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Neiyo is my Name [ft. Draco, Bishop + Mathis]

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Ernst Stavro Blofeld
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MessageSujet: Neiyo is my Name [ft. Draco, Bishop + Mathis] Jeu 8 Aoû - 11:11

Continent : Europe
Pays : France
Lieu : Erreur Système...
Heure : 6h00

Identification : Neiyo
Mot de passe : ******


Connexion du Réseau SPECTRE


Bastia - Corse - 6h28

C'est dans la belle ville de Bastia dans le Nord de la Corse que tout commença. Monsieur François Luciani prenait un petit café pour débuter sa journée dans l'un des petits bars du coin. Il n'avait pas à l'idée ce qui allait lui arriver dans les quelques minutes qui suivent. Il se mit à lire tranquillement le journal. Sur la première page, "Les nouvelles élections présidentielles approchent !", la France avait déjà oublié la mort tragique du Président de la République. C'est quand il se leva pour prendre l’addition qu'une bombe explosa dans le bar. Tout était en feu et le barman et Luciani n'avaient pas survécu à l'explosion. 

Dans les minutes qui suivent, la police était sur place mais n'était pas surprise par l'explosion. Des attentats à la bombe se faisaient très souvent en Corse, et il connaissait déjà les coupables. La pègre avait une influence impressionnante et un contrôle sur l'île surprenant. Le chef de la mafia se nomme Marc-Ange Draco, un homme que tout le monde respecte ici. Luciani était l'un de ses hommes qui venait juste de rentrer de la capitale pour prendre des nouvelles suite à la mort du Président Français.

L'un des hommes de Draco était arrivé peu après la police, pas question de se montrer devant les forces de l'ordre. Il prit alors son téléphone et envoya un message à son patron.Qui avait osé assassiner un des hommes du Parrain de la mafia Corse ? Le message qu'envoya l'homme de Marc-Ange expliquait la situation, et stipulait que des hommes sont sur l'affaire à la recherche de la moindre piste. Le Parrain de la mafia Corse n'a plus qu'à attendre des résultats. 

La patience n'était sans doute pas une chose plaisante pour un Parrain de la pègre. Attendre, attendre et encore attendre.... Jusqu'à ce que sa servante lui rapporta du courrier. Quelques factures mais une enveloppe retint son attention, celle avec inscrit dessus à l'encre de chine "A l'attention de Mr. Draco". A l’intérieur de l'enveloppe se trouvait un billet d'avion pour Paris mais aussi une lettre. Voici le contenu de la lettre en question :
Citation :
13 août
Cher monsieur Draco,

Ce matin, l'un de vos hommes est mort lors d'une tragique explosion à Bastia. Je connais les auteurs de cet attentat à votre encontre. Je suis prêt à vous livrer leur identité mais seulement en échange de la somme exacte d'un million d'euros. Vous n'avez qu'à prendre le billet d'avion pour Paris, vous arriverez à l'aéroport de Paris-Orly dans 1h30 environ. Nous vous recontacterons alors sur place, mais venez avec l'argent. Si vous ne le faites pas, nous tuerons votre fille Teresa. Et si vous tentez quoi que ce soit, nous vous tuerons tout les deux. Contentez vous de suivre mes indications et vous aurez vos réponses.

Cordialement ~N~ 


Quartier Général de la DGSE - Paris - 6h45

 La journée venait juste de commencer pour les habitants de Paris. Tous était déjà passé à autre chose, depuis la mort du Président. Maintenant que la DGSE a résolu l'affaire tout se porte au mieux. L'agent René Mathis est devenu chef du service, une nouvelle ère s'éveille ! Nous sommes en pleine période de campagne électorale ici. Les français avaient-ils si facilement fait le deuil de leur ancien Président ? On dirait bien que oui, enfin ce sont des français en même temps. Et un nouveau gouvernement doit être mis en place au plus vite, il faut donc un nouveau Président de la République qui sera capable de sauver la France de la crise et d'autres menaces comme le terrorisme.

Le QG de la DGSE était toujours actif même après leurs enquête sur la mort du Président, les services de renseignements n'ont pas le droit de se reposer. C'est alors qu'à 6h50 exactement que tout le systèmes informatique du bâtiment ne répondait plus. Après quelques secondes, chaque écran d'ordinateur afficha sur un fond blanc, la lettre N en noir. 
Qu'est ce que cela signifie au juste ? 


Juste quelques secondes après l'apparition de ce symbole mystérieux, une voix sortit des micros du bâtiment. Une voix déformée, tout le monde était très attentif à ce qu'elle disait. Juste après l'affaire d'un assassinat présidentiel voilà qu'on attaque encore le QG de la DGSE, mais en réalité ce n'est pas le QG que l'on vise cette fois-ci. Mais un seul agent du service...

"N'essayez même pas de pister le signal d'où je pirate votre système informatique si bien protégé. Vous ne me trouveriez pas, et cela vous ferait perdre de votre temps. J'adresse toutes mes félicitations à votre nouveau chef pour sa montée en grade. Je ne suis pas ici pour vous monsieur Mathis mais pour l'agent Lucien Bishop. Passez le moi dans les 20 minutes qui suivent sinon le bâtiment explosera. Et ne doutez pas de ma parole, votre système de sécurité a été plus que facile à déverrouiller alors faire sauter votre QG ne sera pas plus compliqué. Vous avez 20 minutes..."

Voilà que les dés sont lancés, il ne reste plus qu'à attendre ce que chacun allait faire. La mort de Luciani aurait-il un lien avec les événements survenus au QG des services secrets français ? Mathis n'a plus beaucoup de temps pour passer l'agent Bishop à ce mystérieux pirateur informatique. 
C'est quand le danger est le plus éloigné de soi, qu'on s'y attend pas...

[Salut tout le monde, voilà dans quel ordre vous devez répondre à ce RP. D'abord Draco puis Mathis et pour terminer le tour de Lucien. Ce RP se passe après l'event "Au service secret de la Nation". Donc Mathis est devenu chef de la DGSE pour une raison "X" que vous découvrirez dans la partie 4 de cet event, c'est pour cela qu'il participe au début de notre RP. Bon jeu à vous tous Very Happy.]
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Marc-Ange Draco
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MessageSujet: Re: Neiyo is my Name [ft. Draco, Bishop + Mathis] Sam 24 Aoû - 18:07

Marc-Ange s'assit dans son canapé pour analyser la situation. Il y avait un de ses homme qui était mort et une personne anonyme connaissait l'identité des auteurs de l'attentat. Mais le problème est qu'il fallait qu'il se rende à Paris avec un million d'euros. Marc-Ange n'avait pas beaucoup hésité car la vie de sa fille était en jeu (et aussi car le billet d'avion était gratuit). 

Il appela sa servante et lui demanda de préparer sa valise. Pendant que les valises se préparaient Marc-Ange partit dans son coffre fort et prit un million d'euros qu'il mit dans un sac. Quelques minutes plus tard les valises étaient prêtes. 

Marc-Ange appela son chauffeur et monta dans sa luxueuse voiture avec son million direction l'aéroport.

Après une courte ballade il descendit de la voiture et prit l'avion en première classe. L'avion décolla et Marc-Ange avait la tête remplit de question.
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René Mathis
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MessageSujet: Re: Neiyo is my Name [ft. Draco, Bishop + Mathis] Dim 25 Aoû - 21:52



- Qu'est ce que c'est ? ça ne va jamais s'arrêter ! Ou est Fabrice, Lucie ?
- Je ne sais pas, il doit être au Labo.

Au même moment, Frabrice, le quartier-maître arriva.
- Je suis là monsieur, je crains que l'on se soit fait pirater. Nos systèmes ne sont pas tout a fait sécurisé depuis l'attentat de Janvier. 
- Comment est-ce possible, je pensais que...

"N'essayez même pas de pister le signal d'où je pirate votre système informatique si bien protégé. Vous ne me trouveriez pas, et cela vous ferait perdre de votre temps. J'adresse toutes mes félicitations à votre nouveau chef pour sa montée en grade. Je ne suis pas ici pour vous monsieur Mathis mais pour l'agent Lucien Bishop. Passez le moi dans les 20 minutes qui suivent sinon le bâtiment explosera. Et ne doutez pas de ma parole, votre système de sécurité a été plus que facile à déverrouiller alors faire sauter votre QG ne sera pas plus compliqué. Vous avez 20 minutes..."


- Lucie, pouvez-vous appelez l'agent Bishop, immédiatement. 
- Tout de suite monsieur.
Mathis était inquiet, il avait du mal à se remettre des événements du mois dernier, il utilisais toujours une canne et boitait. Le médecin lui avait dit qu'il fraudais trois mois pour que son état s'améliore.
- Il devrait arriver d'ici 10 minutes il vient de partir de chez lui.
- Merci Lucie, que la chance soit avec nous.
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MessageSujet: Re: Neiyo is my Name [ft. Draco, Bishop + Mathis] Lun 26 Aoû - 12:40

Six heures quarante-six. Ce ne fut pas le réveil, mais le téléphone qui interrompit le calme régnant dans un des appartements de la rue des Bergers, dans le quinzième arrondissement de Paris. Ça faisait plus de deux ans que Lucien vivait ici. Il s'y était installé après la mort de sa femme, mais n'y avait pas mis les pieds pendant un long moment, à cause de la mission Yellow Submarine qui avait duré plusieurs mois. Il s'y était ré-installé que depuis son retour d'urgence en France à la mi-juillet.


À cette heure-ci, Bishop n'était pas endormi. Mais il était toujours dans son lit. Depuis sa dernière mission, l'enquête sur l'assassinat du Président, il dormait mal: ça faisait maintenant deux semaines qu'il n'avait pas consommé un gramme de cocaïne. Suite aux récents événements, il avait décidé d'arrêter. Cela n'arrangeait pas son état et n'améliorait en rien son humeur. C'est pourquoi il n'aimait pas trop être dérangé de bonne heure après une nuit où il avait mal dormi. Lucien avait maugréé un "Allô" avant d'écarquiller les yeux de surprise ! La DGSE était attaquée et il devait s'y rendre dans les plus brefs délais ! Dans un quart d'heure, avait dit sa correspondante, il sera trop tard ! "J'arrive" fut sa seule réponse avant de raccrocher et de se précipiter sur les vêtements les plus proches. Pas le temps pour un café revigorant, ce matin...

Atteindre le bureau en moins de quinze minutes relevait de la pure utopie. La première raison était qu'il n'avait pas de voiture. Le plus souvent, l'agence lui en fournissait pour les missions. Et au quotidien, il n'en avait pas réellement besoin. Il se déplaçait la plupart du temps en métro, en bus ou à pieds. Mais dans une situation d'urgence comme celle-ci, les transports en commun étaient trop risqués. Un seul arrêt prolongé, et Lucien serait responsable de... il ne savait même pas quelle était la menace !

Prendre un Vélib' le ferait arriver beaucoup trop tard. Mais une voiture... C'est vrai que depuis quelques années, il était possible d'en louer rapidement à Paris ! Bishop courut jusqu'à la borne la plus proche et s'installa au volant de la première Autolib' qu'il aperçut. Il fit rugir le moteur et roula à tombeau ouvert, regardant constamment l'heure défiler. Il fit à peine attention aux protestations des autres usagers, et se contentait de slalomer entre les autres véhicules.

Quelques minutes plus tard, il se rua au dehors, juste devant l'entrée de l'agence. Il s'y engouffra, sans prendre la peine d'adresser la parole aux gendarmes qui montaient la garde. Devant le détecteur de métaux, un homme l'attendait. Visiblement, Mathis avait dépêché un comité d'accueil afin d'accélérer les choses. Les deux agents traversèrent le portique en sonnant, mais la sécurité les laissa passer. Bishop suivit son guide à travers bâtiments, couloirs et ascenseurs. Ils n'avaient pas besoin de communiquer pour savoir que le temps leur était compté.

Après une course qui lui parut interminable, Bishop finit par arriver dans le bureau de Mathis, essoufflé. Il dit d'un ton grave :

- Bonjour Monsieur.

Arrivait-il trop tard ? D'un ton qu'il voulait décontracté, il demanda:

- En quoi puis-je vous être utile ?

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Dernière édition par Lucien Bishop le Mar 27 Aoû - 14:51, édité 1 fois
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René Mathis
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MessageSujet: Re: Neiyo is my Name [ft. Draco, Bishop + Mathis] Lun 26 Aoû - 18:44

- Bonjour Monsieur. 


- Suivez-moi Lucien.


- En quoi puis-je vous être utile ?


Tout en marchant Mathis lui expliqua qu'il lui restait une minute pour répondre à un appel et les menaces.
Fabrice attendait dans la salle d'écoute. Au moment ou Lucien et Mathis rentrèrent dans la pièce, une sonnerie retenti et la conversation commença. Fabrice tenta pendant la discussion de localiser le signal.
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Ernst Stavro Blofeld
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MessageSujet: Re: Neiyo is my Name [ft. Draco, Bishop + Mathis] Mar 27 Aoû - 12:11

Aéroport de Paris-Orly - 8h13

L'avion de Marc-Ange venait d’atterrir sur la piste avec 3 minutes de retard. Il avait quitté Ajaccio à 6h40 environ, on est encore dans les temps. Deux hommes en costard cravate noir attendaient le parrain de la pègre dehors. Il allait devoir emmener leur invité jusqu'au cœur de la capitale. 

Draco avait pris avec lui la valise comportant les 1 millions d'euro. Il ne restait plus que le Corse suive les instructions et tout se passera comme prévu selon le plan... Quand les deux hommes en noir aperçurent Marc-Ange, ils marchèrent vers celui-ci jusqu'à arriver devant le parrain. 

- Monsieur Draco, veillez bien nous suivre s'il vous plait. C'est au sujet de l'attentat de ce matin à Bastia. Notre chef veut vous rencontrer en personne. Vous avez l'argent ?

***

Quartier Général de la DGSE - Paris - 7h04

Derrière son écran, le terroriste se mit à sourire quand il vit grâce aux caméras de surveillance l'agent Bishop arriver dans le bâtiment de la DGSE. A une minute près, quel dommage... L'explosion du QG de la DGSE se fera donc une autre fois. Ils allèrent tous à la salle d'écoute pour pouvoir répondre au hacker en personne. Quand ils arrivèrent le terroriste ne laissa pas Lucien répondre en ne sachant même pas à qui il a affaire aujourd'hui. 

- Agent Lucien Bishop, c'est un réel plaisir de pouvoir enfin vous voir. J'aurais énormément de choses à vous dire concernant le Cartel H, votre femme ou encore la mission Embrassade, mais nous avons tout notre temps n'est ce pas ? Vous avez eu de la chance, beaucoup de chance, à une minute près le bâtiment et vos petits copains espions seraient morts. Agent Bishop, je vous connais très bien et même peut être mieux que vous, mais vous ne savez même pas qui je suis, mais vous le découvrirez sous peu ne vous en faites pas. 

