons découvrir ensemble les résultats de ce second tour. Nous connaîtrons alors enfin le visage de notre prochain président, celui qui succédera à notre défunt Président qui a été assassiné. Dans quelques secondes, nous recevrons les résultats officiels. N'hésitez pas de nous faire part de vos impression sur le site de TF1. Voilà, les résultats sont arrivés. Nous les découvrons en même temps que vous alors...


Le candidat Albert Donnati remporte les élections présidentielles avec 54% des voix !
Et la candidate Marion Martinez-Legrand reçut 46% des voix des français...


Retrouvons maintenant en direct, le premier discours du nouveau président de la République : Albert Donnati !


Les français allaient maintenant pouvoir entendre s'exprimer leur nouveau dirigeant. Sera t-il sauver le pays ? Sera t-il à la hauteur des espérances ? Saura t-il vraiment prendre la relève ? Les français étaient sans doute impatients d'avoir des résultats...


[Merci à tout ceux qui ont voté, et merci surtout à ceux qui on participé à ces élections en présentant un candidat. Merci donc à René Mathis qui sans lui, un événement comme ça n'aurait pas existé. Nous attendons maintenant avec impatience le premier discours de Donnati en tant que Président. Après que Donnati aura fait son discours, vos perso pourront donner leur avis sur ces élections. Very Happy]
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Albert Donnati
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MessageSujet: Re: Premier discours du Président Donnati [Libre] Ven 20 Sep - 20:25

Donnati se dressa de toute sa hauteur devant le micro, plus imposant qu'il ne l'avait jamais semblé. Il portait une chemise bleu ciel et une cravate mélangeant des motifs rouges et verts, son costume des célébrations victorieuses (il l'avait porté à la cérémonie des Césars). Sa face était à un de ces moments où il rayonnait d'une joie prosaïque et avant de grimper sur la tribune il avait échangé volontiers des sourires ridés et chaleureux aux partisans qui se collaient au mur de gardes de sécurité. Il prononça le discours qui signait son baptême :

« Français et françaises, je ne peux, vous le devinez, vous décrire mon émotion. Pas celle d'être devenu le français numéro un, mais celle que la majorité des votants m'aient confiés la responsabilité de leur avenir. Et aussi celle d'avoir vaincu le danger, représenté par la candidate opposée, bien que je n'insulte aucunement ceux qui ont voté pour elle, et qu'au contraire je suis infiniment heureux de les avoir tiré de ce risque, car leurs destins me sont aussi importants, qu'ils m'aiment ou ne m'aiment pas.


Mais je suis aussi encore un peu inquiet. En effet, le fait que les votes favorables à Mlle Legrand aient presque égalisés le candidat adverse m'attriste, maintenant encore que le danger a passé. Je sais bien que c'est assez spécifique dans le contexte de cette année, car la crise a exacerbée les peurs et les instincts faciles en chacun de nous, et que ce second tour enregistre un absentéisme historique dans les votes. Mais il n'en demeure pas moins que nous avons frôlé la catastrophe, le retour aux valeurs arriérées que nous avons prit deux siècles à éradiquer tout à fait, à la peur et la haine, qui guident la politique vers des valeurs contraires. Car le seul but d'une politique, est d'offrir le maximum de protection et de confort à chaque personne dans son territoire, en égalité, car derrière nos papiers et nos nationalités que nous n'avons pas décidés, nous sommes tous des hommes, et méritons tous autant d'indulgence. Ce siècle est à la rectification, pas à la violence.

Maintenant que vous connaissez ma pensée, je vous fait le serment de travailler tant que je le pourrais, du haut de la pyramide de l’Élysée, à redresser la crise et à vous défendre. Je vous annonce que dés que je serais aménagé et que je ne me perdrais plus dans le chemin entre mon bureau et les toilettes, je préparerais en priorité un plan qui visera successivement ceux responsables de vos maux. Je ne me dirais président que le jour où je serais réellement un homme, pour diriger ce pays !


Je tiens enfin, maintenant que je suis élu, à rendre hommage à la mémoire d'un défunt, dont je prends la place encore chaude : François Hollande. Même si je n'ai jamais été ami ni fan avec lui, les français l'avaient choisit, ce qui n'est pas rien, et nous ne l'avons pas vu assez longtemps à son poste pour savoir qui il était vraiment. Était-il un homme dévoué à son peuple mais impuissant à la situation, un homme trop timide pour forcer les barrages, ou encore un manipulateur ingénieux qui s'est donné une image bien choisie, comme plusieurs le pensent, pour pouvoir abattre des cartes que nous ne connaîtront jamais ?

