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Un passé trop présent...

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Andrea Dole/Cobra
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MessageSujet: Un passé trop présent... Sam 25 Mai - 17:53



Piotr Korn
"Shark"


Samedi 18 Mai
20H30
Acropole d'Athènes
Athènes, Grèce

Le soleil commençait à décliner sous l'horizon, éclairant de façon magique la ville d'Athènes, capitale hellénique et berceau de la civilisation. Peu de gens pouvaient se lasser de ce spectacle. Piotr Korn non plus. Il aimait admirer la beauté de ce paysage du haut de l'Acropole, célèbre colline rocheuse au centre de la ville, sur laquelle furent construits de nombreux temples grecs lors de l'Antiquité, tels que le Parthénon. Et chaque jour, il craignait un peu que ce soit la dernière fois.... Car oui, il pensait mourir. Pas se suicider, mais mourir de la main d'un homme ou d'une femme, envoyé par la mère patrie, la Russie, pour empêcher certaines informations de ressurgir...
Ah, quels idiots ces Russes. Cela faisait 22 ans que l'Union Soviétique avait éclaté: s'il avait voulu divulguer des renseignements aux américains, au britanniques ou aux français, Korn l'aurait déjà fait. Non, il n'avait que faire de ces renseignements. Son but était tout autre. Se venger. Se venger parce qu'il avait été trahi. Trahi par ses amis, par sa patrie...
D'ailleurs, sa patrie était-elle vraiment la Fédération de Russie? Il avait souvent été fier de servir l'Union Soviétique, le Communisme et le marxisme, l'égalité du peuple et l'anti-américanisme... Il s'entendait beaucoup avec Cobra, son patron, là-dessus. Lui aussi détestait les États-Unis. Shark ne savait pas pourquoi, et personne ne le savait, que ce soit dans COBRA ou à la CIA. Ce que Piotr savait sur son patron, c'est que lui aussi avait été trahi... À moins qu'il n'ait trahi... Cela non plus personne ne le savait.
En tout les cas, il lui permettait de se venger du SVR et du FSB. Lui, Piotr Korn, connu sous le surnom de Shark, avait été trahi par ce en quoi il croyait le plus. Et il devait se venger. Car les trahisons ne s'oublient pas, ne se pardonnent pas, et ne meurent jamais. Tels étaient les mots de Cobra, l'homme à qui il devait la vie...

Mais maintenant, en plus de cela, il se sentait trahi par l'organisation elle-même... En effet, Falcon avait découvert que le SVR avait retrouvé sa trace. Cobra ne voyait pas le problème, et pensait pouvoir contrer la menace russe, mais Eagle préférait éloigner Piotr de l'organisation, le temps de s'organiser. Piotr décida de partir à Athènes, et, même s'il savait se défendre tout seul, fut accompagné par Viper, sur ordre de Cobra lui-même.
Tss, Shark n'avait pas confiance en Eagle: cet allemand semblait avoir une influence assez grande sur Cobra, et sur COBRA. Certes, il l'avait en partie fondée, et ses capacités d'analyse, couplées à ses grandes connaissances et à sa puissance de calcul, lui permettait d'influencer les décisions de l'organisation... Mais ce n'était pas pour COBRA que Shark s'inquiétait, mais pour Cobra: le patron était un homme intelligent, engagé et déterminé. Le chef de la Section Meurtres&Enlèvements ne souhaitait pas qu'il soit manipulé par un homme comme Eagle, capitaliste et allemand... Tout ce que le russe n'aimait pas.

Enfin bref. Shark était donc sur l'Acropole, et s'apprêtait à repartit, lorsque son téléphone sonna. Il s'immobilisa, et décrocha pour répondre.


Dernière édition par Andrea Dole/Cobra le Sam 14 Sep - 15:15, édité 1 fois
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Ivan Makarov
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MessageSujet: Re: Un passé trop présent... Mer 29 Mai - 11:58

Travailler dans l'entourage d'Hauzen avait été véritablement dangereux pour l'agent Makarov. Il avait pris l'identité de Dimitri Nemerov pour réussir cette mission des plus dangereuses et neutraliser pour de bon l'Armée des Oubliés.
Makarov était quelque-part en Roumanie quand il reçut un ordre émanant de Moscou et lui ordonnant de retrouver un ancien ennemi à Athènes. Le SVR traquait sans relâche ceux qui avaient trahi selon eux. En réalité, on apportait des retouches au tableau de la Fédération de Russie en faisant disparaître les éléments gênants, les reliques de la Guerre froide.