C'est en pleine discussion, que Fabrice réussit à localiser  le terroriste. Il est à Marseille, heu non, à Dubai, à New York, à Moscou, à Tokyo, etc... Le signal est brouillé et envoie la localisation de Fabrice sur plusieurs endroits au hasard. Comme il l'avait dit avant, impossible de le localiser. Ce hacker ne doit pas être un simple mec qui fait une farce mais quelqu'un ayant des moyens assez effrayants pour les services secrets français.

- Passons aux choses sérieuses maintenant, agent Bishop vous allez devoir suivre mes instructions sinon énormément de pauvres innocents vont mourir. Je ne menace plus vos amis de la DGSE, ce serait trop répétitif. Rendez-vous à l'hôtel plaza Athénée, 25 avenue Montaigne. Vous avez 30 minutes, je vous recontacterais là-bas. Et si l'un de vos copains espions essaie quoi que ce soit le QG de la DGSE sera réduit en poussière. Vous avez 30 minutes.

L'agent Bishop ne se rendait pas compte de ce qu'il allait vivre aujourd'hui. L'ennemi qu'il a en face de lui n'est pas un idiot mais quelqu'un de méticuleux qui à tout prévu le déroulement des opérations en détails. Lucien allait devoir se surpasser intellectuellement si il veut vraiment vaincre son ennemi se cachant dans l'ombre.

[Merci à René Mathis d'avoir participé au début de ce RP, je pense qu'il n'est plus obligé de participer maintenant. C'est donc à Marco puis à Lulu Smile]
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Marc-Ange Draco
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MessageSujet: Re: Neiyo is my Name [ft. Draco, Bishop + Mathis] Mar 27 Aoû - 16:42

Le voyage fut long pour Draco car une multitude de question trottaient dans sa tête. Une fois l'avion posé sur la piste de l'aéroport Paris-Orly, Marc-Ange détacha sa ceinture puis sortit de l'avion.

Deux minutes après l'atterrissage Marc-Ange se présenta devant le tapis roulant et récupéra ses affaires et attendit sa valise comportant le million. Après cinq minutes d'attente un bip retentit et un message au dessus du tapis disait " Fin de distribution ". Marc-Ange poussa un sacré coup de gueule au près du patron de l'aéroport puis quelques instants plus-tard un nouveau bip retentit et Marc-Ange récupéra son million.

Il sortit de l'aéroport dix minutes après que l'avion ait atterrit. Aussitôt deux hommes habillés de noir arrivèrent droit sur Draco et s'arrêtèrent devant lui.

- Monsieur Draco, veillez bien nous suivre s'il vous plait. C'est au sujet de l'attentat de ce matin à Bastia. Notre chef veut vous rencontrer en personne. Vous avez l'argent ?

- Oui je l'ai.

- Très bien suivez nous je vous pris.

Marc-Ange s'executa et monta dans une voiture noir qui parti ensuite.
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Lucien Bishop
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MessageSujet: Re: Neiyo is my Name [ft. Draco, Bishop + Mathis] Mar 27 Aoû - 20:40

En un instant, Mathis fit à Lucien un compte-rendu de la situation. Un pirate informatique s'était donc introduit à l'intérieur du système informatique de la DGSE et et l'avait entièrement paralysé. Bishop n'eut pas le temps d'en savoir plus avant une nouvelle intervention du terroriste. Les premiers mots le stupéfièrent, et il tenta au mieux de cacher sa surprise. Tête baissée, concentré, il enregistrait dans sa mémoire chaque mot prononcé par cet inconnu. Mais lorsqu'il entendit des noms qu'il croyait enfouis, il ne put s'empêcher de regarder en coin ses collègues présents dans la salle, sentant son sang ne faire qu'un tour.

Le Cartel H était un groupe de narcotrafiquants auxquels Lucien s'était confronté, lors d'une mission en Belgique. Il avait mis à mal ce réseau terroriste et était parvenu à en démasquer certains membres. C'était aussi la première fois que cette organisation entrait dans les archives de la DGSE. Mais le revers de la médaille avait été bien douloureux... Pas moins de quinze mois plus tard, Lucien avait retrouvé un membre de cette organisation terroriste dans son appartement situé à Shanghai , aux côtés du corps sans vie de sa femme. Depuis, Lucien Bishop n'avait cessé de culpabiliser, se considérant comme responsable de le mort de Zhen Yu, la femme qu'il avait épousée et promis de protéger. Dès lors, le Cartel avait disparu et l'espion avait traversé une profonde dépression. Il avait mis longtemps avant de réintégrer l'agence. C'était ce tournant décisif dans sa vie qui l'avait conduit à accepter une nouvelle mission : la mission « Embrassade ». Ça avait été une opération délicate. Lucien n'avait pas pu atteindre son principal objectif, mais là n'était pas le problème. Cette intervention avait subit d'importants dommages collatéraux qu'il valait mieux ne pas trop ébruiter. Or, peu de personnes était au courant des détails de cette mission. Il y avait même de fortes chances que Mathis en ignore encore les données.

Donc, si un terroriste remettait cette affaire sur le tapis, ça voulait dire qu'il y avait eu des fuites. La vie de Lucien en particulier était menacée. Quelqu'un en dehors de l'agence savait pour le dossier « Embrassade » , savait pour le Cartel H, mais surtout savait des choses à propos de la mort de sa femme. Cet homme (ou cette femme) disait bientôt rencontrer Bishop. Mais celui-ci ne savait pas encore si la première chose qu'il ferait serait de lui mettre une balle dans la tête, ou de négocier des informations avec lui. Car si l'agent secret pouvait en savoir plus sur les événements de Shanghai, il ne reculerait devant rien pour avoir de nouvelles pistes. Afin de sortir de sa misère, Lucien s'était replongé à corps perdu dans le travail, mais il n'oubliait pas que le commanditaire de la mort de Yu courait toujours.

Et ce hacker avait touché un point très sensible...

Suite au discours de ce dernier, Bishop se tourna immédiatement vers le quartier-maître, et dit sur un ton vif:

- Fabrice, il me faut un équipement rapidement. J'aimerais un véhicule rapide disposant d'un GPS, et un beretta avec silencieux. Nous n'avons pas un instant à perdre !


Tout en parlant, Lucien n'avait pas perdu une seconde et s'était dirigé vers la sortie de l'agence, accompagné de Fabrice qui écoutait scrupuleusement ce que lui disait l'agent. La DGSE était en état de crise, et il pouvait comprendre l'air pressé dont faisait preuve Bishop. Effectivement, Lucien était quelque peu tendu. Le destin de milliers d'hommes reposait sur les épaules d'une seule personne : lui-même. Ce n'était certainement pas la première fois, mais c'était la première fois qu'elles en étaient conscientes et qu'elles misaient tous leurs espoirs sur lui. Mais ce qui le dérangeait le plus était ce qu'avait dit cette voix sortie des hauts-parleurs de l'agence : "Agent Bishop, je vous connais très bien et même peut être mieux que vous". Qui se cachait derrière cette voix déformée ? Qui, en effet, le connaissait aussi bien  ?

Bah... Il essaie juste de te déstabiliser...pensa Bishop. Et il y arrive très bien !


Assis dans la voiture, après avoir récupéré son arme et son oreillette, une autre chose le gêna légèrement. Le GPS indiquait dix-huit minutes pour rejoindre l'Athénée. Avec trente minutes, le pirate avait prévu large cette fois-ci. Pourquoi ? Lucien disposerait de plus de cinq minutes une fois sur place. Ce temps en rab était crucial. Il serait peut-être un moyen d'exploiter une faille dans la stratégie de son adversaire. Ou alors, c'était une volonté de sa part afin de pousser l'espion à l'erreur. Lui faire croire qu'il allait prendre l'avantage dans cet affrontement afin de mieux le vaincre. Bishop nageait dans le doute...

Il se mit donc en route, en destination du huitième arrondissement. Cependant, en chemin, il s'arrêta un court instant dans une boutique afin de se procurer un portable à carte. Pour être aussi bien organisé, le pirate devait observer le moindre fait et geste de Lucien. Celui-ci n'avait donc plus confiance en la fiabilité de son téléphone, dont il se débarrassa. Il avait la certitude que le nouveau était vierge, donc ni micro ni aucune trace de piratage. Il le relia à une oreillette-bluetooth qu'il venait tout juste d'acheter, afin d'être plus à l'aise dans ses communications.

Quelques minutes plus tard, l'agent secret arrivait au pied de l'Hôtel Plaza Athénée. La façade extérieure semblait plutôt classique pour un hôtel parisien. Toutefois, tous les balcons étaient fleuris, ce qui rajoutait un peu de vert dans la capitale. Lucien gara sa voiture et sortit prudemment, observant les alentours. Il tenta de repérer des individus suspects ainsi que des sorties potentielles. Il ne savait pas à quoi s'attendre face à cet inconnu.

En revanche, le hall était luxueux. Cet hôtel méritait bien ses cinq étoiles. Lucien entra et regarda sa montre : sept heures trente-deux. Il avait donc trois minutes d'avance. Il prit alors le temps de s'asseoir dans un fauteuil, dos au mur, qui donnait vue sur toute l'entrée du bâtiment.

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MessageSujet: Re: Neiyo is my Name [ft. Draco, Bishop + Mathis] Mer 28 Aoû - 16:23

Aéroport de Paris-Orly -8h23

Marc-Ange avait eu un petit problème avec ses valises dès son arrivée. Ses bagages avaient disparus un instant, mais le Parrain fit en sorte de s'entretenir au plus vite avec la direction pour avoir ses valises, qu'il récupéra juste après. Il ne restait plus que pour lui d'attendre que l'on prenne contact avec lui. Il avait mis 10 minutes pour retrouver ses valises, peut être que le terroriste aurait du retard dans son plan à cause de cette imprévue ? 

Deux hommes en noir allèrent jusqu'à Marc-Ange et vérifia qu'il est bien l'argent avant de l'emmener jusqu'à une voiture noire. Le mafieux garda avec lui la valise contenant l'argent et mit celle ayant ses affaires personnelles dans le coffre de la voiture. Les deux hommes en noir montèrent à l'avant et Draco à l'arrière. Direction le cœur de la capitale. Marc-Ange devait être impatient de voir enfin à quoi ressemble ce mystérieux "N" qui lui a envoyé une lettre. Ils empruntèrent pour allé plus vite, l'autoroute jusqu'au Quai de Bercy. 

La circulation avait été très bonne. Marc-Ange n'avait rien dit pendant tout le trajet, il se demandait surement où l'emmener ces deux types en noir. La voiture passa le pont de Bercy pour arriver au Quai d'Austerlitz. C'est alors que le copilote demanda au Parrain de lui passer la valise pour vérifier s'il y avait bien le million à l'intérieur. Il ouvrit la valise puis la referma presque aussitôt, il avait vérifié bien vite si le compte y est, étrange non ? La voiture se rapprochait de plus en plus du pont Charles de Gaulle, il avait mis environ 20 bonne minutes depuis l'aéroport pour arriver jusqu'à ce pont là.

Quand la voiture fut sur le point de traverser le pont, le copilote sortit un revolver avec un silencieux de sa veste puis tira une balle dans la tête de son collègue le conducteur avant de sauter du véhicule avec l'argent. La voiture fit plusieurs zigzag, puis quand elle percuta les côtés de la route sécurisée, elle fit quelques tonneaux jusqu'à tomber au fond de la Seine. Draco avait peut être réussi à sauter du véhicule à temps. Si oui, il pourrait suivre l'autre homme en noir quittant le pont en courant vers la Rue Van Gogh juste en face du pont Charles de Gaulle.

Hôtel Plaza Athénée - 7h34


L'un des hôtel les plus prestigieux de la capitale, l'agent Bishop aurait besoin d'économiser pendant toute une vie pour se payer seulement une soirée dans ce palace. Lucien avait eu largement le temps de visiter l'entrée et d'admirer la façade de ce magnifique bâtiment, mais sera responsable de la mort d'une personne. Avec le temps qu'il lui restait, il aurait pu faire évacuer le bâtiment peut être mais non. Il ne pouvait pas deviner ce qu'allait faire son adversaire une fois que le temps imparti sera fini. Mais la bonne idée de l'agent avait été de prendre un nouveau portable. Car oui, son portable avait été piraté avec soin et il eut raison de s'en débarrasser. 

Le téléphone de l'hôtel sonna, un monsieur très bien habillé décrocha puis se tourna vers l'agent Bishop installé sur un fauteuil. Puis s'adressa à Lucien :
- Monsieur, c'est pour vous !

Plus de portable à Lucien pour le contacter mais il y a toujours d'autres moyens au cas où. Le terroriste avait tout prévu, même si Bishop essaye de l'arrêter il n'y arrivera pas. Lucien venait aujourd'hui de rencontrer son nemesis d'une certaine façon, il a toujours un coup d'avance et sait des choses que l'agent secret aimerait connaître par tout les moyens possible. 
L'employé de l'hôtel passa le téléphone à l'agent Bishop puis le laissa. Il allait devoir faire face encore une fois à ce mystérieux interlocuteur...

- Agent Bishop, vous êtes un rapide mais un malin aussi. Je m'en doutais. Sympathique cet hôtel vous ne trouvez pas ? Je vous ai emmené ici pour vous prouvez que nous sommes pareils d'une certaine façon. Je ne lutte pas pour une cause idéologique, politique ou religieuse mais les ordures de bourgeois riches joue aux méchants garçons. Je trouve ce genre d'individu pour des parasites qui méritent tous de mourir. Dans cet hôtel loge l'avocat Jean-Sébastien de Lamarques célèbre pour avoir défendu presque toujours des membres de la pègre parisienne. Je ne suis pas un criminel sachez le, mais je sers notre communauté et je m’obtins certaine récompense en retour de mes services. 


- Je pourrais vous avouer que je trouve que le Cartel H mérite de payer pour la mort de votre femme, mais ce n'est pas à moi de la venger, pas vrai Bishop ? Dans quelques secondes, la chambre de notre ami va exploser sous la détonation de mes explosifs. N'est ce pas rendre un grand service à notre pays que de tuer des ordures pareilles ? Je suis certain que vous êtes en accord avec moi. Vous avez 8 minutes pour vous rendre sous la Tour Eiffel. J'espère que l'explosion vous plaira mon cher agent Bishop. Vous avez 8 minutes, et ne soyez pas en retard sinon une pluie de cadavres recouvrera la capitale. 


Le terroriste décrocha aussitôt son monologue conclu. Il avait donc 8 minutes pour se rendre à la Tour Eiffel, ce n'est pas beaucoup. Dans quelques secondes, la chambre de Maître de Lamarques sombrera avec lui dans les flammes. Lucien ne savait pas où se trouve la chambre, à quel étage. L'avocat est fichu dans tout les cas et essayer de le sauver serait suicidaire. Il ne restait plus qu'à quitter l'hôtel pour arriver le plus vite possible à la Tour Eiffel avant que le pire ne se produise...
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Marc-Ange Draco
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MessageSujet: Re: Neiyo is my Name [ft. Draco, Bishop + Mathis] Sam 31 Aoû - 12:19

Marc-Ange durant tous le voyage gardait un œil sur l'argent. La voiture roulait vite peu être à cause de l'imprévu de l'épisode des valises à l'aéroport. Pendant que la voiture roulait sur l'autoroute Draco se posa beaucoup beaucoup de question, mais qui pouvait être la personne derrière ce "N"?