Même en une année, le président d'une démocratie comme la notre ne peut pas encore montrer ce que valent ses réformes, car rappelez-vous qu'il faut des mois pour qu'elles soient proposées, des mois pour qu'elles soient votées et entérinées, des mois pour qu'elles soient réellement appliquées, et encore des mois pour voir leurs résultats. Monsieur Hollande qui était centre à nombre de griefs, n'a pas eu le temps de donner ses preuves, avant de mourir, et quoique nous pensons, nous ne saurons jamais s'il aurait été un homme indigne en conclusion de son quinquennat. C'est donc à un homme mystérieux, illisible à jamais, secret, que je donne un hommage, car son meurtre était tragique. Et ce pays saura retrouver ses assassins et les juger ! »






Il attendit les réactions, le tonnerre des applaudissements couplé au tonnerre des sifflements. Il parcourut quelques visages dans la foule sous ses pieds, en espérant peut être dévisager des réactions.
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Sir Miles Messervy
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MessageSujet: Re: Premier discours du Président Donnati [Libre] Dim 22 Sep - 7:46

La Jaguar remonta doucement les Champs-Elysées pour prendre une route plus discrète à travers les ruelles environnantes. Le chauffeur anglais prit soin de ne pas faire crisser les pneus mais en se débrouillant pour aller vite quand même. Le passager avait débouché une bouteille de muscadet et en avait rempli un verre en effleurant du doigt la tablette électronique et en regardant la une des journaux. Il dégusta une gorgée du blanc-sec et le posa sur la commode aménagé sur le siège voisin. Il lut l'article sur l'élection de Donnati. 

M grogna un peu et reposa la tablette. Il pouvait pas voir les politiques en peinture et son côté conservateur le poussait également à être grincheux comme le qualifiait ses hommes. Au final, Legrand aurait pu être pire. Il ne faut jamais refiler la carte bleue du pays à une blonde surtout hystérique.

La voiture s'arrêta devant un immeuble et Sir Miles Messervy descendit prenant appui sur sa cane même s'il n'en avait pas besoin. La lame cachée sous le bois le rassurait quand même quelque-soient les circonstances. Il fit quelques pas et entra dans le bâtiment. Il poussa quelques portes avant d'arriver au numéro 13, il sentait bien le sens de l'humour de celui qui les avait convoqué.
Il entra et reconnut deux visages familiers qu'il salua assez rapidement. Il ne connaissait pas les autres enfin si de nom mais il ne les avait jamais rencontré avant. Ceux qu'il connaissait. Tigre Tanaka est un ancien militaire japonais au grand sens de l'honneur et est devenu le chef des services secrets japonais. Sa compagnie est toujours très agréable. Anatol Gogol ancien chef du KGB et actuel leader du SVR n'avait rien perdu de ses talents avec l'âge mais tout comme M, il devrait sûrement songer à la retraite. Ils avaient vécu les derniers jours de la Guerre froide et savaient pertinemment tout ce que ça avait impliqué et ce que ça impliquait encore aujourd'hui.

- Où est le nouveau patron de la DGSE ?

M n'avait pas vu René Mathis parmi les personnes conviées à la réunion. Tanaka posa une coupelle devant M avant de s'asseoir et de réfléchir en pesant ses mots.

- Nous ne l'avons pas invité car nous avions besoin de votre avis M senpai. Vous êtes le seul à l'avoir rencontré et à déjà le connaître en tant qu'agent.

M se posa autour de la table basse et regarda Gogol, il devait bien connaître Mathis lui. Peut-être qu'il préférait ne rien en dire pour l'instant. M avala une gorgée de l'alcool de riz tiède

- C'est un élément de confiance qui ne posera de problèmes à aucun de nous. Je l'aurais invité à votre place Tigre. Il vous aurait sûrement prouvé ses aptitudes.

- Ne vous inquiétez pas, il ne me manquait que votre avis pour que ma secrétaire envoie une invitation à ce Mathis. Nous pouvons déguster thé et saké en l'attendant, j'ai commandé quelques autres rafraîchissements qui devraient vous faire plaisir. Je m'absente un instant.

Tanaka disparut et M se tourna vers Gogol.

- C'est quoi cette réunion.

Il remarqua la salle qui était décorée à l'orientale et les assistantes de Tanaka qui avaient accepté de faire la cérémonie du thé pour Tigre et ses invités. Elles portaient la tenue traditionnelle, le kimono avec l'obi noué dans le dos.

- Tigre voulait nous réunir car il semblait assez inquiet quand à certains dangers qui guettent chacun des services de renseignements. Il semblerait que les Américains aient refusé l'invitation comme d'habitude mais d'autres surtout européens ont répondu présents. On va voir comment se déroulera la suite.

M regarda pensivement la coupelle de saké avant de la finir. Tigre avait sûrement dû joindre René Mathis connaissant la rapidité de celui qui aurait été samouraï a une autre époque...

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