Avec sa fausse carte de journaliste au nom de Nemerov, Makarov n'eut aucun mal à rendre sa couverture crédible en Grèce. La situation du pays était grave à cause de la crise économique mais l'Acropole et les ruines de la Grèce Antique semblaient tenir le coup malgré tout ça. En passant à proximité de l'Acropole, Makarov ne put s'empêcher de penser au destin d'un homme comme Socrate qui choisit la mort plutôt que s'exiler.
Le jeune homme blond flânait sur l'Acropole où le soleil se couchait. Il remarqua qu'il y avait quelques personnes qui traînaient dans le coin à cette heure. Quelques touristes, des couples observant le coucher du soleil et l'homme que l'agent cherchait.

Makarov relut le numéro de téléphone griffonné sur un morceau de papier. Il prit son téléphone portable et composa le numéro en observant l'homme qui s'arrêta pour répondre au téléphone à quelques mètres de lui.

- Bonsoir camarade. 10 novembre 1989, ça vous évoque quelque-chose ?

La première phrase était une réelle boutade mais aussi un bon moyen de jauger la cible. Il était temps de passer aux choses sérieuses...

- Le général Gogol vous salue camarade.

Makarov se prépara en gardant le téléphone prêt à être remis en poche pour dégainer son arme de poing, un Glock 17 récupéré dans le groupe qu'il infiltrait. Il attendait quelle serait la réaction de sa cible avant de passer à l'attaque...
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Andrea Dole/Cobra
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MessageSujet: Re: Un passé trop présent... Jeu 8 Aoû - 20:10

- Bonsoir camarade. 10 novembre 1989, ça vous évoque quelque-chose ?

La phrase frappa Korn comme un éclair. Des souvenirs, qu'il pensait oubliés à jamais, revenaient d'un coup: des images véhiculées par les médias ces deux dernières décennies, montrant le Mur de Berlin, la muraille du monde qu'était le sien, tomber, se briser et s'écrouler sous la liesse populaire berlinoise... L'Allemagne se réunit, et l'Union Soviétique reste là, paralysée, presque stoïque... Il manquait cependant le courage à l'Union... Il se rappelait de ce qu'il faisait ce jour là... Son fils était né quelques jours auparavant, et il découvrait sa maison pour la première fois... Son fils qui avait disparu avec sa femme dès 1991, pour fuir le SVR et le FSD... Son fils qu'il n'avait presque jamais vu. La trahison de la Russie l'avait séparé de son enfant, et il ne savait pas où il se trouvait actuellement.
Et là, cet homme téléphonait et lui relancer ça à la figure, en un russe parfait, avec une pointe d'ironie presque sadique: le genre de phrases assassines de son chef, Cobra.

- Le général Gogol vous salue camarade.
- Gogol? Un collaborateur et un traître. Tout comme Pushkin...

Korn tenait la conversation mais il était inquiet... Très inquiet. Il n'était pas de ceux qui accueillent la mort avec sérénité. Et cet homme ne semblait pas l’appeler pour avoir juste une discussion. Il savait qu'il était tout près, qu'il était sûrement armé et qu'il savait éliminer quelqu'un... Un peu comme lui à la belle époque, comme il l'appelait, les années 70-80... En plus jeune, par contre: une nouvelle patrie, avec du sang neuf.
Il se sentait en danger. Et à son âge, face à un jeunot, il ne pourrait pas se défendre comme il le faisait avant. Une personne pouvait le sauver. Une seule... Il baissa donc sa main droite, qui ne tenait pas le téléphone, pour atteindre la poche de son manteau... Il ne la fit pas entrer à l'intérieur, mais seulement longer la poche, pour presser un petit bouton cachée au fond de celle ci mais activable de "l'extérieur", 3 fois, à intervalle régulier. Il lui rester à prier que le seul renfort qui pourrait venir arriverait à temps ou pas... Il lui fallait donc gagner du temps en discutant avec l'agent.
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MessageSujet: Re: Un passé trop présent... Ven 9 Aoû - 12:23

- Gogol? Un collaborateur et un traître. Tout comme Pushkin...