Une fois sortis de l'autoroute l'homme qui ne conduisait pas demanda que Marc-Ange lui passe l'argent pour voire si le compte y était. Marc-Ange lui passa sans savoir ce qui allait se passer par la suite.

L'homme après avoir, en quelques secondes, compté l'argent ne rendit pas la valise et sorti un revolver juste avant de passer sur le pont Charles de Gaulle. Marc-Ange par instinct tira sur la poigné de la porte pour sauter de la voiture mais la sécurité enfant était enclenchée. Le coup de feu retentit dans la voiture et le Marc-Ange vit le corps du conducteur inerte. Le copilote sortit ensuite de la voiture et par chance ouvrit sûrement sans le faire exprès la porte arrière. Marc-Ange ni une ni moins sortit de la voiture.

La voiture buta ensuite dans les rails de sécurité, fit des tonneaux et tomba dans la Seine.
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Lucien Bishop
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MessageSujet: Re: Neiyo is my Name [ft. Draco, Bishop + Mathis] Sam 31 Aoû - 20:03

Lucien était assis dans son fauteuil, nerveux. Il ne cessait de regarder l'heure, attendant qu'un groom avec un plateau vienne lui délivrer une lettre, ou qu'un homme en imperméable lui demande de le suivre gentiment, un revolver pointé discrètement dans sa direction. Mais à sept heures trente-quatre, c'est un majordome qui s'adressa à lui, tendant le combiné d'un téléphone. Bishop se leva devant les regards outrés des clients de l'hôtel, qui estimaient qu'un gilet noir et un jean foncé n'étaient pas un accoutrement acceptable dans un tel établissement :


- Allô ? fit-il dans l'appareil.

- Agent Bishop, vous êtes un rapide mais un malin aussi. Je m'en doutais. Sympathique cet hôtel vous ne trouvez pas ? Je vous ai emmené ici pour vous prouver que nous sommes pareils d'une certaine façon. Je ne lutte pas pour une cause idéologique, politique ou religieuse mais les ordures de bourgeois riches jouent aux méchants garçons. Je trouve ce genre d'individus pour des parasites qui méritent tous de mourir.

- En quoi cela me ressemble-t-il ?

L'inconnu ne prit même pas la peine de répondre à la question de Lucien :

- Dans cet hôtel loge l'avocat Jean-Sébastien de Lamarques célèbre pour avoir défendu presque toujours des membres de la pègre parisienne. Je ne suis pas un criminel sachez-le, mais je sers notre communauté et je m’obtins certaines récompenses en retour de mes services. 

- Je pourrais vous avouer que je trouve que le Cartel H mérite de payer pour la mort de votre femme, mais ce n'est pas à moi de la venger, pas vrai Bishop ? Dans quelques secondes, la chambre de notre ami va exploser sous la détonation de mes explosifs. N'est-ce pas rendre un grand service à notre pays que de tuer des ordures pareilles ? Je suis certain que vous êtes en accord avec moi. Vous avez 8 minutes pour vous rendre sous la Tour Eiffel. J'espère que l'explosion vous plaira mon cher agent Bishop. Vous avez 8 minutes, et ne soyez pas en retard sinon une pluie de cadavres recouvrera la capitale. 

Bishop n'eut pas le temps de réagir : l'interlocuteur avait raccroché. Celui-ci ne cessait de le provoquer. Mais qu'attendait-il de lui, au final ? Cet adversaire semblait prendre un malin plaisir à observer la course contre la montre de Lucien. Quel était l'intérêt de le faire venir jusqu'à cet hôtel s'il n'y avait réellement aucune chance de sauver cet avocat ? D'un autre côté, qui sait ce qui arriverait si l'espion ne se précipitait pas immédiatement au pied de la Tour Eiffel ? Enfin, si c'était pour assister impuissant à un autre assassinat, à quoi bon l'y envoyer ? Quel était le but précis de ce terroriste ? Beaucoup de questions, pas de réponses, et trop peu de temps pour réfléchir. Bishop devait prendre une décision maintenant !

L'agent secret savait que la Tour Eiffel était dans les parages, mais il ignorait le temps nécessaire pour s'y rendre. Bishop sortit sa plaque et l'exhiba sous le nez du majordome qui lui avait confié le téléphone :

- Agent Bishop, services secrets ! Dit-il, d'un ton sec. Faites immédiatement évacuer la chambre de Maître de Lamarques ! Et appelez une équipe de déminage !

Bishop n'avait pas de temps pour vérifier que ses ordres étaient bien suivis, ni pour donner plus d'explications. Il se précipita dans sa voiture, espérant qu'il n'était pas trop tard pour sauver cet avocat, et que le majordome allait obéir à ses instructions. En moins de temps qu'il ne faut pour le dire, Lucien se retrouva sur le Champ-de-Mars. Cette fois-ci, qu'attendait l'inconnu de lui ? Voulait-il qu'il fasse évacuer la place pour éviter un nouvel attentat ? À quoi avait réellement servi cette halte dans l'Athénée ?

L'espion scruta la foule dans le but de découvrir quelqu'un ou quelque chose de suspect. Mais là encore, rien de plus surprenant que d'habitude. Ses méninges tournaient à toute vitesse. Il devait trouver le moyen de devenir le chasseur, et non la proie.

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MessageSujet: Re: Neiyo is my Name [ft. Draco, Bishop + Mathis] Dim 22 Sep - 16:56

Pont Charles de Gaulle

Marc-Ange avait survécu à la chute du véhicule. Le voilà maintenant perdu sur le pont, alors que l'homme ayant l'argent se dirige vers la sortie du pont. Une camionnette se dirigea vers le parrain et s'arrêta juste en face très brutalement. Elle s'ouvrit alors, laissant des hommes kidnapper Draco. L'un assomma le mafieux son arme puis les deux prirent la cible pour l'embarquer dans le véhicule...

Quand le Parrain se réveilla. Il était attaché à une chaise et ne pouvait plus parler. Il était dans une sorte d'entrepôt, quelques hommes armés le surveiller de très près. Du temps avait passé depuis que les hommes de N l'avaient assommé, mais combien de temps... Marc-Ange reprit alors ses esprit puis entendit une voix chantonner  qui venait de derrière. Malheureusement pour lui, impossible de voir la personne qui s'adresse à lui. 

" Ma n'atu sole, Cchiu bello oje, 'O sole mio, Sta nfronte a te ! N'est ce pas magnifique mon cher Draco, ho excusez moi, monsieur le parrain de l'Union Corse. J'avoue n'avoir pas eu de mal à remporter ce que je voulais de vous. Vous êtes un pion adorable, celui que je préfère pour être franc. Je suis N, le responsable de la mort de votre homme à Bastia. Maintenant que les derniers détails de mon plan vont se mettre en place, ne bougez pas d'ici. De toute façon, impossible pour vous de bouger. Hahahahaha, restons sérieux, s'il vous plait. 
Il arrêta alors de parler. Marc-Ange s'était fait manipuler par N depuis le début. Maintenant on peut se demander ce qu'a prévu N pour Draco...

Champ-de-Mars - 7h48


Lucien avait donc quitté l'hôtel 5 étoiles pour la Tour Eiffel... Peu après le départ de l'agent. La majordome arriva à quelques mètres de la porte de l'avocat de Lamarques mais trop tard. La chambre explosa, propulsant le majordome à l'intérieur sur un mur. Celui-ci survécut, mais se blessa quelque peu... L'inconnu avait pris quelques minutes le temps de parler avec Bishop et maintenant voilà que la course à la montre continue. Combien de temps durera ce manège infernal... 

Bishop se retrouvait maintenant seul sur le Champ-de-Mars, mais que faire ? Il était arrivé pile à temps. Comme si tout était déjà calculé à l'avance... Celui qui se jouait de Lucien savait très bien ce qu'il faisait... Un téléphone public se mit alors à sonner. Bizarre... Un jeune éboueur blanc ayant les cheveux long en tenue verte avec une casquette décrocha. Au bout de quelques instants, il cria en direction de l'agent secret : " Monsieur ! Monsieur ! Vous pouvez venir s'il vous plaît ! ". Le téléphone à la main, l'éboueur passa le téléphone public à Lucien puis partit...

" Toujours à l'heure on dirait ! Très bien, fini de rigoler maintenant, la vie de beaucoup de monde va être mise en jeu. Ce sera à vous de tous les sauver sinon, ils mourront tous sans exception. J'aime énormément votre Pays, la France, c'est tellement beau mais si loin du mien... Ce doit être la seconde fois que je me rend ici, à Paris... Sous la Tour Eiffel. Ce que vous entendez en ce moment même est un enregistrement, car je ne peux pas vous parler là où je suis. Mais j'ai été ravi de pouvoir enfin vous voir de mes propres yeux, en chair et en os. "

" Ne cherchez pas à me retrouver dans les alentours, je vous rappelle que la vie de parisiens sont en jeu ! J'espère que vous aimez le métro... Une bombe se trouve dans le métro, ligne 8, elle explosera à la place de la Bastille. Le métro desservant à la station La Tour-Maubourg arrive dans quelques minutes. A votre place je me mettrais à courir tout de suite, bonne chance Bishop. "

Lucien pourrait se dire que cela sera facile une fois arrivé dans le métro, mais il aurait tort. N ne veut pas que cette partie du plan ne s'accomplisse pas. Pourquoi ? A vous de deviner... Mais dans tout les cas, ce métro devra exploser, et des hommes à l'intérieur du métro sont là pour s'occuper de Lucien si il va trop loin... On peut espérer que les plans du terroriste échoueront, et que Lucien arrive à avoir des réponses à ces questions....
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Lucien Bishop
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MessageSujet: Re: Neiyo is my Name [ft. Draco, Bishop + Mathis] Jeu 31 Oct - 14:32

Lucien ne prit même pas la peine de raccrocher et se mit à courir vers la bouche de métro la plus proche. Prendre la voiture ne lui permettrait pas de rejoindre la Bastille à temps. Si la voix au téléphone disait vrai, alors la bombe se trouvait dans le prochain métro qui passera par Tour-Maubourg. Tout était une question de timing, depuis le début de cet étrange jeu du chat et de la souris. Pourquoi cet inconnu voulait-il trimbaler Bishop dans tous les coins de la ville ? Ça faisait maintenant une heure que l'agent secret parcourait tout Paris, sans un instant de répit. Il se sentait fatigué et las de cet affrontement psychologique. Il ne voulait plus jouer. Désormais, il voulait savoir à qui il avait affaire, et quelles étaient les informations détenues par cet inconnu. C'est dans ce genre de situation qu'il avait besoin de quelque remontant, et il regrettait de ne plus en avoir sur lui. Certes, il s'était engagé à arrêter la drogue, mais là, il en ressentait grandement l'envie de s'en injecter. C'était même plus qu'une envie, c'était un besoin ! Il avait vraiment la nécessité d'un petit coup de fouet, quelque chose qui le remettrait rapidement sur pieds ! Savoir qu'il ne pouvait pas en utiliser maintenant, alors qu'il en ressentait vraiment un important besoin, le rendait nerveux !

L'espion arriva dans le métro. Il bouscula les gens à l'entrée et sauta le tourniquet, sans prêter gare aux cris de protestations. Il prit la direction de Créteil afin de rejoindre le quai correspondant. Il eut à peine le temps d'entrer dans le métro que les portes se refermèrent derrière lui, après le signal sonore conventionnel. Par chance, il était à l'avant du train, ce serait plus facile pour l'arrêter. Mais était-il plus judicieux de le faire au milieu de nulle part, ou dans une station, facilitant ainsi les manœuvres éventuelles d'évacuation, mais rendant plus difficile les inspections des passagers ? De toute manière, il devait alerter le chauffeur de la menace qui planait dans sa rame. L'agent secret tambourina sur la porte, afin d'inciter le chauffeur à l'ouvrir.

- Ouvrez ! agent gouvernemental ! S'écria-t-il.

Étrangement, le conducteur du train ne semblait pas réagir aux appels de Lucien. La probabilité pour qu'il soit tombé sur un chauffeur sourd était tout de même faible... Alors pourquoi n'ouvrait-il pas la porte de sa cabine ?

La réponse lui fut donnée dans son dos. Ou plutôt à la base de son crâne. Le coup fut violent et projeta l'espion au sol. Sa tête se mit à bourdonner et son champ de vision s'assombrit, comme si les lampes de la rame avaient été recouvertes d'un drap. Un coup de pied suivit, dans l'estomac. Bishop retint un haut-le-cœur. Après quelques autres coups, les frappes s'arrêtèrent. Lucien entendait toujours le bourdonnement dans sa tête, même s'il était plus faible. Sa vision se fit plus nette, et il put distinguer qu'il faisait face (contre terre) à un groupe de quatre individus, dont l'un des membres s'en était donné à cœur joie pour le passer à tabac.

Décidément, c'était vraiment une mauvaise journée... Mais Bishop réalisa bien vite que cette intervention n'avait rien à voir avec le hasard. L'homme qui venait de le frapper beugla quelque chose à ses compagnons puis sorti un revolver de l'une de ses poches, pour pointer l'arme vers l'agent français. À cette vision, Lucien réagit au quart de tour. Oubliant ses (légers) bleus l'espace d'un instant, il fit basculer son adversaire d'une balayette et en profita pour se relever précipitamment. Sans même prendre le temps de réfléchir, il ficha une droite à l'adversaire le plus proche qui tomba à son tour à la renverse. Mais les deux autres malfrats se ressaisirent vite. Bishop para le premier coup à l'aide d'une clef et cassa le bras de son adversaire. Celui-ci poussa un hurlement, mais Lucien dut se concentrer sur le dernier combattant qui tenta de l'assommer avec son poing. L'espion esquiva, tout en repoussant le voyou blessé, afin de mieux se concentrer sur son duel. Cependant, les deux premier brigands au sol s'étaient relevés et Lucien se retrouvait de nouveau en infériorité. Les adversaires se dévisagèrent.

Les passagers, jusqu'à présent, s'étaient tenus en retrait. Ils avaient semblé être perturbé par la scène qu'ils venaient de voir et n'avaient pas osé intervenir. Ce qu'ils voyaient était étrange : un "agent gouvernemental" se faisait passer à tabac après avoir voulu arrêter un métro qui entre temps s'était transformé en locomotive folle. Car, oui, il avait bien semblé pour Lucien avoir déjà traversé une ou deux stations sans s'y arrêter. Finalement, l'un des passagers décida de venir en aide à Bishop. Un homme, un peu enveloppé et à l'allure de touriste, se jeta sur le terroriste le plus proche. L'ancien journaliste profita de ce moment de diversion pour attaquer l'ennemi le plus proche. Une autre droite partit, suivie de près par le poing gauche.