La réponse ne s'était pas fait attendre. Makarov observait sa cible avec curiosité et prenait le temps d'étudier chaque angle d'attaque avec précision. Il y avait quelques personnes non loin de la donc il fallait éviter de se montrer trop vite. Un policier grec près d'un pilier, faites qu'il se casse de la pensa Makarov.

- Vous n'êtes pas sans savoir que la nouvelle aile du FSB portera le nom du camarade Pushkin alors.

Il avait lâché ça sur un ton narquois suffisant pour jouer avec la patience de Korn. L'ordre au sujet de Piotr Korn était mort ou vif. Makarov aimerait ne pas avoir à le tuer mais si ce monsieur ne se rend pas, il n'aura sûrement pas le choix.

- Nous ne sommes plus à la même époque et ce qu'il se passe en moment, c'est juste quelques retouches pour la prochaine photo de famille si vous voyez ce que je veux dire.

Makarov passait entre les piliers de la place essayant de ne pas arriver dans le champs de vision de sa cible. Il pouvait fuir mais Makarov était assez endurant en espérant que l'autre ne le ferait pas courir trop longtemps.
Le seul truc qui pourrait faire merder l'opération était la présence du flic mais le flic se déplaçait et faisait sûrement sa ronde donc il n'aurait sûrement pas le temps de s'occuper de Makarov.

- Vous avez roulé votre bosse on dirait. Vous faisiez quoi pendant tout ce temps ?

La conversation déconcentrait l'ennemi et occupait sa pensée. Ivan savait que ça pouvait marcher dans une certaine mesure.
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MessageSujet: Re: Un passé trop présent... Dim 18 Aoû - 19:42

- Vous n'êtes pas sans savoir que la nouvelle aile du FSB portera le nom du camarade Pushkin alors.

Cet homme commençait à taper sur les nerfs de Korn... Un jeune gamin qui lui téléphone, le nargue, et bien sûr, a de grandes chances de le tuer. De quoi être stressé.
Cependant, Shark avait l'habitude du danger. Même si d'habitude, il était à l'autre bout du fil. Quoi qu'il en soit, il allait falloir vivre, ou survivre... Dans une situation pareille, la vie ne tient qu'à un fil, dans un sens propre et figuré. Si l'on coupe le fil, si quelqu'un raccroche, alors le doux équilibre entre le chasseur et la proie, la pseudo-confiance entre l'agent et la cible s'écroule. Tout s'écroule, et alors c'est Quitte ou Double.
D'où le logique choix de Korn, qu'était celui de continuer à discuter, et même, pourquoi pas, de convaincre l'agent Russe. Après tout, COBRA a toujours besoin de recruter.

- Tss... Ce sont les vainqueurs qui écrivent l'histoire, c'est ça? Moi je connais la vérité. Moi je n'ai pas trahi, jamais. Pushkin, en vérité, est un traître. Gogol l'était moins. Mais il l'était. Mais ils ont gagné, du moins, pour l'instant... 


En effet, Korn avait la certitude que COBRA l'aiderait à accomplir son rêve: faire revivre l'Union Soviétique... Cela paraissait fou, mais l'objectif principal de COBRA restait de renverser les services de renseignements, de détruire l'ultra-capitalisme et le "super-pouvoir" des superpuissances, qu'elles soient des nations, des entreprises ou des groupements...
Oui, COBRA était une organisation d'idéaliste, c'est vrai. Mais la plupart de ses membres combattait pour une cause, et cette cause serait toujours nobles pour eux. Un monde meilleur. Une foi presque impossible à briser. Des homme impossibles à convaincre: on les laisse faire ou on les tue.
Voilà le danger que représentait COBRA, caché de tous, même inconnu des services de renseignements... Enfin, ils n'avaient pas conscience de ce fait.