Mais les deux autres terroristes firent pleuvoir des coups sur l'agent secret. Celui-ci les para tant bien que mal, mettant à profit son entraînement à la DGSE, combiné avec ses années de self-defense (et de judo à son plus jeune âge). Et l'impensable se produisit alors : le touriste qui avait attaqué l'un des malfrats (et qui avait vite été mis hors-jeu par sa victime) avait initié dans ce wagon comme un mouvement de rébellion. D'autres passagers semblaient vouloir mettre hors d'état de nuire les quatre hommes de main. Bien que peu efficaces, ils avaient le mérite d'être nombreux et assez perturbants pour renverser la situation.

Cette fois-ci, le "camp" de Bishop disposait de la supériorité numérique, et les agents ennemis furent assez rapidement neutralisés. Ils ne purent utiliser leurs armes convenablement, et trois d'entre eux, dont celui au bras cassé, se retrouvèrent rapidement assommés. Lucien remercia du mieux qu'il put les passagers et ajouta:

– Agent en mission. Je vous prie de bien vouloir vous écarter de ces individus et de vous regrouper vers l'arrière du wagon. Je m'occupe de vous sortir de là.


Il pouvait paraître brusque, d'autant plus que ces gens venaient de lui sauver la vie. Mais Lucien détestait impliquer les civils dans les opérations dangereuses. Avant de continuer, il prit quand-même le temps de vérifier qu'il n'y avait pas de blessés graves :

- Vérifiez qu'il n'y ait pas de blessés graves et regardez ce que vous pouvait faire à propos de ce pauvre homme. avait-il ajouté à propos du touriste qui l'avait aidé.

Il essaya ensuite de contacter la DGSE, via son oreillette-bluetooth, mais la ligne ne passait pas. En même temps, il avait sorti son arme et la pointait sur la tête du dernier homme conscient :

- Où est la bombe ?


Des murmures envahirent la foule. Lucien jeta un rapide coup d’œil à travers l'une des vitres du wagon. Ils venaient de passer devant République, lui semblait-il. Dans très peu de temps, ils seront à Bastille.

- Ne m'oblige pas à me répéter. Il te reste cinq secondes.

Les civils qui avaient été son atout à l'instant étaient désormais un poids qu'il devait traîner. Bishop ne pouvait pas se permettre d'exécuter ce terroriste devant leurs yeux, c'était ce qu'on appelait une "bavure" dans le métier. Et puis, ce genre d'événement serait certainement accaparé par les politiques, ce qui ferait très probablement le sujet phare des débats pré-élections, mettant en plus Mathis dans une situation délicate. Mais si Lucien devait abattre cet homme pour sauver des centaines, voire des milliers de vies, alors il n'hésiterait pas un seul instant. Et si cela lui permettrait en même temps d'en savoir plus sur le meurtre de sa femme, il s'en priverait encore moins.

Les cinq secondes étaient écoulées. Pour une fois, c'était Bishop qui avait la main sur le chronomètre, et qui s'en servait à sa guise. Il se fit plus insistant, braquant son arme plus fermement vers le crâne du malfrat positionné à genoux, les mains sur la tête. S'il ne répondait pas maintenant, alors... alors Lucien irait interroger le chauffeur du train.

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MessageSujet: Re: Neiyo is my Name [ft. Draco, Bishop + Mathis] Dim 10 Nov - 15:36

Marc-Ange après avoir réussi de sortir de cette voiture qui pouvait devenir son cercueil déambulait dans les rues de Paris à la recherche de la personne qui était avec lui dans la voiture.

Après quelques minutes de marche et une recherche non fructueuse, une camionnette arriva devant le parrain. De cette camionnette sorti une personne qui attrapa Draco et l'assomma.

Une fois revenu à ses esprits, Marc-Ange était assis et attaché sur une chaise. Il ne savait pas le temps qui s'était écoulé depuis l'épisode de la camionnette. On était peu être le lendemain, la nuit et qui sait la semaine suivante ... Tout ce qu'il savait c'est qu'un sachet d'aspirine pour sa migraine ne lui ferait pas de mal.

Soudain, une voix surgit dans le silence mais impossible de voir qui parlait.

" Ma n'atu sole, Cchiu bello oje, 'O sole mio, Sta nfronte a te ! N'est ce pas magnifique mon cher Draco, ho excusez moi, monsieur le parrain de l'Union Corse. J'avoue n'avoir pas eu de mal à remporter ce que je voulais de vous. Vous êtes un pion adorable, celui que je préfère pour être franc. Je suis N, le responsable de la mort de votre homme à Bastia. Maintenant que les derniers détails de mon plan vont se mettre en place, ne bougez pas d'ici. De toute façon, impossible pour vous de bouger. Hahahahaha, restons sérieux, s'il vous plait. "

Après ces paroles Marc-Ange ne savait quoi répondre. En même temps quoi répondre à une personne capable de vous manipuler sans la moindre petite difficulté ?

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Ernst Stavro Blofeld
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MessageSujet: Re: Neiyo is my Name [ft. Draco, Bishop + Mathis] Sam 23 Nov - 13:14

Lucien avait miraculeusement bien vaincu les terroristes dans le métro, mais la partie n'est pas encore terminée. Le dernier homme conscient ne dit pas un mot et essaie de se remettre. Il ne comprenait pas tout ce que Bishop lui disait, c'est étrange. C'est quand il entendit le mot "Bombe" sortir de la bouche de l'agent secret qu'il commença à réfléchir. Il s'était fait avoir eux aussi par leur patron ? Non, il ne les auraient pas trahi de la sorte ? Quoi que... L'homme encore plus ou moins conscient jeta un regard sur les parisiens dans la rame le dévisagent tous. Lucien menaça l'homme de le tuer. C'est alors que le terroriste apeuré, se jeta à l'eau. Il ne savait rien sur ce que l'agent lui demande et ne pouvait rien pour lui. Il voulait vivre, il ne veut surtout pas mourir dans les 5 secondes qui suivent !

- Laissez moi ! Je ne sais rien sur cette bombe ! Notre employeur nous a engagé pour prendre en otage les gens ici et rejoindre le patron à la place de la Bastille ! Il nous avait dit que vous viendriez, nous avions l'ordre de vous tuer, mais j'en sais rien sur votre bombe ! On a pas de bombe ici avec nous, pitié laissez moi ! 

Pas de bombe ! N était un manipulateur des plus astucieux pour ce coup là. Les passagers se posèrent de plus en plus de questions, ils ne savaient plus croire ou non. Il y a une bombe ici ou non ?!? Qu'est ce que Lucien pouvait bien se dire dans sa tête à ce moment là ? Il devait avoir la rage, être pris pour un pion par un terroriste se cachant derrière son téléphone. Ils allaient bientôt arriver à la Bastille, Lucien devait impérativement faire quelque chose ! Si la bombe n'est pas là, où pouvait-elle être ? 

[FLASHBACK] Une bombe se trouve dans le métro, ligne 8, elle explosera à la place de la Bastille.


D'après ce qu'à dit N, la bombe se trouve dans la ligne 8 où Lucien se trouve en ce moment et elle explosera à la place de la Bastille... La Bastille se trouve sur la ligne 8, et si N avait manipulé Bishop pour qu'il suit seulement ces instructions sans réfléchir étant désordonné et fatigué ? Lucien a fait ce que N voulait qu'il fasse. La bombe n'a pas bougé depuis l'appel de N, elle se trouve à la station de métro de la Place de la Bastille depuis le début. Lucien s'est fait encore une fois avoir par le maître du jeu. Maintenant, il vaudrait mieux que Lucien comprenne cela et arrête la rame de métro dans laquelle il se trouve si il veut sauver sa peau et celle des parisiens qui sont avec lui.


Il n'y a pas de réseau pour appeler à l'aide et prévenir les autorités de l'explosion à venir. Beaucoup de gens vont mourir à la place de la Bastille, mais Lucien se doit de sauver ce qu'il peut. C'est un échec pour lui sans doute... Il n'a pas été plus malin que ce mystérieux N. La partie continue et N prend le dessus sur l'agent. Ce duel psychologique est peut être trop intense pour ce pauvre Bishop. L'homme aux commandes de la rame de métro où se trouve Bishop n'est qu'un mannequin qui appuie sur la manivelle pour faire avancer la rame. Lucien doit agir vite à présent, ce n'est plus qu'une question de temps pour lui et les passagers du métro. 


Quelques temps plus tard...




BOUM !!!!!!

Une explosion retentit de la place de la Bastille de Paris. Les voitures s'arrêtèrent tous, les citoyens crièrent, les débris et blessés étaient très nombreux sur les lieux de l'explosion. Mais où était à ce moment là le métro de Lucien. L'agent secret serait-il mort pendant l'explosion d'une partie de la place de la Bastille ? Toute les autorités de la police parisienne et la DGSE allaient... Devait intervenir dans les minutes qui suivent l'attentat ! La France endure alors encore la colère d'un groupe terroriste laissant derrière cette explosion nombreux cadavres. 

[voili voilà, on reprend le RP ! c'est partie ! Very Happy]
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Lucien Bishop
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MessageSujet: Re: Neiyo is my Name [ft. Draco, Bishop + Mathis] Sam 23 Nov - 15:25

- Laissez moi ! Je ne sais rien sur cette bombe ! Notre employeur nous a engagé pour prendre en otage les gens ici et rejoindre le patron à la place de la Bastille ! Il nous avait dit que vous viendriez, nous avions l'ordre de vous tuer, mais j'en sais rien sur votre bombe ! On a pas de bombe ici avec nous, pitié laissez moi ! 


Les soupçons que Lucien avait jusqu'alors écartés revinrent dans son esprit. Le cyber-terroriste semblait bluffer. Du moins, s'il y avait bel et bien une bombe, ce n'était pas ces malfrats qui l'avaient prises avec eux. Ce n'étaient que des gars de la rue à qui l'inconnu du téléphone avait fait appel afin de semer le trouble. Ce n'étaient que des pions qu'il avait avancé sur son échiquier, dans le duel psychologique qui l'opposait à Bishop. Et celui-ci, bêtement, c'était jeté sur eux, sans même réfléchir un instant. Depuis le début de cette journée, il manquait de recul sur tout. Il ne parvenait pas à prendre les devants. Il devait trouver le moyen de vaincre cet adversaire coriace ! Lucien avait cru prendre l'avantage, mais en réalité, il était plus que jamais soumis au bon vouloir de cette simple voix au bout du fil. Bishop n'avait strictement aucune idée de l'identité qui pouvait se cacher derrière elle.

L'espion tenta une nouvelle fois de contacter la DGSE, mais il n'y avait toujours aucun réseau. Aucun moyen d'obtenir des informations supplémentaires. Cette bombe existait-elle ? Et si oui, où se trouvait-elle ? Elle pouvait être n'importe où sur la rame. Il n'était pas difficile d'en faire entrer une dans un métro, et il ne serait pas surprenant que la marionnettiste que se jouait de Bishop depuis le début de la journée ait envoyé une autre équipe déposer une bombe...

Le métro venait de traverser Filles du Calvaire, sans s'y arrêter. Effectivement, Bishop vivait un véritable calvaire. Il ne savait plus où donner de la tête. Comment faire pour localiser une bombe probablement inexistante ? Tant pis, c'était quitte ou double :

- Debout, fit-il en s'adressant au malfrat. Va chercher ton pote le chauffeur, pour s'occuper de tes amis, on va faire une petite ballade toi et moi.


Pour ponctuer ses propos, il tira sur la sonnette d'alarme, faisant s'arrêter le métro alors qu'il entrait à Saint-Sébastien-Froissart. Les simples passagers qui attendaient le train souterrain allaient y entrer, mais Lucien les en empêcha par des coups de feu en l'air:

- On évacue ! Tout le monde dehors !


Les badauds ne se firent pas prier et, face à l'homme armé,  prirent leurs jambes à leur cou. Bishop se tourna vers les occupants de son wagon :

- Allez, vous aussi ! Je ne veux plus personne dans ce métro !


Il désigna ensuite l'un d'entre eux et lui demanda d'alerter un membre du personnel de la RATP de la présence d'une bombe dans le réseau : que ce soit dans la rame arrêtée à Saint-Sébastien-Froissard, ou directement à Bastille. L'agent secret reporta ensuite son attention au brigand qu'il avait interrogé quelques minutes plus tôt :

- Tu vas venir avec moi et me dire tout ce que tu sais. Qui est cet employeur ? À quoi il ressemble, comment il s'appelle ? Je veux tout savoir, y compris les fringues qu'il portait, compris ?


Accompagné de son nouvel acolyte, Lucien fonça dans les dédales de la station afin de remonter à la surface. Ayant paralysé les métros de la ligne, Bishop ne pouvait plus circuler par les voies souterraines. Après avoir pris la sortie menant au Boulevard Beaumarchais, l'espion entra en contact avec la DGSE :

- Allô Centrale ? Ici l'agent Bishop : matricule Echo Sierra India 0937 !


Alors qu'il était mis en attente, l'agent secret demanda au malfrat qui traînait dans ses pattes de lui dégoter une bécane sur le champ. Il reprit sa conversation tandis que son complice se mettait à l’œuvre :

- Il y a une bombe dans le métro, sur la 8 ! Il y a de fortes chances qu'elle soit à Bastille ! Je fonce, mais j'ai peur de ne pas arriver à temps !


Le brigand de bas étage avait enfin trouvé une moto. Les deux hommes enfilèrent un casque et Lucien prit les commandes. Ils devaient arriver au plus vite sur la Place de la Bastille. Depuis le boulevard, Bishop apercevait la Colonne de Juillet, qui semblait le défier. Il n'avait pas de temps à perdre et devait faire au plus vite !

- Je n'ai aucune info sur notre hacker mystérieux. Mais je vous conseille de faire des recherches sur Maître de Lamarques, il doit être lié à lui d'une manière ou d'une autre. Il loge à l'Athénée.


La moto n'était plus qu'à 200 mètres de la Place lorsque la bombe explosa. Effaré, Bishop vit la colonne au centre de la Bastille s'écrouler, alors qu'une forte secousse faisait trembler le sol. La voiture devant lui pila et Lucien dut faire un dérapage en sortant du boulevard afin de l'éviter. La moto se retourna et ses deux passagers tombèrent au sol.

- Bon sang ! … Elle a explosé... ! commenta inutilement un Lucien sous le choc.

Il n'en croyait pas ses yeux. Tous ses efforts avaient été vains. L'ancien journaliste sentit la rage monter en lui. Il avait perdu une Tour pour un vulgaire Pion, sacrifiant des centaines d'innocents au passage. Si jamais il trouait l'homme qui se cachait derrière tout ça, il ne lui laisserait pas une chance de s'en sortir ! La partie n'était pas finie, et il était grand temps de contre-attaquer !