- Nous ne sommes plus à la même époque et ce qu'il se passe en moment, c'est juste quelques retouches pour la prochaine photo de famille si vous voyez ce que je veux dire.

- Vous n'avez qu'à apprendre à cadrer vos photos, ou à les recadrer: c'est incroyable ce que l'on peut faire avec Photoshop de nos jours... Le FSB devrait pouvoir acheter un exemplaire, non? À moins que vous ne soyez du SVR?
- Vous avez roulé votre bosse on dirait. Vous faisiez quoi pendant tout ce temps ?
- Oh, des choses très intéressantes. Je n'ai pas trahi, si c'est ce que vous voulez savoir... Mais reprenons... FSB ou SVR?





???
"Viper"


Samedi 18 Mai
20H35
Melia Athens
Athènes, Grèce


À ce moment précis, Viper se demandait ce qu'elle faisait ici: elle était couchée sur le dos, en train de se faire masser par un homme musclé et bronzé, en train de maudire intérieurement Cobra, le chef de l'organisation... Pourquoi l'avait-elle envoyé elle, la meilleure tueuse de l'Organisation, pour protéger ce pauvre Korn? Et quelle idée pour ce stupide russe que d'aller en Grèce pour fuir les services secrets russes... Le Lesotho, le Botswana ou le Chili aurait été de bien meilleurs choix!
Certes, l'idée de vivre dans un chic hôtel athénien, le Melia Athens, pendant un certain temps était séduisante: masseurs, piscines, saunas, bons restaurants, vu sur l'Acropole... Mais elle ne se sentait pas à sa place: bien entendu, COBRA n'avait pas des centaines d'hommes sous ses ordres, mais ce foutu Helvèto-Italien  qui lui servait de patron aurait pu envoyer quelqu'un d'autre... En plus, elle détestait tout ce qui était antique, et même ce qui datait d'avant les années 60/70... Cela allait de l Pyramide de Khéops à l'Empire State Building, en passant par la Tour Eiffel, le Colisée et la Grande Muraille de Chine.

Mais au milieu de ses pensées, son téléphone sonna... Et la sonnerie fit un sacré choc: Fratelli d'Italia, l'hymne italien. Cette sonnerie signifiait que le portable avait reçu un SMS du "mécanisme" d'alerte de Korn... Autrement dit, le vieux russe était en danger, et elle devait voler à son secours... Dit comme ça, cela semblait bizarre.

Elle se rhabilla donc le plus rapidement possible, offrit un appréciable pourboire au masseur, et se rua dans sa chambre... Deux armes lui suffirait: son Sniper, un VSS Sintorez, discret et efficace, mais pas assez puissant ni précis pour atteindre une cible située sur l'Acropole, à presque 2km du bâtiment.
Et ensuite, un Beretta 96, chargé avec 11 munitions de calibre .40 Smith&Wesson. Autrement dit, assez d'énergie cinétique pour stopper n'importe quel individu qui viendrait à courir dans sa direction. Le tout caché dans un sac à dos pour le VSS et un gilet en cuir pour le Beretta.
Le comte de fées 2.0 allait commencer: la jeune Américaine déserteuse partait au secours du vieil agent soviétique, nostalgique de la grandeur Soviétique...

En pensant à ça, elle compris que le choix de son patron était en fait un choix purement ironique... Ce qui la mettait encore plus sur les nerfs... Ce qui lui permettrait de tuer encore plus rapidement et facilement, s'il le fallait.
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MessageSujet: Re: Un passé trop présent... Lun 19 Aoû - 11:01

Une ombre, c'est ce qu'il devait devenir pour réussir dans ce job. Cela représentait des années d'entraînement et d'un cuirassement de l'esprit intense. Quand on vous laisse crever de faim et de soif tant que l'objectif n'est pas atteint, votre motivation à atteindre cet objectif est à son maximum. Si tu n'apprends pas, tu meurs. Les méthodes du SVR n'étaient pas bien différentes de celles du KGB quand Makarov a commencé son entraînement, les cicatrices de la chute d'un ancien monde étaient encore fraîches. 