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DOSSIER BISHOP

MISSIONS EFFECTUÉES

Palme:
 


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Ernst Stavro Blofeld
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MessageSujet: Re: Neiyo is my Name [ft. Draco, Bishop + Mathis] Dim 15 Déc - 14:07

Le parrain de la mafia était encore conscient et prisonnier de N, assis et attaché sur une chaise dans un appartement misérable de Paris. Deux hommes armés se trouvaient derrière Draco, et en face du pauvre homme attaché se trouvait un jeune homme, assis sur une chaise devant plusieurs écrans d'ordinateurs et plusieurs claviers à disposition. N voulait que Marc-Ange voit le visage de celui qui détruira sa réputation et lui même. C'était lui, le responsable de l'agitation au cœur de la capitale. C'était lui, celui qui tire les ficelles depuis le début. Le moment d'intervenir sur place pour lui et ses hommes allaient venir... Mais Draco n'a pas encore fini son rôle de pion, le cyber-terroriste a encore prévu quelque chose pour le mafieux...

Pendant ce temps là, la catastrophe s'était un peu apaisée à la place de la Bastille. La police, les urgences, les médias et même certains hommes de la Direction centrale du Renseignement intérieur (DCRI). Le courant électrique sur toute la zone et les bâtiments entourant la place victime d'un attentat fut éteint le temps de quelques réparations et pour des raisons de sécurités. Beaucoup de morts mais aussi de blessés, pendant une période électorale encore plus... Le prochain Président allait devoir proposer des réformes concernant le terrorisme en France et à l'étranger si l'on veut que les choses changent... 

Le terroriste se leva de sa chaise brusquement après avoir jeté un œil sur sa montre, il était temps de passer à l'action ! Il mit une veste de policier parisien veste noir par dessus sa ravissante chemise blanche et prit un revolver. Ses hommes firent la même chose, puis ils partirent laissant Marc-Ange Draco dans l'appartement. Seul et attaché... Il ne savait pas alors qu'une bombe se cache dans l'appartement du terroriste. L'organisateur de l'opération avait pris des gangs qui auront toute leur importance à une certaine étape du plan... Les terroristes montaient alors à l'intérieur d'une fausse camionnette de police en direction de la place de la Bastille ! 

L'agent secret Bishop était à l'intérieur d'une ambulance garée en plein milieu de la place de la Bastille. Lucien devait être exténué, détruit, fatigué mais pas encore vaincu ! Si il continue cette lutte psychologique, ce doit être pour sa femme avant tout. Ce fut l'erreur du terroriste de parler du Cartel H. Un infirmier s'occupa de lui, jusqu'à ce que deux hommes en noir rentrèrent dans l'ambulance. C'était des hommes de la DCRI; ils savaient que Lucien et le MI6 avaient subit une attaque ce matin. La DCRI veut des explications au plus vite. Même si sa réputation ne s'est pas trop amélioré avec l'assassinat du Président où le MI6 fit tout le boulot ! 


- Bonjour agent Bishop, nous travaillons pour la DCRI et nous aimerions avoir plus de détails sur ce que vous avez fait ce matin et sur l'identité de ce terroriste voulant se faire appeler "N". Vous pouvez nous accorder quelques minutes j'espère ? 

La camionnette s'arrêta sur un trottoir de la place de la Bastille. Les hommes en policiers bousculèrent quelques photographes, journalistes en marchant. Il n'y avait pas une seconde à perdre. Personne ne les avaient remarqué pour le moment, ils rentrèrent alors dans le lieu visé depuis le début de l'opération. La Banque de France ! Ils rentrèrent alors dans le bâtiment tel des policiers... Le directeur de la banque s'avança vers les six policiers qui venaient de rentrer. L'opération allait pouvoir devenir intéressants maintenant, même si pour N jouer avec Lucien était très amusant.

- Bonjour messieurs, je suis le directeur de la Banque. J'ai vu ce qui c'est passé, il y a quelques minutes. Le pire est passé dirons nous, avec la coupure de courant les systèmes de sécurité sont éteints. Estimons nous heureux qu'aucun malfrat ne soit au courant de ce détail là et au pire vos forces de polices sont partout. Vous voulez quelque chose monsieur l'agent ? Tout mes employés peuvent faire une déclaration sur les faits qui ont eu lieu si c'est ça que vous voulez monsieur l'agent. 

Deux hommes de N restèrent à l'entrée puis après le court monologue du directeur de la Banque. N et les trois autres hommes à côté de lui sortirent leurs armés,ils tuèrent aux silencieux les gardes et employés de la Banque présent et puis N s'avança vers le directeur encore vivant en enlevant sa veste de policier. 

- Monsieur le directeur, nous ne sommes pas des forces de l'ordre en réalité et concernant le système sécurité inactif de votre banque, nous étions au courant. Le code d'accès à la salle des coffres, sinon je vous tue ! Je n'ai pas de patience, alors ne faites pas le malin avec moi monsieur le directeur.


Le directeur ne dit plus un mot, il marcha vers un tableau de commande face à une porte comme l'ascenseur ne marchait plus à cause de la coupure de courant, puis il tapa le code secret de la Banque : Q77J-E36P-W2SS-1T2A
La porte s'ouvrit alors, le directeur se tourna et prononça le mot "pitié" avant d'être exécuté par N d'un coup de silencieux. N et deux hommes se descende vers la salle des coffres par les escaliers, pendant que les 3 autres hommes de N gardent le grand hall de la Banque. En fin de compte, la seule motivation de ce N était l'argent... 

[A toi Lulu, tu peux utiliser Anderson si tu veux pour qu'il fasse une apparition avec la presse française Wink]


Dernière édition par Ernst Stavro Blofeld le Sam 21 Déc - 15:53, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Neiyo is my Name [ft. Draco, Bishop + Mathis] Dim 15 Déc - 17:21

8 heures 30, l'heure du flash info ! Mike se trouvait au siège du quotidien Le Monde, Boulevard Albert Blanqui, dans le XIIIème arrondissement. Il travaillait sur un article comparant les idées des candidats à la présidentielle. Ce travail n'était pas destiné à être publié dans la version papier, mais permettra à l'électeur moyen de se faire une opinion des différents programmes via le site internet du journal de renommée. Anderson allait filer son étude comparative à un collègue chargé de l'entretien du site web, afin de dynamiser le tableau et d'en faire un objet interactif. Le trentenaire savait que la plupart des électeurs désignait leur candidat au dernier moment, et c'était notamment grâce à ce genre de document comparatif. Enfin, ce n'était pas le cas de tout le monde. Michael, lui, savait déjà à qui il allait accorder sa confiance pour gouverner le pays. En effet, selon lui, la personne qui serait le plus apte à redresser la situation était...

La venue de son rédac' chef dans l'open-space où il travaillait interrompit le fil de ses pensées :

- J'ai besoin de volontaires pour couvrir une explosion à la Bastille !

Mike ne se fit pas prier. Dans ce journal, c'était le premier à se manifester qui avait l'occasion d'écrire le papier. Il ne fallait pas hésiter à jouer des coudes pour se faire une place. Le journaliste était d'ailleurs en pleine ascension au sein du grand quotidien. Il avait signé sa première "une" il y a quelques semaines, et il ne comptait pas s'arrêter là ! Mais Patrice Courtois fut plus vif que lui :

- Je peux travailler dessus. Je vous soumets l'article dans l'heure pour qu'il soit publié au plus vite sur notre site.

Michael n'appréciait guère Courtois. Les deux hommes ne cachaient pas leur rivalité et ils étaient aussi ambitieux l'un que l'autre. Mais Anderson n'allait pas se laisser faire :

- Je suis sur l'affaire ! Je m'occupe de la comparaison électorale, ça peut attendre.

- Courtois, allez-y. Anderson, les bureaux de vote ouvrent dans moins de quarante-huit heures. On aurait déjà dû publier cette étude comparative, normalement !

- Oui Monsieur, tenta une dernière fois Mike, mais j'ai une voiture qui roule, moi !

Tout était bon à prendre. Pas de quartiers entre Patrice et Michael ! Et ce-dernier comptait bien exploiter l'accident de voiture que son rival avait eu la semaine dernière. Il était prêt à tout pour quitter les professions de foi des candidats !

- Ça marche, Anderson. Allez-y. Courtois, finissez l'étude des programmes électoraux et filez-là à Lemortier quand ce sera prêt.

Mike se saisit des clefs de sa voiture et lança un regard victorieux à Patrice :

- Il voulait dire : "ça roule !", murmura-t-il avec un clin d’œil.

C'était de bonne guerre après tout, il savait que son rival ne tarderait pas à prendre sa revanche. Mais même s'il était vainqueur cette fois-ci, le journaliste trouvait cette ambiance de plus en plus malsaine au sein du journal. Il n'avait pas un instant à perdre ! Le temps qu'il arrive, il sera neuf heures moins le quart. À tous les coups, le Point était déjà sur les lieux !

Dans sa voiture, Anderson pensait à ce qui venait de se dérouler. Il mit la radio, afin d'être au courant de ce qui s'était passé précisément. Était-ce un attentat ou un accident ? La France était victime de nombreuses attaques terroristes ces derniers temps. Que diable se passait-il ? Les gens avaient de moins en moins tendance à se sentir en sécurité, et Mike les comprenait. Quelque part, il avait lui-même peur. La puissance de la France semblait décliner et elle n'assurait même plus la sécurité de ses citoyens (à commencer par le Président de la République !).

Fichtre ! La route était bloquée au niveau du Boulevard de la Bastille. Il fallait trouver une place où se garer au plus vite, la circulation commençait à être dense et les embouteillages se formaient déjà... Anderson se gara sur un large trottoir, dans l'avenue d'à côté. Tant pis pour la prune ! La liberté de la presse (et la suprématie du Monde sur les autres canards) primait avant tout ! Mike vérifia que son magneto, son appareil photo, son carnet et des stylos se trouvaient bien dans son sac en bandoulière, puis il sortit du véhicule. Il courut jusqu'à la place où les secours s'activaient. Évidemment, les lieux avaient été bouclés afin de favoriser l'intervention des autorités déployés. Michael avait eu quelques bribes d'information via la radio, mais il préféra interroger un secouriste qui lui répondit sommairement. L'attentat avait fait des centaines de morts et de blessés. Le métro allait être fermé pendant de nombreux mois (avec une station telle que Bastille, il y avait de quoi paralyser une bonne partie du réseau ! ), les secours n'avaient pas encore dégagé tous les débris, ce qui fait qu'une partie importante de le zone ravagée n'était pas accessible. Les causes de l'explosion étaient encore inconnues.

Anderson devait la déterminer ! Son article devait être le plus complet possible. Il griffonna quelques notes sur son calepin. Discrètement, il s'immisça dans la zone dévastée. Là, il put observer avec horreur les dégâts de l'explosion. La fumée n'était pas entièrement retombée, et l'on nageait dans une espèce de brume fine. La Colonne de Juillet qui s'était fièrement dressée n'était plus qu'une ruine. Elle s'était écroulée, s'abattant sur quelques voitures qui circulaient au moment de l'explosion. En fait, c'était difficile à savoir, car il semblait qu'une partie du sol s'était effondrée, s'affaissant sur les souterrains métropolitains. Les secours faisaient des va-et-viens afin d'aider les blessés. Des ambulances étaient visibles un peu partout. Des pompiers tentaient de retirer les gravats afin de venir en aide aux personnes qui étaient dans le métro, ou qui ont été précipité par l'effondrement du sol. C'était étrange de voir un tel carnage au sein de la capitale française...

Et Mike était une nouvelle fois confronté au dilemme du journaliste. Il ne pouvait intervenir pour secourir à son tour les blessés. Il devait se contenter de rapporter les faits, le plus objectivement possible. De poser les questions qui inciteraient à la réflexion et, éventuellement, qui aideraient la découverte de la vérité. Que s'était-il passé et comment cela avait-il pu se produire ? Anderson prit quelques photos afin d'immortaliser la nouvelle apparence de la Place de la Bastille. Il en prit même une avec son iPhone pour l'envoyer directement à la rédaction. La qualité était moindre, mais au moins le journal disposait instantanément de support pour la retransmission de l'actualité en direct.

Soudain, Mike fut poussé sans ménagement par une demi-douzaine de policiers. Croyant dans un premier temps que c'était pour le faire quitter la place, il réalisa qu'il n'en était rien. Ils se trouvait juste sur leur chemin. Il les regarda donc s'éloigner, outré par leur comportement. Ils ne firent pas plus attention à lui et, après avoir bousculé d'autres personnes (dont des confrères d'Anderson qui venaient d'arriver sur place), entrèrent dans ce qui semblait être une banque. Tiens ? Michael ignorait que la Banque de France se trouvait Place de la Bastille ! Les flics devaient être entrés pour rassurer un gérant inquiet, ou encore pour vérifier que rien n'avait été dérobé lors de l'explosion.

Étant donné que d'autres journalistes envahissaient la place, la présence du reporter du Monde se faisait de plus en plus légitime dans les environs, et il pouvait interroger les secouristes plus librement. Mais il n'apprit rien de nouveau, son article allait être bien maigre et ne se démarquerait pas des autres. Non, Mike devait directement interroger quelqu'un d'important ! Le chef de la police parisienne, des pompiers, ou directement le maire ! Il devait avoir un contenu qui ajouterait une valeur à son article !

Là-bas ! Quelqu'un semblait se dresser et observer le déroulement des opérations de secours ! Anderson s'avança vers lui d'un pas décidé. Il devait avoir son témoignage au plus vite. Mais alors qu'il se rapprochait de lui, Michael sembla reconnaître quelqu'un... Mais oui, c'était bien Lucien, cette vieille branche ! Ça faisait un baille qu'il ne l'avait pas vu ! Il avait appris son retour récent en France, suite à un long reportage en immersion chez des moines tibétains que Mike était impatient de visionner, soit dit en passant. Mais son ami avait l'air anéanti, usé, comme s'il ne croyait pas à ce qu'il voyait. D'un autre côté, ça se comprenait. C'est vrai que la situation était plutôt dramatique. Et puis, allez vivre dans la quiétude des moines tibétains qui lévitent à longueur de journée et revenez à Paris pour y découvrir l'assassinat du Président et l'explosion de la Bastille ! C'est sûr que ça doit vous faire quelque chose !

- Lucien, c'est toi ?

L'homme le dévisagea, d'un air surpris, comme si l'on venait de l'interrompre dans ses pensées (ce qui devait être le cas...).

- Ça fait plaisir de te revoir ! Enfin, pas dans ses conditions-là. C'est dingue ce qui vient de se passer ! T'as quelques infos à ce sujet ? Moi, pas grand chose...

Bishop semblait distrait. Décidément, il n'était pas dans son assiette. À une époque, les deux amis avaient été très proches, mais nul doute que la mort de la femme de Lucien avait affecté ce dernier, qui avait eu tendance à s'enfermer et à s'isoler de ses proches. Impuissant, Mike n'avait rien put faire et il le regrettait amèrement. Désormais, son ami devenait de plus en plus une simple connaissance... Mais le retour de ce dernier à Paris serait l'occasion de ressouder leur ancienne amitié ! Enfin, ce n'était peut-être pas le moment de songer à tout ça. Anderson avait un article à rédiger :

- Si j'étais toi, mon vieux, j'filerais directement chez moi pour me reposer un bon moment. Demande à un gars de chez toi de te remplacer, y a pas de honte à être malade de temps en temps. Et puis, ce ne sont pas les ambulances qui manquent, dans le coin, haha !

Mike avait un sens de l'humour qui n'était pas partagé par tous. Mais il savait que Lucien ne bronchait rarement à ses vannes, mais si celle-ci pouvait être jugée comme malvenue dans un tel contexte.

- Bon, je dois te laisser, le devoir m'appelle, tu sais ce que c'est ! Et j'aimerais quitter cette place infernale au plus vite, avant de recroiser des flics chahuteurs ou des secouristes muets ! J'espère qu'on trouvera une date pour qu'on aille boire un verre tranquillement, un de ces quatre ! Je suis sûr qu'on a plein de choses à se dire, à commencer par ton voyage au Tibet !

Mais, suite à cette dernière tirade, Lucien sembla retourner pleinement à la réalité. Anderson dut expliquer l'un des points qu'il avait abordé :

- Oui, des policiers qui ressemblent plus à des voyous ! Tu sais que je ne suis pas très susceptible, mais ce n'est pas parce qu'on porte un uniforme que l'on doit se croire au dessus des lois ! Enfin, on est au milieu d'une place entourée de centaines de victimes ! Ce n'est pas une raison pour bousculer tous ceux qui sont sur son passage, encore moins quand ce n'est même pas pour aider les blesser ! Ouais, ceux-là sont partis dans la banque là-bas, sans doute pour rassurer les pauvres banquiers effrayés par l'explosion !

Michael s'emportait. Même s'il paraissait détendu depuis son arrivée, il devait être quelque peu en état de choc. Cela expliquait pourquoi son comportement devenait de plus en plus explosif. Enfin, il était content d'avoir revu son ami. Il lui dit :

- Je dois vraiment y aller. Je te recontacte dans la semaine pour qu'on aille boire un coup ! À bientôt et arrête de faire cette tête de dix pieds de long, c'est mauvais pour ton foie, à c'qu'i' paraît !

Anderson s'éloigna de Lucien, mais l'intérêt que son confrère avait révélée pour ces policiers aiguisa à son tour sa propre curiosité. S'il était sur un scoop, alors il avait plutôt intérêt à garder un œil sur lui. De toute façon, Mike avait fait le tour des informations qu'ils pouvait récolter ici. En attendant la prochaine conférence de presse des autorités locales, il trouverait bien moyen de s'occuper en observant les faits et gestes de Bishop.
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Lucien Bishop
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MessageSujet: Re: Neiyo is my Name [ft. Draco, Bishop + Mathis] Mar 31 Déc - 17:45

Depuis l'explosion, plus aucune nouvelle du terroriste inconnu. Il était parvenu à ses fins. C'était un échec cuisant pour Bishop : il s'était fait balader par ce hacker et avait gobé tout ce qu'il lui avait dit. Lucien n'avait pas su prendre l'initiative et il s'était contenté d'écouter les directives dictées par une boîte vocale, pressé par le temps et donc incapable de réfléchir correctement.

Il se tenait désormais assis sur un brancard, à l'intérieur d'une ambulance. Un médecin examinait ses blessures superficielles, reçues lors de sa bagarre dans le métro. Il trouvait cela inutile, une véritable perte de temps. Mais perte de temps par rapport à quoi ? Ça y est, c'était fini ! Bishop avait encore du mal à se mettre cette idée-là en tête. Le fait d'être entouré par des personnes qui lui voulaient du bien, qui étaient là pour s'occuper d'une seule et unique chose : savoir s'il était en bonne santé ou non, tout cela lui paraissait irréel. Lucien avait l'impression de sortir d'un cauchemar. Il profitait de ces quelques instants pour souffler un peu. Cela ne l'empêcha pas de dire d'un ton pressé :

- Plutôt que de vous occuper de moi, vous feriez mieux de voir si vous ne pouvez pas soigner des personnes qui on nettement plus besoin de soins ! Je n'ai rien, je vous dit !

Il ne fallait pas oublier qu'une bombe venait d'exploser, faisant plusieurs centaines de morts. Les premiers chiffres n'étaient pas encore tombés, mais il fallait être stupide pour croire que les dégâts n'étaient que matériels. Lucien se leva mais, alors qu'il allait sortir de l'ambulance, deux hommes en costume vinrent vers lui :

- Bonjour agent Bishop, nous travaillons pour la DCRI et nous aimerions avoir plus de détails sur ce que vous avez fait ce matin et sur l'identité de ce terroriste voulant se faire appeler "N". Vous pouvez nous accorder quelques minutes j'espère ? 

- Bonjour messieurs. Puis-je voir vos badges, s'il-vous-plaît ?

Ce n'était qu'une question de routine que Lucien avait l'habitude de poser lorsqu'un officiel se présentait à lui. Ça ne coûtait rien de vérifier cela et ça permettait d'éviter de très mauvaises surprises. Il n'était pas bien difficile de se faire passer pour quelqu'un d'autre. Bishop était bien placé pour le savoir, ça faisait parti des activités qu'il pratiquait régulièrement. Après avoir vérifié que ces deux hommes travaillaient bien aux renseignements intérieurs, l'espion leur dit :

- Je dois justement faire mon rapport pour la DGSE. Vous en aurez une copie, puisque vous la demandez. Mais je ne doute pas que l'agence sera prête à vous laisser la petite frappe là-bas. Elle a été engagée par ce dénommé « N ». Peut-être sera-t-il plus bavard avec vous qu'avec moi.

L'ancien journaliste avait désigné l'homme qui avait été payé pour l'agresser plus tôt dans la matinée. Lucien salua ensuite les deux hommes et sorti. Il put voir les secours, les médias et l'agitation qui régnait sur la Place de la Bastille, autour des ruines de la Colonne de Juillet. La circulation avait été bloquée aux alentours des lieux de l'attentat, afin de faciliter les manœuvres des secours. Et maintenant, qu'est-ce que Bishop allait bien pouvoir faire ? Il devait effectivement rédiger son rapport, mais il n'avait pas envie de ressasser ces événements. Il manquait de recul. Et puis, il avait l'impression que ce n'était pas fini... Pourquoi pirater le siège de la DGSE si c'est pour faire sauter la Place de la Bastille ? Pourquoi guider Lucien jusqu'à l'Athénée si cela n'avait rien à voir avec cet attentat ? Pourquoi invoquer la mission Embrassade et la mort de Yu, si ce n'était pas lié à ces événements ? Ça ne pouvait pas être de la simple arrogance !

Bishop restait scotché devant le spectacle, ruminant ses pensées. Il n'osait partir, car il avait l'impression qu'en s'éloignant d'ici, il passait devant un détail important... Il repensait aux dernières informations communiquées par la DGSE. Ils n'avaient pas pu arrêter Maître de Lamarques car celui-ci était mort dans l'explosion de sa chambre d'hôtel. Personne à l'agence n'avait réussi à remonter jusqu'à ce N. Les recherches faites sur l'avocat avaient donnés certains résultats, mais Lucien n'en avait pas encore pris connaissance. Il avait demandé à ce qu'un dossier soit déposé sur son bureau, afin d'y jeter un œil. C'était jusqu'à présent sa seule piste pour remonter jusqu'à N, et il n'allait pas lâcher ce terroriste !

- Lucien, c'est toi ?

Décidément, cette journée s'annonçait pleine de surprises ! Bishop ne s'attendait pas à voir son ami ici, mais après réflexion, sa présence était d'une logique évidente. Combien de temps l'espion avait-il passé dans cette ambulance, à panser ses plaies (physiques et morales) ? L'agent secret répondit au salut du journaliste. Mike avait l'air de vouloir s'enfoncer dans une grande conversation afin de célébrer leurs retrouvailles (ça devait au moins faire un an qu'ils ne s'étaient pas vus!), mais Bishop ne voulait pas trop s'attarder. Il n'avait justement pas l'esprit à ça.

- Ça fait plaisir de te revoir ! Enchaîna Anderson. Enfin, pas dans ses conditions-là. C'est dingue ce qui vient de se passer ! T'as quelques infos à ce sujet ? Moi, pas grand chose...

Face à l'expression curieuse qu'affichait son ami, Lucien répondit maladroitement :

- Non, je viens d'arriver. Je n'en sais pas plus que toi.

Puis, suite au regard insistant que Mike posait sur les bleus et petits pansements parsemant son visage, Bishop fut contraint d'ajouter :

- Oh, ça ? Ce n'est rien, je me suis querellé dans un bar l'autre soir !

Cette réponse parut satisfaire Anderson qui donna un ou deux conseils, insistant pour que Bishop se repose. Même si celui-ci était content de retrouver son vieil ami, il appréciait que la conversation touche à sa fin. Mais un détail dans la dernière phrase de Mike intrigua Lucien :

- Des flics chahuteurs, tu dis ? À quoi fais-tu allusion ?

La présence de policiers dans un tel lieu était largement justifiée, mais pourquoi allaient-ils jusqu'à bousculer des badauds ? Certes, ils ne devaient pas apprécier la présence de la presse, mais le terme de "chahuteur"restait tout de même un peu fort ! La réponse du journaliste accentua les soupçons de l'espion. Des policiers au comportement louche qui entraient droit dans une banque, ce n'était pas normal... Lucien salua Anderson et le laissa partir, portant désormais toute son attention sur la Banque de France, située à l'autre extrémité de la place en ruine. D'un pas déterminé, il s'en approcha. Au point où il en était, ça ne coûtait rien d'aller voir ce qui pouvait bien s'y passer.

Deux policiers gardaient la porte. C'était plutôt mauvais signe... Bishop fit mine d'entrer, mais l'un des policiers l'en empêcha, mettant une main en avant et disant d'un ton autoritaire :

- Désolé monsieur. Pour le moment, la Banque de France est fermée. Elle rouvrira ses portes dès lors que l'inspection de sécurité sera achevée.

L'agent secret tenta d'observer à travers les vitres de la porte, mais le policier se plaça face à lui, lui empêchant de voir quoi que ce soit :

- Partez, monsieur. Repassez plus tard, après l'intervention des forces de l'ordre.

Cette fois, le ton avait été plus menaçant. Lucien défia l'homme du regard, puis après quelques secondes, dévia son expression déterminée lorsqu'il pivota sur ses talons. Il s'éloigna nonchalamment de la banque, comme s'il s'avouait vaincu. Mais il n'en était rien. Discrètement, il entreprit de contourner le bâtiment. Il se doutait bien qu'il n'y avait pas d'autres entrées, mais la porte principale était condamnée. Il devait néanmoins trouver un moyen de se débarrasser de ces deux gardes. Ce qui se passait en ce moment même dans cette banque était bien intrigant...

Bishop se retrouvait à devoir entrer par effraction dans une banque ! Il devait faire diversion pour écarter les policiers. Il préférait ne pas les agresser. Abattre deux personnes en uniforme sur une place qui venait être victime d'une attaque terroriste n'était certainement pas la chose à faire.

Une idée germa finalement dans son esprit. Ce n'était pas très subtile, mais ça devrait faire l'affaire. Lucien s'éloigna tranquillement de la place. Il devait trouver des complices, convaincre des personnes de simuler une bagarre juste devant les policiers. Qu'ils le soient vraiment ou non, ils seraient contraint d'agir, abandonnant momentanément la surveillance de la porte. Bishop pourra alors s'infiltrer dans le bâtiment administratif. Mais où trouver des personnes prêtes à se battre vers neuf heures du matin à la Bastille ? Contacter la DGSE était trop risqué : rien ne disait que N n'écoutait plus les conversations de l'agence d'espionnage.

Lucien interpella un passant, dans l'avenue d'à côté. Il montra sa plaque et dit précipitamment :

- Vous voulez aider votre patrie ? Prenez cette arme et suivez-moi. Quand je vous le dirai, tirez trois coups en l'air et courez le plus vite possible.

En disant cela, Bishop avait confié son arme à laquelle il avait retiré le silencieux. Il avait en même temps donné tout ce qu'il avait, c'est-à-dire un billet de cinquante euros. L'homme, plus effrayé que patriote, suivit l'agent secret, déstabilisé. Une fois arrivé sur la place, l'individu parut sous le choc de ce que sa vision lui offrit. Mais Lucien n'avait pas un instant à perdre :

- Dès que j'arriverai au niveau des ruines de la colonne, faites feu, puis courez le plus loin possible. Tenez, voici les clefs de ma voiture... Je l'ai garée près du Champ de Mars... C'est une berline noire aux vitres teintées et mal garée.

Sans donner plus d'explications à l'homme, Bishop prit la direction du centre de la place, contournant largement la Banque de France. Pourvu que le passant coopère sans faire trop de vagues. Les détonations se firent entendre, tout près de la banque. Lucien vit les policiers surpris s'échanger un regard, puis l'un d'eux se précipita vers le lieu où les coups de feu avaient retentis. Le plan ne fonctionnait qu'à moitié.

L'espion marcha rapidement vers l'entrée de la banque. Après avoir monté les quelques marches le séparant du policier, il lui fit signe. Celui-ci le reconnu évidemment. Lucien dit :

- Excusez-moi, Monsieur, mais...

Bishop ne prit pas la peine de finir sa phrase, qu'il ponctua par une droite dans la figure. Il enchaîna quelques coups avant que l'homme ne s'affaisse. Il regarda discrètement vers la place : personne ne fit attention à lui, les gens étaient trop occupés par l'explosion qui avait retenti peu de temps avant, et les très récents coups de feu. L'espion entra dans le bâtiment, après s'être saisi de l'arme du policier.

Le cadavre qui faisait office de paillasson non loin de l'entrée confirma la sombre intuition de Bishop. La banque était bel et bien en train de se faire braquer. Mais peut-être que tout n'était pas encore perdu.

La pièce était plongée dans le noir, seulement éclairée par les rayons de soleil s'insinuant dans les rares fenêtres de la salle. Lucien remarqua rapidement que plusieurs hommes patrouillaient dans la salle. Par chance, il n'avait pas été remarqué ! Il se réfugia rapidement derrière une grande colonne et observa minutieusement le hall. Un (faux) policier gardait une porte au fond de la salle et deux autres hommes arpentaient la pièce de manière hasardeuse. Au dessus d'eux, un majestueux lustre surplombait la salle principale du hall. Si Bishop arrivait à le faire s'effondrer, alors il pourrait mettre deux ennemis hors jeu. Trois coups de feu suffirent à mettre le plan à exécution.