- Vous n'avez qu'à apprendre à cadrer vos photos, ou à les recadrer: c'est incroyable ce que l'on peut faire avec Photoshop de nos jours... Le FSB devrait pouvoir acheter un exemplaire, non? À moins que vous ne soyez du SVR?


Ce type avait fait mouche. Malgré tout ce temps, il fallait reconnaître que le FSB se risquerait pas à envoyer un agent à l'étranger pour mener une arrestation comme celle-la. Enfin le mot " arrestation " ne voulait plus dire grand-chose quand la cible était recherchée mort ou vif. 


- Oh, des choses très intéressantes. Je n'ai pas trahi, si c'est ce que vous voulez savoir... Mais reprenons... FSB ou SVR?


- SVR, je ne sais pas qui vous avez fâché à l'administration mais ça a suffi pour qu'on vous envoie un agent avec ordre de vous arrêter mort ou vif. Un conseil : soit vous vous rendez gentiment et je ne vous ferais aucun mal soit je serais obligé de vous blesser voire vous tuer.


Ce jeu allait se finir dans peu de temps. Makarov glissa le téléphone dans sa poche et le relia par des écouteurs et il marcha tranquillement au grand air à quelques mètres de Korn. Il faisait mine d'aller observer la vue en parlant le moins possible mais en écoutant ce que Korn dirait grâce à son oreillette. Il avait son arme dans sa veste, un Glock 17. S'il ne se rendait pas, la situation deviendrait périlleuse sur un lieu aussi touristique d'Athènes.

Le crocodile tourne autour de sa proie en attendant qu'elle trempe ses babines dans l'eau. Quand sera l'heure fatidique ?
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MessageSujet: Re: Un passé trop présent... Lun 19 Aoû - 16:35



Piotr Korn
"Shark"

- SVR, je ne sais pas qui vous avez fâché à l'administration mais ça a suffi pour qu'on vous envoie un agent avec ordre de vous arrêter mort ou vif. Un conseil : soit vous vous rendez gentiment et je ne vous ferais aucun mal soit je serais obligé de vous blesser voire vous tuer.

Korn sentit alors que le doux équilibre qui s'était établi allai se rompre d'un moment à l'autre. Ce n'était pas bon, mais alors pas bon du tout pour lui...
Ce jeune agent venait de lui révéler pourquoi il était là. Il n'avait plus rien à perdre, ou plutôt, il avait une très grande confiance en soi... Voire une trop grande confiance en soi.
Ainsi étaient les ordres: mort ou vif. Le SVR ne valait pas forcément mieux que le KGB. Korn comprenait son patron un peu plus maintenant... Les services de renseignements, les espions et agents, se croyaient tout permis. La mort n'était pour ces gens qu'une solution parmi tant d'autres... "Ceux qui choisissent les destins"...
Tout cela lui redonnait confiance: son boulot avait servi à quelque chose. Et il ne devait pas s'arrêter là. Surtout pas. Il fallait vivre, et continuer. Et pour l'instant, le fil de la vie de Shark était celui qui le reliait à ce jeune argent du SVR... Il fallait essayer de gagner du temps! Viper était une professionnelle, mais elle ne pouvait pas aller plus vite que la lumière non plus! Si la situation devait dégénérer, il faudrait qu'elle soit là. Tout rentrerai alors dans l'ordre.
De toute façon, il était à l'extrémité de la colline, là où on ne pouvait pas descendre... Mais pas trop près de la bordure non plus... Il n'y avait qu'un policier de ce coté là: la majorité était vers l'entrée....

 - Vous me tueriez au beau milieu de l'Acropole? Alors qu'il y a 6 policiers sur la colline, même s'ils sont de l'autre coté?  Vous seriez fou. Vous savez qui je suis, vous savez que je ne suis pas assez important pour ça. Maintenant que j'y pense, je ne sais rien de vous... Pourrais-je au moins connaître votre nom? C'est la moindre des choses si je dois mourir dans les prochaines minutes...