Lucien se réfugia une nouvelle fois derrière sa colonne. Son intervention avait fait du grabuge et le dernier braqueur était sur le qui-vive. Puis, l'intervention de l'agent secret avait put attirer l'attention d'autres complices. L'espion préférait rester isolé, attendant le bon moment pour frapper.

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MessageSujet: Re: Neiyo is my Name [ft. Draco, Bishop + Mathis] Sam 4 Jan - 12:19

N descendit en toute sérénité les escaliers en enlevant sa veste de policier, il se sentait à l'aise dans son costard sans ce misérable accoutrement. Les gardes tenaient fermement leurs armes tandis qu'N vit ses yeux rayonner lorsqu'il arriva à proximité des coffres forts de la Banque de France. Ce qui faisait rêver le terroriste, ce n'était pas l'odeur des billets de banque, mais plutôt les pièces d'or. L'objectif d'N n'était pas de prendre le maximum de pièces d'or possible, mais une seule suffisait. Mais pour faire croire à un simple braquage, l'un des deux hommes accompagnant N avait pris sur lui deux sacs. Les terroristes avançaient jusqu'à l'un des coffres de la banque, puis N sortit de sa veste son portable qu'il brancha au coffre pour le déverrouiller, il allait mettre quelques minutes avant de pouvoir rentrer. 


Pendant ce temps-là, des coups de feu retentirent à la place de la Bastille tout près de la Banque de France. Les forces de police n'attendirent pas un instant avant d'intervenir. La plupart des troupes allaient en courant vers la direction d'où venait le bruit, il avait peut être une chance d'avoir le type qui venait de tirer. Les hommes à l'intérieur de la banque regardaient par la fenêtre le temps d'un instant, ils pouvaient voir un type courant au loin, mais cela n'avait pas d'importance pour eux. Ce ne sont pas des vrais flics après tout, ce n'est qu'une mise en scène. Il ne se doutait pas du plan que l'agent Bishop venait de mettre en place. Les gardes gardant l'entrée sont neutralisés, c'est alors que l'agent de la DGSE rentra et remarqua alors un cadavre ensanglanté à terre. L'agent se cacha alors derrière une grande et magnifique colonne de la Banque de France, pour se cacher des hommes de N en train de patrouiller dans le hall du bâtiment. Il allait devoir faire preuve d'intelligence, mais aussi d'ingéniosité si il veut réussir à vaincre les hommes du terroriste.


Si l'on pourrait dire que chaque étape que l'agent à parcouru jusqu'ici à une signification, quel est le rôle du Maître Lamarques alors dans cette histoire ? La DGSE devait résoudre cette énigme pendant que Lucien poursuit les instructions du mystérieux N. Après de longues recherches, la direction des services secrets français avait enfin une piste. Le Maître Lamarques défendait lors d'une affaire judiciaire certaines entreprises en voulant à un certain Comte Balthazar de Bleuchamp. Malgré l'argent et l'influence du riche Comte de Bleuchamp, Maître Lamarques allait gagner aujourd'hui cette affaire au tribunal, mais avec sa mort tout va changer. Si les entreprises accusant le Comte au tribunal pour des affaires financières auraient gagné, celui-ci aurait perdu énormément de ses bénéfices dans plusieurs affaires à titre économique. Le Comte Balthazar de Bleuchamp reste jusqu'à aujourd'hui l'une des 10 personnes les plus riches au monde. La mort de cet avocat arrangera beaucoup ses affaires, mais cet homme aurait-il un rapport avec ce terroriste N ? Ces informations allaient devoir être transmises à l'agent Bishop, s'il veut reprendre le dossier sur l'attentat de la place de la Bastille. 


L'agent Bishop fit tomber un somptueux lustre suite à trois coups de feu. Les gardes de N ne s'attendaient pas à avoir des ennuis, les deux hommes en dessous du lustre étaient tout de suite neutralisés. Il n'en restait plus qu'un à présent, celui-ci avait été pris par surprise comme les autres, mais il était toujours vivant et prêt à tuer le mec les attaquant. Il se mit alors à l'abri derrière une autre colonne à l'opposé de celle de Lucien. C'est alors que dans la salle des coffre, N termina son piratage puis le coffre-fort s'ouvrit devant eux. Avant d'entrer, N entendit des coups de feux venant du hall, il demanda alors à un de ses hommes de monter voir ce qu'il se passe. Le terroriste pouvait alors rentrer à l'intérieur de l'un des coffres forts de la banque, il y avait pleins de pièces d'or. Il demanda à son homme restant de remplir les deux sacs, N pris une pièce et la regarda pendant quelques secondes avant de la mettre à l'intérieur de sa veste. L'agent Bishop a encore deux hommes qui lui coupent son chemin menant vers ce mystérieux N. 
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MessageSujet: Re: Neiyo is my Name [ft. Draco, Bishop + Mathis] Sam 4 Jan - 18:16

La réaction ne se fit pas attendre. Des coups de feux fusèrent depuis une colonne située à l'autre bout de la pièce, venant se loger derrière l'abri de Lucien. Celui-ci se repositionna, se protégeant derrière sa propre colonne. Il avait donc un genou posé au sol et était dos à son adversaire, faisant alors face à l'entrée. Il voulait compter dans sa tête les balles tirées par le braqueur, mais avec la capacité actuelle des chargeurs et l'ajout d'un silencieux sur l'arme, cela n'était pas très utile. L'espion devait être le plus attentif possible aux bruits de son environnement. Alors qu'il allait riposter, son téléphone vibra. Zut ! L'ancien journaliste glissa sa main à son oreillette-bluetooth, afin de prendre l'appel.

- Bishop.

- Nous avons les informations demandées concernant Lamarques. Je me suis dit que vous voudriez peut-être les avoir dès maintenant.

L'agent secret bondit hors de sa planque et envoya quelques volées en direction de son opposant. Il se réfugia derrière une autre colonne, avançant dans le hall abritant bon nombre de cadavres.

- Allez-y, je suis toute ouïe.

- Euh... Qu'est-ce qu'on entend au fond ? Vous êtes sûre que je ne vous dérange pas ?

Bishop put reconnaître l'étonnement dans la voix de la femme à l'autre bout du fil.

- Ce n'est rien. Juste la sécurité de la Banque de France qui n'est plus ce qu'elle était.

Lucien se leva une nouvelle fois et tira. Il eut l'impression d'avoir fait mouche, mais des tirs provenant d'un autre endroit le forcèrent à encore se réfugier derrière sa colonne. Il en profita pour mettre un autre chargeur dans son pistolet, mais il se souvint qu'il était désormais en possession d'un Sig Sauer SP 2022, incompatible avec les munitions de son Beretta 92, désormais en cavale quelque part dans les rues de la capitale. Pendant ce temps, son interlocutrice lançait :

- … Rassurez-moi, agent Bishop, vous n'êtes pas en train de braquer la Banque de France ? …

- Non, ce n'est pas moi qui m'y colle. Mais si vous n'envoyez pas des renforts immédiatement, vous risquez de trouver des coffres vides quand vous pointerez le bout de votre nez !

- Très bien. Je contacte immédiatement les autorités concernées !

- Attendez ! Les braqueurs se font passer pour des policiers !

- Très bien. Ne quittez pas.

Bishop raccrocha. Les informations sur Lamarques attendront. Mais il était hors de question de poursuivre sa mission avec une musique d'attente dans les oreilles. Déjà que cette conversation ne l'avait pas aidé, révélant à chaque instant sa position à ses adversaires... Car il n'y avait aucun doute : bien que discrets, les tirs provenaient de sources différentes. Lucien comptait au moins deux ennemis, dont un blessé avec une fréquence de tir réduite. Ceux-ci avaient commencé à se coordonner, et l'étau se resserrait autour de la position de l'espion. Il devait trouver rapidement une solution afin de les mettre hors d'état de nuire. Il regrettait de ne pas avoir demandé à Fabrice de lui passer quelques gadgets.

Décidément, c'était vraiment une très mauvaise journée, qui avait très mal commencée ! Lucien commençait à être à court de munitions. Du mieux qu'il put, Bishop essaya de tirer vers lui le cadavre d'un banquier. Faire les poches d'un mort permettraient peut-être de trouver une solution. Mais là encore, l'espion fit chou blanc. Des clés, un badge et un porte-feuille furent ses seules trouvailles. L'agent secret pivota sur lui-même et tira à destination de ses adversaires, afin de rappeler qu'il était toujours en vie. Il ne devait lui rester plus qu'une demi-douzaine de balles. L'ancien journaliste changea radicalement de stratégie. Il se fit le plus petit possible le long de cette colonne, demeurant très discret. Il faisait littéralement le mort, attendant qu'un malfrat se dévoue pour vérifier son état de santé.

Cela finit par se produire, et Lucien entendit quelques bribes de conversation avant qu'un homme (celui qui, visiblement, n'était pas blessé) ne se dirige vers la colonne servant de barricade à l'agent secret. Bishop se concentra du mieux qu'il put et, dès qu'il fut certain que le faux policier était non loin de lui, il se rua sur le braqueur. Sans lui laisser le temps de réagir, il asséna un coup de poing droit sur son visage. Il traîna l'homme au sol, se réfugiant avec lui derrière la colonne, afin de se mettre à l'abri du second tireur. Lucien était à moitié allongé, étranglant maintenant le pauvre homme à l'aide de son bras droit : le creux de son coude était sous le menton du voyou. L'espion serra fort afin de l'immobiliser. Le corps du braqueur gesticulait dans tous les sens. Il tenta de se libérer, agrippant le bras de l'espion, mais la poigne de Bishop demeurait forte. Devenu sourd à son environnement, celui-ci ne faiblissait pas et, maintenant sa position, attendait que le corps las de son adversaire ne cesse de remuer inutilement. L'agent secret resserra un ultime instant son étau autour du cou du brigand et celui-ci, dans un râle, finit par s'immobiliser. Ce vulgaire braqueur avait payé pour toute la rage, la frustration, la déception et le doute que Lucien avait accumulé au cours des dernières heures.

Toujours dans une rage folle, Lucien s'empara de l'arme du bandit, vérifia méthodiquement les munitions, puis se leva et fit feu vers la position supposée de l'autre tireur. Dans un cri de rage, il traversa en marchant la grande salle, ne cessant de tirer. Il se réfugia derrière une autre colonne, vers la moitié de la salle, en profitant pour recharger son arme. Lors de cet assaut, il avait localisé le dernier braqueur et n'allait pas tarder à l'achever à son tour. Il se releva une nouvelle fois et répéta son attaque. Au bout de quelques tirs, il finit par achever l'ennemi, qui s'effondra.

Le silence qui suivait cette scène était étrange, comme un calme après une tempête. Bishop dressa l'oreille mais n'entendit rien, si ce n'est le bruit étouffé des sirènes dans les rues avoisinantes, venant secourir les rescapés de la Place de la Bastille. Ici, au milieu de cette banque habitée de cadavre, seul le silence semblait régner en maître. La colère de Lucien était vite retombée, et celui-ci sursauta lorsque son téléphone vibra une nouvelle fois :

- Agent Bishop ? Nous avons été coupés ! Les renforts arrivent dans six minutes !

Six minutes. Était-ce trop ou pas assez ? Lucien avait du mal à croire que ce braquage n'ait rien à voir avec les événements de la matinée. Ces cambrioleurs avaient connu un timing bien trop parfait pour frapper à ce moment. Et il était d'autant plus étonnant qu'ils se déguisent, tuent tous les employés, pour finalement se faire abattre. Non, il devait y avoir d'autres malfrats présents dans le bâtiment. Ce n'était pas fini.

- Dites leur de boucler toutes les issues, répondit l'agent secret. Pour le moment, ils ont cinq hommes à terre dont deux morts, pour sûr.

Cinq ? Ne devraient-ils pas être six ? Où était passé le second garde de l'entrée ? Bishop n'avait pas de temps à perdre avec lui. Il n'allait pas tarder à revenir, il ne manquait plus qu'à espérer que ce soit après les renforts. Tout en récupérant les munitions sur le cadavre du braqueur, Lucien ajouta :

- Ils ont aussi un fugitif. Je ne connais pas leur effectif total. Je me dirige vers la salle des coffres... pour dresser un bilan.

L'espion raccrocha une nouvelle fois, mit son portable en mode silencieux et rangea son oreillette dans une poche. Il ne voulait pas être dérangé une énième fois. Après avoir vérifié qu'il était prêt, Lucien s'approcha, arme au poing, de l'escalier menant vers les sous-sols de la Banque de France.

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MessageSujet: Re: Neiyo is my Name [ft. Draco, Bishop + Mathis] Dim 12 Jan - 14:34

N entendait les coups de feu venant du hall, espérons que l'intrus soit neutralisé le plus vite et efficacement possible. N envoya un SMS à un de ses contacts par portable, voulant sans doute appeler des renforts ou autres... Il n'avait pas l'air apeuré par l'intervention de ce malotru. Il avait tout ce qu'il voulait avec lui, il ne restait plus qu'à disparaître d'ici dans les moindres délais mission accomplie. Il n'avait pas peur de se faire prendre par la police, les français d'un point de vue administratif sont faciles à berner. Si l'on engage des poursuites judiciaires à son encontre, il sera déjà dehors en liberté en quelques semaines (ou en quelques jours...).  Avec tout les moyens dont dispose ceux pour qui il travaille. Il n'a rien à craindre, et au pire, il garde un as en mains. 


Après que son homme de main ai fini de remplir les deux sacs, N lui fit signe qu'il était temps de partir. N marchait sereinement restant impatient du moment à venir, car il se doutait de qui l'attendait aux pieds des escaliers de la Banque de France. Tout ce petit jeu, pour que ce moment arrive enfin. Bientôt une conclusion marquera cette rencontre mais qui gagnera entre le terroriste N et l'agent Bishop. L'homme de mains de N était lui assez intimidé à l'idée d'avoir des soucis. Il n'aimait pas les imprévus mais faisait confiance à son patron. N avait tout de même un revolver à la main et là l'autre, son téléphone portable. C'est alors que l'instant tant attendu arriva, l'agent Bishop allait finir de descendre prudemment l'escalier quand il vit les deux hommes. L'un en tenue de policier portant deux sacs sur lui et l'autre un jeune homme en costard noir, chemise blanche et une coiffure de jeune. N leva son arme en direction de Bishop et lui fit de même. La situation devenait tendue, extrêmement tendue pour les trois hommes.

- Vous n'êtes donc pas mort dans le métro... Vous êtes assez résistant je l'avoue, agent Bishop. C'est un réel plaisir pour moi de vous voir, je suis franc, mais vous êtes tombé au mauvais moment. J'en conclus donc que mes hommes de mains sont morts. Vous n'êtes pas si mauvais que ça alors... Quelle sera la conclusion de ce jeu agent Bishop ? Vous allez me tuer, moi aussi ? Non... Vous ne le ferez pas car je suis la seule personne ayant des informations sur votre femme et le Cartel H, mais vos supérieurs, comme votre directeur Mathis voudront me voir mort car je sais bien des choses sur la mission Embrassade. Tic-tac, tic-tac, l'heure tourne agent Bishop. Que faire maintenant, je n'ai pas de temps à perdre mais j'aurais une proposition à vous faire. Si vous me laissez partir, je vous enverrais toutes les informations dont je dispose sur ce qui vous intéresse. 