Korn avait la ferme attention de ne pas mourir, mais il ne voulait pas non plus que ce jeune homme y passe. Il avait tort quand il disait qu'il ne savait rien de lui: la discussion qu'ils avaient eu juste là avait permis à Korn de comprendre certaines choses sur l'agent du SVR: il avait le bon profil pour COBRA... Eagle avait vivement conseillé à tout les membres de chercher à recruter avant de tuer, si le recrutement était possible.
Or, ce jeune homme n'était pas un mauvais gars: "soit vous vous rendez gentiment et je ne vous ferais aucun mal soit je serais obligé de vous blesser voire vous tuer."
On utilisait rarement le mot gentiment dans le métier, et même s'il était utilisé dans un sens, disons, "sarcastique", il n'en restait pas moins révélateur que ce type n'était pas un agent russe parfait... Le mieux était le "je serais obligé": il parlait à un des meilleurs agents de l'ex-KGB, à un professionnel. "Je serais obligé de vous blesser" pouvait aller pour les criminels classiques, les preneurs d'otages, les mi-complices, mi-abusés (comme les scientifiques ou les gardiens), mais avec un professionnel, on parlait autrement.
Cet homme, quel que soit son nom, pouvait se faire recruter... Il fallait donc le capturer vivant, et avertir le plus vite Eagle ou Cobra.





???
"Viper"

Viper roulait à toute vitesse sur sa Moto jusqu'à l'Acropole, son sac de guitare sur le dos et son gilet en cuir fermé, pour que le Beretta reste en place. Elle avait des écouteurs aux oreilles, et écoutait la conversation qu'avait Korn avec un jeune agent Russe... Très utile les téléphones mis sur écoute: elle entendait toute la conversation, et Korn le savait. Heureusement, elle comprenait parfaitement cette langue, ce qui lui permettait d'analyser clairement la situation...  Bon, Korn semblait vouloir discuter un certain temps avec l'agent. Cela ressemblait à une tentative de recrutement. Pas étonnant. Elle allait donc devoir faire attention. Heureusement, elle avait toujours un petits pistolets à fléchettes anesthésiantes et un porte-clefs/tazer sur elle... On est jamais trop sûre de rien.

Elle venait enfin d'arriver à l'Acropole. Il lui fallait encore monter, mais ça ne prendrait pas beaucoup de temps.
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Ivan Makarov
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MessageSujet: Re: Un passé trop présent... Mar 20 Aoû - 18:53

Makarov pouvait le tuer à tout moment mais il ne pensait pas agir directement, ce serait suicidaire en effet.

- Vous me tueriez au beau milieu de l'Acropole? Alors qu'il y a 6 policiers sur la colline, même s'ils sont de l'autre coté?  Vous seriez fou. Vous savez qui je suis, vous savez que je ne suis pas assez important pour ça. Maintenant que j'y pense, je ne sais rien de vous... Pourrais-je au moins connaître votre nom? C'est la moindre des choses si je dois mourir dans les prochaines minutes...


Makarov ne tenait pas le téléphone mais son cerveau fit le calcul très vite. Makarov avait une idée en tête et il voulait savoir si l'ancien pouvait suivre ce genre de techniques de communication vu que la ligne n'était pas totalement sûre.

- J'espère que vous êtes à la hauteur de votre réputation camarade. 9.22.1.14 et 13.1.11.1.18.15.22. Vous avez tout bien retenu camarade ?

Il laissa planer un silence et alors qu'il avait dit ça, il avait fait mine de sortir un appareil photo et photographier la vue sur Athènes. Il rangea l'appareil et marcha comme si de rien n'était, il passa à un peu plus d'un mètre de Piotr toujours les écouteurs dans les oreilles et comme il n'avait pas appuyé sur le bouton du micro pour répondre, il pouvait se permettre de fredonner du Bruce Springsteen comme beaucoup de jeunes américains qui venaient en vacances dans le coin. Il se dirigea vers une rambarde d'où il observait la hauteur qui séparait le Parthénon de la route en bas. Et s'il le précipitait dans le vide ? On pourrait toujours penser à un accident et Gogol pourrait toujours trouver un moyen de le tirer d'affaire.

- C'est haut ici vous ne trouvez pas ? Un accident est si vite arrivé et les policiers me font pas très peur si on peut leur faire croire à une mauvaise chute. 

Sans s'en rendre compte, Makarov avait indiqué qu'il était la où on pouvait observer la hauteur du Parthénon. C'est à dire sûrement près des rambardes. Même s'il y avait plusieurs personnes, Makarov était celui qui avait plus le profil d'un espion et il venait de commettre une bourde.
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MessageSujet: Re: Un passé trop présent... Jeu 22 Aoû - 20:57



Piotr Korn
"Shark"

- J'espère que vous êtes à la hauteur de votre réputation camarade. 9.22.1.14 et 13.1.11.1.18.15.22. Vous avez tout bien retenu camarade ?

Korn compris tout de suite ce que voulait dire l'agent russe. Une technique loin d'être originale, que l'on pouvait trouver dans n'importe quelle bouquin pour enfants sur les codes secrets, même au fin fond de la Namibie. On remplace une lettre par le nombre qui lui correspondait dans l'alphabet: 1=A, 2+B...etc. Shark tenta de calculer, pour trouver le nom de l'agent, mais n'y arriva pas. ou plutôt, les conclusions qui s'offraient à lui ne voulaient rien dire du tout... Il n'entendit donc pas ledit agent fredonner derrière lui. La provocation n'avait pas marché. Au bout d'un moment, Korn trouva le nom, en faisant quelque chose de simple, mais à laquelle il n'aurait jamais pensée. En effet, ils étaient entre Russes. L'alphabet utilisé devait donc être logiquement l'alphabet cyrillique. Mais cela n'était pas le cas. Il avait utilisé l'alphabet latin. Cet homme, dont il connaissait maintenant le nom, était loin d'être un agent russe parfait. 

- C'est haut ici vous ne trouvez pas ? Un accident est si vite arrivé et les policiers me font pas très peur si on peut leur faire croire à une mauvaise chute.

Korn se figea sur place... L'idée de chuter de plusieurs dizaines de mètres ne l'enchantait pas, mais alors pas du tout. Il avait toujours voulu ne jamais mourir de cette façon. Mais il venait aussi de découvrir l'emplacement du jeune Makarov, tel était son nom... Le jeune homme avait fait une bourde, un très grosse erreur, bien plus qu'il n'aurait pu le penser. Il fallait absolument le distraire et regagner un peu de sa confiance avant qu'il ne s'en rende compte... Korn trouva l'idée sur le coup: utiliser les points communs, et son expérience:

- Makajhov? À moins que ce ne soit Makarov... oui, Ivan Makarov. Je ne sais pas si c'est votre accent ou le fait que vous parlez "jeune", mais vous prononcer les "18" un peu lentement... Comme les sibériens. Vous avez déjà rencontré un Sibérien? Ce sont des gens fantastiques.

En disant cela, Shark s'était tourné vers l'autre coté de l'Acropole, et aperçue enfin celle qu'il attendait: Viper était arrivée. Elle savait tout, son téléphone étant sur écoute. D'un léger coup d'oeil elle aperçu Makarov (le seul homme avec des écouteurs vers les rambardes), toujours tourné vers l'extérieur et s'avança d'un pas rapide mais discret vers lui.





???
"Viper"

Viper était enfin arrivée, et se trouvait maintenant dans le dos de Makarov. Elle sortit son porte-clefs tazer et le mis dans le dos de l'agent. Sa forme évoquait celle d'un silencieux de pistolet au toucher... Elle ne l'activa pas, le retira mais le laissa à quelques centimètres de makarov, pour pouvoir l'immobiliser en cas de problème. Si elle continuait à le toucher, il connaitrait l'emplacement de sa main et pourrait se défendre, s'il était chanceux.

- Salut mon beau. J'te déconseille de bouger ou de te retourner. Si tu joues au malin, c'est toi qui va faire une chute, OK?