Vos supérieurs vous demanderont pourquoi vous ne m'avez pas arrêté, et vous leurs répondrez que vous étiez obligé de sauver un homme entre la vie et la mort à l'instant même où l'on parle. Cet homme se prénomme Marc-Ange Draco, une saloperie de mafieux. Si vous n'étiez pas intervenu à la Banque, la police l'aurait accusé de ce cambriolage, car j'ai laissé de son ADN un peu partout grâce aux gants que je porte. Comment j'ai fait ? très simple voyons... Il m'a suffit de prélever l'ADN sur un objet comme une valise par exemple. Il se trouve au deuxième bâtiment de la Rue de Charenton, appartement 26. Si vous ne le sauvez pas, il va mourir suite à une explosion mais entre nous ce ne serait pas une grande perte. 


J'espère que vous ferez le bon choix agent Bishop. Vous n'êtes pas stupide, je le sais.... J'avais oublié, mon nom est Neiyo. 


Neiyo posa son arme par terre et attendit une réaction de Bishop suite à son monologue. Le suspense est à son comble ! Que va t-il se passer à présent ? L'agent Bishop fera t-il le bon choix ? Il devra choisir entre laisser partir Neiyo pour en savoir plus sur le Cartel H (pour des raisons personnelles), ou encore le tuer ou l'arrêter... C'est à lui de prendre une décision maintenant qui mettra fin à ce petit jeu.

[Bonne chance pour la suite Bishop Wink]
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MessageSujet: Re: Neiyo is my Name [ft. Draco, Bishop + Mathis] Dim 12 Jan - 17:40

Chaque pas de plus était un pas qui le rapprochait de son destin. Dans l'obscurité, Lucien Bishop s'enfonçait de plus en plus dans les profondeurs du sous-sol de la Banque de France. Il descendait lentement, pas à pas, ses bras tendus tenant fermement son pistolet. L'agent secret était attentif au moindre son, au moindre mouvement. C'est en bas qu'il finit par le voir. Par les voir. Un homme, un autre faux flic, portait deux sacs de sports, sûrement remplis de billets. À ses côtés, son complice était étonnement jeune. Ce ne pouvait être ce N ! Mais, après les salutations d'usage (celles qui consistent à menacer l'autre en pointant vers lui son revolver) , celui-ci ouvrit la bouche et Lucien put reconnaître cette voix qu'il avait tant entendue dans la matinée.

Pour le terroriste, tout cela n'était qu'un jeu. Une partie d'échecs. Et le duel était sur le point de se terminer. Il ne restait plus beaucoup de pièces sur l'échiquier et, en un coup (de feu), le "Bishop" avait l'occasion de menacer directement son adversaire. Mais justement, N n'était-il qu'une pièce dans un mécanisme bien plus grand, ou était-il justement l'ennemi que Lucien affrontait ? Et inversement, l'adversaire face à l'espion était-il réellement N, le cerveau qui avait manigancé tout ce plan machiavélique, ou un simple avatar ?

Neiyo, car tel était son nom, ressassait encore des histoires sur le Cartel H, la mort de Yu et la mission "Embrassade". C'était sans aucun doute les trois points faibles de Bishop et, celui-ci ignorait comment, il avait réussi à les cerner à la perfection. Mais cela n'avait plus d'importance maintenant. Lucien tenant en joue cette crapule, et en un tir il pouvait s'en débarrasser. Et puis, l'agent secret n'accordait aucun crédit aux propos du jeune homme. Rien ne disait qu'il ne bluffait pas. Lucien n'avait aucune garantie qu'il récupérerait les informations évoquées concernant ce que serait susceptible de savoir le terroriste.

La suite de la déclaration de N, à propos de Draco, rappelait étrangement le discours qu'il avait tenu concernant Maître de Lamarques. Ce mafieux devait également avoir un lien avec le terroriste. Et, encore une fois, il était peu probable que Bishop intervienne à temps.

Afin d'ajouter de la prestance à ses parole, Neiyo avait posé son arme, devant les yeux surpris de son homme de main. Mais il conservait toujours son téléphone, et Lucien avait pu constater qu'entre les doigts du jeune homme, un téléphone était bien plus dangereux qu'une arme à feu. L'espion ne savait pas vraiment combien de temps s'était écoulé, mais les renforts devraient arriver d'ici trois ou quatre minutes... Face à n'importe qui, il se serait dit que la situation était bien en main, mais concernant N, il avait un très mauvais pressentiment...


Bishop avait très peu de temps devant lui, en effet. C'est pourquoi il ne prit pas la peine de répondre à Neiyo. Trois coups de feu retentirent, mais tous ne furent pas tirés par l'agent français. La première balle sortit de son Sig Sauer SP 2022 et alla se ficher dans l'un des genoux du hacker. L'autre, destinée à se loger dans l'homologue de l'autre jambe (c'est-à-dire la rotule gauche), passa à quelques centimètres de la cible. La dernière balle, quant à elle, rata son propre objectif mais parvint toutefois à faire mouche. Lucien se précipita loin des deux hommes, le poignet droit sur son épaule gauche, dans le but de calmer l'hémorragie. Ce n'était pas très efficace, mais il devait fuir.

Il aurait bien voulu régler son compte au faux policier, mais il n'avait guère de temps. Si N disait vrai, ce qui était loin d'être certain, l'agent secret devait secourir une énième victime des agissements du terroriste. Remontant les marches quatre à quatre, il se précipita vers l'unique issue connue, la porte principale. Il était blessé, mais cela importait peu pour le moment. Trop concentré sur son but, il faisait de son mieux pour ignorer la douleur. L'adrénaline le poussait à agir très rapidement. Il devait quitter la banque avant l'arrivée des renforts, de peur d'être ralenti. Sinon, il n'aurait aucun espoir de sauver Draco.

Lucien se précipita au dehors et traversa la place. La Rue de Charenton partait depuis la place de la Bastille. Il pouvait donc se permettre de faire le chemin à pieds. En ce qui concernait Neiyo, l'espion espérait que cette balle dans le genou le ralentirait considérablement (voire l'obligerait à se déplacer en fauteuil roulant pour le restant de sa vie ! ) Ainsi, emmené par la DGSE, ils pourraient bien en tirer quelque chose. L'homme avait l'air très coriace, mais il n'avait encore jamais fait face à un Lucien très en colère. Ce qu'il venait de vivre n'était qu'un échantillon. Bishop parviendra à bout d'un interrogatoire face à N. Dans l'hypothèse où il prendrait la fuite, ce qui était peu vraisemblable (si jamais les renforts étaient à l'heure, ils devraient arriver avant que le terroriste n'ait pu fuir) , alors ce serait un échec pour Bishop. Le hacker aurait réussi son coup, mais Lucien aurait conservé son intégrité professionnelle. Il n'était pas certain d'y gagner au change...

De grands yeux s'ouvraient sur le visage des passants croisant le chemin de l'agent secret, alors qu'il traversait une nouvelle fois la place en ruine. Les gens le regardaient, éberlués, une arme à la main et se tenant l'épaule en sang. Les choses commençaient à être confuses dans l'esprit de l'espion et légèrement floues. Des policiers voulurent faire obstacle à la progression de l'ancien journaliste. Celui-ci cru pendant un instant que c'étaient des alliés de N, mais il se trompait.

- Agent gouvernemental, fit-il en exhibant tant bien que mal sa plaque, après avoir rangé son arme. Suivez-moi !

Il venait encore de perdre du temps inutilement. Mais il était au moins escorté par trois gardiens de la paix. Son bras gauche ballant le long de son corps, le sang tâchant de plus en plus ses vêtement, Lucien en avait cure. Il devait à tous prix sauver ce mafieux ! Peut-être pourrait-il lui donner plus d'informations sur ce mystérieux N et sa véritable nature. Derrière lui, Lucien entendit le bruit, étrangement lointain, des renforts qui arrivaient enfin. Neiyo allait bientôt être arrêté. Pourvu que ce soit vraiment le cas...

Le groupe arriva au pied du deuxième immeuble qui occupait la rue de Charenton.

- L'appartement numéro vingt-six ! fit Bishop, d'une voix rauque.

Son cœur battait la chamade. Lucien était pressé et devait faire au plus vite ! Péniblement, il monta les escaliers, à la suite des policiers.

- Attendez ! Cria-t-il. Vérifiez que la porte n'est pas piégée par un mécanisme.

Comment faire ? Il ne savait pas. Mais l'un des trois policiers trouverait bien un moyen. Épuisé, l'espion s'assit contre le mur, face à la porte sur laquelle deux pièces en fer formaient le numéro "26".

- Vous êtes sûr que ça va ? Demanda l'un des agents de police, inquiet.

- Ouvrez cette p***** de porte ! Il y a un homme en danger !

Assis, soudain épuisé, se tenant l'épaule avec sa main pleine de sang, Lucien observa scrupuleusement l'un des hommes ouvrir la porte. Pourvu que Draco y soit, et en un seul morceau.

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MessageSujet: Re: Neiyo is my Name [ft. Draco, Bishop + Mathis] Dim 16 Fév - 14:01

Neiyo avait échoué son duel intellectuel avec l'agent Bishop, mais quel était le rôle, l'importance que Lucien avait dans tous ce plan. Sans cet agent secret le plan se serait déroulé comme prévu et JAMAIS Lucien n'aurait pu vaincre N. Neiyo était a terre, son homme de main parti, il avait pris peur et ne tenait qu'à une chose. Survivre. Concernant notre hacker, le voilà en très mauvaise posture. Impossible pour lui de s'enfuir du bâtiment qui allait être encerclé par les forces spéciales de la DGSE ! Il poussait des gémissements de douleurs, et tenait bien fermement son téléphone portable. Lucien aurait du accepter le marché de Neiyo, et celui voudra d'autant plus se venger ! Pendant que le terroriste du SPECTRE essaie de trouver la force pour activer la détonation de la bombe à l'appartement où se trouve le mafieux, à l'extérieur de la Banque de France l'un des hommes de N toujours opérationnel venait de voir sortir l'agent Bishop de la Banque. Celui-ci s'était absenté durant quelques minutes, cela avait suffit à Bishop pour mettre à terre le cerveau de l'opération de la place de la Bastille. L'homme de main anxieux et apeuré rentra dans la Banque et descendu les escaliers principaux...

Il tomba alors sur son employeur se trouvant en bien mauvaise posture. Neiyo ne pouvait louper l'opportunité qui s'offre à lui. Fuir serait une erreur car les autorités seront là d'un minute à l'autre, il fallait que son dernier homme de main accomplisse la fin de cette mission à sa place. N sortit une pièce d'or de sa veste, l'ultime solution pour éviter un échec total de la mission. Car N savait très bien que le SPECTRE ne tolère aucun échec et il connait les conséquences qui condamne à jamais celui qui à le malheur d'échouer dans sa mission. Neiyo donna alors à son homme de main la pièce, il savait que son dernier homme n'allait pas le trahir car le n°1 veillera à l'élimination de tous ceux qui on était vaincu dans cette opération. L'homme peureux comme jamais partit en courant vers la sortie. Terroriste a terre déclencha l'explosion des bombes comme derniers coup de poing à Bishop, en espérant qu'il meurt.

 Une fois éloigné de la Banque, loin du danger... c'est alors qu'une luxueuse voiture de course noire s'avança à quelques mètres. L'une des fenêtres arrière s'ouvrit, l'homme ne sut que faire. Il entendit alors une voix grave lui parler " Entrez jeune homme, vous avez quelque chose pour moi il me semblerait. " L'homme de Neiyo ne prit pas le temps de réfléchir et rentra aussitôt qu'on lui demanda. Cela l'arrangeait pour être franc... Il s'assit alors à côté d'un vieil homme aux yeux bleus, pratiquement chauve, avec encore quelques cheveux blancs sur le crâne. L'individu mystérieux ne prit pas la peine de regarder l'homme de N et resta de face. Caressant son chat blanc sur ses genoux. Puis prit la parole :
- Avez-vous ce que je voulais ?
- Heu... Je... Oui, monsieur. Il lui montra alors la pièce d'or de Neiyo
- Bien... Neiyo a donc accompli sa mission. 
- Mais... On lui a tiré dessus.
- Je sais. Sachez que j'ai toujours une longueur d'avance sur tous le monde dans ce bas monde. Il tourna alors sa tête vers le misérable homme de N puis reprit. L'information, elle domine le monde et encore plus que l'argent. Celui qui détient l'information en premier, est toujours celui qui en tire le plus de bénéfice. Gardez ça en mémoire petit...
- Mais... Qu'allez vous faire pour... Neiyo
- Rien. L'ambassade Sud-Coréenne fera ce qui faut pour qu'il regagne son pays natal. L'importance est que nous avons ce que nous voulons.
- Et ce type... Qui a eu Neiyo... Que va t-on lui faire ?
- Rien. L'agent secret Lucien Bishop de la DGSE nous cause encore des problèmes. La première fois fut en Australie en embarrassant monsieur Vinheiro, et maintenant ici par la faute de Neiyo. Il voulait s'amuser, le voilà puni...




[Je conclus ce RP me concernant, on verra pour la suite avec Mathis je pense Wink Merci d'avoir participé à ce rp, c'était super cool !]
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MessageSujet: Re: Neiyo is my Name [ft. Draco, Bishop + Mathis] Sam 8 Mar - 18:15

Marc-Ange qui était seul dans l'appartement 26 de la Rue de Charenton entendit un bruit qui perça le silence qui régnait dans la pièce. Ce bruit venait de la cage d'escalier. Marc-Ange éssaya de se retourner sur sa chaise alors qu'il était ligoté.

Le bruit devenait de plus en plus fort jusqu'à ce qu'il arrive devant le porte de l'appartement. A ce moment le cœur du mafieux s'arrêta de batte, il pensait que c'était ce N qui revenait pour porter son coup de grâce.

Mais la porte semblait avoir du mal à s'ouvrir et des personnes parlaient de façon stressé. La porte après de longue minutes d'attente s'ouvrit laissant apparaitre des policiers et laissant aussi apparaitre un large sourire sur le visage de l'otage. Les policiers s'empressèrent de libérer Marc-Ange de sa chaise et de le faire sortir.

En sortant de l'appartement de nombreuses personnes qui habitaient l'immeuble se ruaient vers la sortie mais pourquoi ? La réponse fut arriver quand le parrain sortit de l'immeuble on "clic" retentit et une bombe explosa et détruisit l'immeuble pour se retrouva en ruine. Puis soudain un homme sortit de derrière les gravats se dirigea vers Marc-Ange et l'accosta.
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Neiyo is my Name [ft. Draco, Bishop + Mathis]

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