Elle ne lui laissa de toute façon pas le temps de répondre. De son gilet, il sortit une petite seringue avec sa main droite, et la planta dans le bas du dos de Makarov, sous son T-Shirt. L'effet était presque immédiat: en une dizaine de secondes, il serait faible et béat... Pour faire plus simple, il ressemblerait à un alcoolique ou à un drogué. Il tenta bien sûr de résister, mais une fois les dix premières secondes achevées, il ne pouvait plus rien faire. Korn vint l'aider à le ramasser, puis l'aida à marcher. Il ne pouvait plus faire de larges gestes, ni faire sortir de sa bouche des sons autre que de grossiers grognements ou plaintes, ni même marcher sans s'écrouler. Korn le soutenait, sous les yeux ébahis des touristes (qui n'avaient bien sûr pas vu la seringue)... En passant devant les policiers à la sortie, Korn cria en russe à Viper:

- Svetlana, je t'avais prévenu! Arrête de fréquenter les hommes qui boient trop! Regarde ce qui lui arrive! Je ne veux pas de gendre comme ça!

Petite couverture tout à fait crédible. Svetlana n'était bien sûr pas le nom de Viper, puisque Korn ne le connaissait pas. Le père, la fille et le gendre alcoolique se rendirent donc jusqu'à la voiture de Shark, où Viper administra un puissant somnifère à Makarov, qui fut placé dans le Coffre. Elle prit sa moto et se dirigea vers le Melias pour payer la chambre et annuler, pendant que Korn s'occupait de faire sortir l'agent du pays. Il alluma la radio sur la route, à la fois pour écouter de la musique et pour brouiller le signal d'un quelconque système de localisation (malgré qu'il ait éteint son portable et celui de Makarov). Brouilleur, somnifères, simulateur d'alcoolisme: technologie Made in COBRA.  Korn n'avait pas à s'inquiétér: Makarov dormirait pendant une dizaine d'heures, et ne manquerait pas d'oxygène. Tout allait bien: il avait évité la mort et capturé un agent russe apte au recrutement. Sa vengeance n'avait jamais semblée être aussi proche.

Spoiler:
 
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Ivan Makarov
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MessageSujet: Re: Un passé trop présent... Sam 24 Aoû - 7:46

Le jeu en valait-il vraiment la chandelle ? Makarov se l'était toujours demandé mais ce n'était pas la première mission de ce genre qu'on lui donnait. Il espérait juste que ce Korn se rendrait plutôt que jouer aux cons comme la plupart. C'est fou ce que ce métier pouvait donner à certains l'envie de jouer aux héros, aux cow-boys et aux indiens.

- Makajhov? À moins que ce ne soit Makarov... oui, Ivan Makarov. Je ne sais pas si c'est votre accent ou le fait que vous parlez "jeune", mais vous prononcer les "18" un peu lentement... Comme les sibériens. Vous avez déjà rencontré un Sibérien? Ce sont des gens fantastiques. 


Makarov ne put s'empêcher de sourire devant la soudaine légèreté dans le discours de Korn. Celui qui disait que l'humour est la politesse du désespoir devait dire vrai. Makarov s'apprêta à répondre.


- Ils sont un peu froids au premier abord mais une fois la vodka servie, ce n'est plus la même histoire.

Derrière lui...
Merde, il n'avait pas bien couvert ses arrières et avait révélé sa position à l'ennemi. Il tenta de se débattre en sentant une seringue dans le bas de son dos ainsi qu'une voix féminine. Il sentait ses muscles s'engourdir et sa vision devenir trouble. Il essaya de dégainer son arme hors de sa veste mais elle tomba au sol dans un claquement sourd.
Merde...
Il était en train d'espérer que Gogol l'avait fait suivre et qu'ils retrouveraient sa piste mais tout se mélangeait. Dans son sommeil hypnotique, il revit le minois de cette anglaise qu'il avait rencontré en Sibérie et de ces jeunes femmes qui lui avaient fait goûter aux plaisirs de l'Orient. L'une d'elles s'appelait Ai Wu s'il se souvenait bien...
Pourquoi avait-il maintenant l'impression que le monde lui échappait...
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MessageSujet: Re: Un passé trop présent... Dim 8 Sep - 19:09

Le montage sur le RP:

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MessageSujet: Re: Un passé trop présent...

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Un passé trop présent...

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